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De vives réactions après l’amendement « parent 1 » et « parent 2 »

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L’amendement adopté par l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi « sur l’école de la confiance » qui consacre l’homoparentalité dans les formulaires scolaires afin de porter les mentions « parent 1 et parent 2 » et non plus « père et mère » fait vivement réagir depuis ce mardi.

« Déshumanisant » pour certains, une « très bonne chose » pour d’autres. Le 12 février, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture un amendement selon lequel les formulaires scolaires devront désormais porter les mentions « parent 1 et parent 2 » et non plus « père et mère », dans le cadre du projet de loi « École de la confiance ». Cette adoption fait grand bruit, causant la réaction de nombreuses personnes, aussi bien des associations de parents d’élèves que des personnalités de la classe politique ou de la Conférence des évêques de France.

De « l’absurdie » au « totalitarisme »

Si Rodrigo Arenas, co-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), se félicite de ce vote, Ludovine de La Rochère, présidente de la Manif pour tous, soulignait sur RTL ce mercredi que « aucun enfant n’a de parent 1 ou de parent 2, ça n’existe pas ». Dénonçant un « déni de réalité père-mère », elle s’insurgeait devant un « pays de l’absurdie ».

Philippe Gosselin, député LR de la Manche, a quant à lui dénoncé « une forme de pensée unique, formatée, idéologique », allant même jusqu’à s’indigner d’une « autre forme de totalitarisme ». Pour Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée (Pays-de-la-Loire), « cette hiérarchie entre parent 1 et parent 2 est odieusement discriminatoire ». Moqueur, il ajoute : « Je propose “parent A” et “parent A’” ». Quand pour Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, « il y a des choses plus importantes dans la vie » que cette mention, manière de botter en touche alors même que pendant la discussion de cet amendement, le gouvernement et la commission se sont prononcés contre.

Tugdual Derville, directeur d’Alliance Vita, a appelé à la désobéissance civile. « Nous inviterons, le moment venu, les parents à refuser de s’inscrire dans des cases qui prétendent effacer leur identité dans l’indifférenciation sexuelle », a-t-il expliqué dans un communiqué. , lançant dans un tweet que « la révolte gronde déjà ».

Du côté de la Conférence des évêques de France, la réaction est inhabituellement très offensive sur le sujet. Mgr Bruno Feillet, président du Conseil Famille et Société de la CEF, regrette « une tentative au Parlement qui, au prétexte d’unifier les démarches administratives, déconstruit la réalité familiale. […] Loin d’être « arriérée » ou « dépassée » cette pratique de mettre « père » et « mère » permet à chacun d’entre nous de se repérer dans les générations qui se succèdent. L’école, en particulier, se doit de participer à cette perception profondément structurante ». Il dénonce une « aseptisation administrative de la vie familiale » qui, selon lui, « représente le énième avatar de la théorie du genre », avant d’en appeler au « bon sens ».