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Comment sortir de l’emprise du destin et de la fatalité ?

homme triste
© De Mivolchan19 - Shutterstock
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Un grand nombre de chrétiens sans s’en rendre compte se trouvent pris sous le joug du destin et de la fatalité. Ils pourraient retrouver leur liberté en vivant selon leur vocation. Encore faut-il le vouloir vraiment…

Jésus invite ceux qui veulent être ses disciples à prendre sur eux son joug. De nos jours, pour les habitants des grandes villes, qui ne voient des vaches qu’au salon de l’Agriculture, cette image ne veut plus rien dire. Petit rappel : le joug c’est ce qui aide à tirer des charges lourdes avec plus de facilité et sans se blesser. Tout homme porte un joug sur lui. La plupart porte le joug du « Prince de ce monde », joug que l’on se met sur le dos quand on se tourne vers les idoles que sont la gloriole, la vanité, l’Argent, le pouvoir. Ce joug est dur et le fardeau est lourd. De plus, ce joug maintient les hommes sous la loi du destin, la loi de cause à effet, la loi de la fatalité. La finalité de cette fatalité : le malheur !

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Or Jésus, ne nous propose pas de marcher sans joug, il nous propose de prendre le sien car son joug est doux et son fardeau léger (Mt 11, 30). Il ne nous dit pas qu’il n’y a pas de fardeau mais que le sien est léger. Il nous invite à marcher avec ce joug sur le chemin de notre vocation de baptisés afin de parvenir à l’union avec le Père et la vie dans la Trinité Sainte. La destination de cette vocation : le bonheur ! Nous avons tous constaté que certains jours, les choses sont lourdes à porter. Le poids vient souvent de notre attitude intérieure. Lorsque nous perdons espoir, on a l’impression que le ciel s’obscurcit et alors, un gramme pèse une tonne ! On le voit quand on marche en montagne et que la douleur musculaire occupe tout l’espace et nous fait perdre de vue le but : l’ivresse des sommets.

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On peut se demander pourquoi tant de chrétiens avancent aussi péniblement ? Non pas comme on pourrait le croire à cause de grandes souffrances ; mais à cause du fait qu’ils portent deux jougs  : celui du monde et celui du Christ. Ils ont oublié d’enlever le joug du monde en prenant le joug du Christ, ou bien ils se sont fait refiler un vieux joug des familles qu’ils portent en même temps que celui du Christ. Ils ne comprennent pas pourquoi c’est si lourd alors que Jésus a dit que c’était léger ! Jésus est venu nous sauver et rendre la liberté aux opprimés. C’est ce qu’il annonce à la synagogue de Nazareth dans son discours inaugural (Lc 4, 18).

Que veut dire rendre libre les opprimés  ?

C’est nous dégager du joug, de l’emprise du destin et de la fatalité. La plupart des être humains sont sous l’emprise de leur passé personnel (traumatismes divers et variés, blessures, conflits… la liste peut être longue) ; esclaves de l’état dans lequel ils sont. La manœuvre du Prince de ce monde pour maintenir prisonnier ceux qui sont appelés à la liberté, est d’utiliser les mécanismes psychologiques qui vont leur faire rechercher le ou les coupables qui les ont mis dans une telle situation. On trouve pêle-mêle : père, mère, frère, sœur, éducateur et autres boucs émissaires qui les ont traumatisés. Fort de ce constat, on leur annonce qu’ils ont toutes les chances de reproduire ce qu’ils ont subi. C’est ce qui était dit à Tim Guénard et qu’il relate dans Plus fort que la haine. « Un chat ne fait pas des chiens… Tu as été battu, tu battras ». C’est monstrueux d’enfermement !

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Aujourd’hui, l’enfermement est à double tour, car une abominable théorie, vous fait croire que si vous n’allez pas bien, si les situations douloureuses que vous vivez se reproduisent sans cesse au fil du temps, c’est que vous êtes « victimes » du passé de vos ancêtres, de votre « constellation familiale »et l’on vous plonge alors sans que vous vous en doutiez dans un obscurantisme médiumnique comme méthode thérapeutique, faussant complètement votre axe de vie et vous enfermant encore plus profondément dans la loi du destin et de la fatalité. Malheureusement, beaucoup de chrétiens, appelés à la voie de la liberté, se font mettre le grappin dessus, lorsque, traversant une période de mal-être dans leur vie, ils entendent parler de cette théorie et s’y aventurent pensant y trouver la solution.

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Jésus nous dit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière, n’est pas fait pour le Royaume de Dieu » (Lc 9, 62). Regarder en arrière, c’est se retrouver figé comme la femme de Loth, transformée en statue de sel — nous sommes le sel de la terre (Mt 5, 13) — ; c’est rester sous la loi du destin et de la fatalité. Regarder en arrière, c’est accorder plus d’importance à ce qui nous retient, qu’au but auquel nous sommes appelés. Regarder en arrière, c’est rester centré ou se recentrer sur soi alors que par le baptême notre vie n’est plus centrée sur nous-mêmes mais sur le Christ qui nous sauve (2 Co 5, 15).

Porter notre charge pour aller de l’avant

Prendre le joug du Christ va nous aider à porter notre charge pour aller de l’avant. Quelle est la nature de cette charge ? C’est tout ce qui compose notre vie : nos dons, nos richesses, nos potentiels mais aussi notre atavisme, nos « tares » qu’elles soient génétiques, intellectuelles, morales… C’est tout ce matériau de vie charnelle qu’il va falloir transformer par l’action de la grâce et de l’Esprit saint. Ce poids n’est plus alors un obstacle, mais bien le matériau de base que nous sommes appelés à transformer en y apportant lumière et vie car, ce qui compte, c’est notre vocation à assumer pour transformer. Nul besoin de chercher un coupable, l’éternel autre, le bouc émissaire, dont la découverte nous soulagerait du poids de ce que nous sommes. Non ! En prenant le joug du Christ, ce fardeau devient léger car nous comprenons et voyons dans l’Esprit ce qu’il faut en faire et le but qui est le nôtre, l’union à Dieu dans l’amour de charité.

Alors pourra se réaliser ce que dit saint Paul : « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rm 8, 28). Enfin libres, nous ne serons plus sous les griffes du destin et de la fatalité, mais dans la main bienveillante de Dieu, répondant ainsi à notre vocation de fils de Dieu.

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