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La déclaration d’amour de Tim Guénard

© Paul de Dinechin / ALETEIA
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De passage à Rome pour témoigner de sa vie cabossée et de son amour pour le "Big Boss" — Dieu — Tim Guénard s′est rendu au Vatican. Selon lui, le Pape, avec sa grande délicatesse, est un exemple à suivre pour tous les catholiques.

Aleteia : Quelle est la raison de votre venue à Rome ?
Tim Guenard : J′ai répondu à l′appel d′une télévision pour parler du 4e commandement : tu honoreras ton père et ta mère. J′ai aussi donné une conférence dans une paroisse romaine. On en a profité pour faire un détour par le Vatican car, en tant que chrétien de l′Église de Rome, j′en suis un grand amoureux. C′est impossible de venir ici sans remercier pour ce premier lieu chrétien, fondation de notre foi.

Pourquoi êtes-vous attaché au Pape ?
J′aimais profondément Jean Paul II, Benoît XVI et puis maintenant le pape François. Ça fait du bien d′entendre ce qu′il dit et de le voir. J′ai notamment été touché de le voir se baisser, à son âge, pour parler aux personnes assises. Et de voir sa fécondité de haut de ses 82 ans. L′Église agit à l′inverse de la société : la société te met à la poubelle — à la retraite — quand tu as plus de 65 ans. L′Église fait tout l′inverse : elle élit un pape à l′âge de la retraite. Et quand tu vois la fécondité de nos papes à leur âge, c′est pas du faux : c′est un exemple à suivre.

Qu′est ce qui vous touche le plus chez le pape François depuis le début de son pontificat ?
C′est qu′il est à l′image de Jésus. Il nous rappelle à quel point le Big Boss nous aime et lui en est le messager. Il met ses pas dans ceux du Christ. Il est délicat, parle de douceur, d′aller vers les autres, de compassion, de charité. Il n′a pas peur de la miséricorde non plus. Bref, tous les dons que notre Église nous propose depuis plus de 2.000 ans.

Vous qui avez-pu assister à l′audience générale, qu′avez-vous pensé de la catéchèse du Pape ?
Il nous a parlé de la prière du Notre Père : c′était très beau. Cette catéchèse était d′une très grande force car même si tu n′es pas très futé, elle parlait à ton cœur. Le Pape nous a rappelé qu′il n′était pas question de « je » dans cette prière mais de « nous », c′est-à-dire « ensemble ». Ce sont de magnifiques petits détails concrets. Ça n′a rien d′intello, mais Jésus non plus ne l′était pas quand il parlait en paraboles. Les pêcheurs, comme l′était saint Pierre, n′avaient pas été à l′université ni fait de CAP. Ils comprenaient pourtant Jésus. Voilà ce que j′aime chez le pape François : même si on n′est pas forcément intelligent, il nous parle de manière à nous rendre intelligents.

Au cours de l′audience, il a aussi demandé de prier pour ceux qui ne cherchent pas Dieu et d′avoir de la compassion pour eux…
Il a raison : c′est beau, c′est vrai. C′est ce que je dis toujours aux gens qui affirment ne pas avoir la foi : si vous avez l′amour, vous avez la foi car vous rendez la Parole de Dieu vivante. « Ce que vous avez fait aux plus petits, c′est à moi que vous l′avez fait » (Mt 25, 40). Il y a des gens qui prient et qui oublient d′aimer : ce sont des grimaces pour le Bon Dieu. Nous, les croyants, on peut froisser la parole de Dieu et c′est parfois dur de la relire derrière nous. Quand les gens me disent qu′ils ne prient pas, je leur réponds que ce n′est pas grave, que je les aime, et que mon rôle c′est de prier à leur place. C′est ce qu′on appelle porter une assistance spirituelle.

Avez-vous eu l′occasion de saluer le Pape après l′audience ?
Oui, c′est un beau cadeau d′avoir eu cette chance de le rencontrer. Il nous a demandé de beaucoup prier pour lui car il en avait besoin. Il nous a dit avec simplicité que c′était très dur. Nous, on lui a dit qu′on l′aimait. Le Saint-Père, c′est quand même un Everest dans le monde chrétien.

Vous êtes aussi allé voir l′éphémère pape Jean Paul Ier en 1978. Quel souvenir en avez-vous gardé ?
Son sourire et son côté accessible. Dès que j′ai appris l′élection de ce nouveau pape, je suis venu à Rome en autostop. Et quand je suis arrivé, sans le faire exprès, je suis tombé sur lui. Moi, j′étais proche des mendiants de Sainte-Marie-Majeur. Un jour, les carabiniers, paniqués, cherchaient le Pape partout, on croyait qu′il s′était évadé. Il s′était sauvé du Vatican et était allé à Sainte-Marie-Majeur pour confesser, en commençant par les pauvres. D′un seul coup, les gens ont réalisé que c′était le Pape qui confessait.

D′autres pontifes vous ont-ils touchés ?
L′un des tous premiers pape de l′existence de la papauté, par exemple, saint Calixte Ier. Il a été esclave avant de devenir chef de l′Église. C′est surtout le premier pape à avoir parlé de la miséricorde, bien avant Jean Paul II. Ce pape m′a fait du bien car c′est un vrai pécheur. C′est beau de penser qu′il vient de la famille des tordus, comme moi, et qu′il a connu toutes les conditions de l′homme, mais il a aussi vécu la conversion. Il est devenu comme saint Paul : un apôtre de feu.

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