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Lorsque l’infertilité fait place à la fécondité

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Bertrand et Gaëlle Lionel-Marie lors de la première soirée de l’Université de la vie organisée par Alliance Vita, le 14 janvier 2019.

Mathilde de Robien - Publié le 10/02/19

Bertrand et Gaëlle Lionel-Marie, mariés depuis 23 ans, traversent la douloureuse épreuve de l’infertilité. Néanmoins, ils témoignent, à travers leurs paroles et leurs engagements, de l’extraordinaire fécondité de leur couple. Tous deux avocats, responsables nationaux du secteur bioéthique des Associations Familiales Catholiques (AFC), accompagnateurs de couples en espérance d’enfants à la paroisse sainte Colette (Paris XIX) et engagés dans plusieurs services pastoraux à Notre-Dame-de-Lorette (Paris IX), ils confient à Aleteia leur vision de la vie. Lumineuse.

Aleteia : Vous avez fait le choix, il y a quelques années, de ne pas avoir recours à la PMA. Quelle en était la principale raison ?

Bertrand Lionel-Marie : Que ce soit l’insémination artificielle ou la fécondation in vitro, dans les deux cas, mais à des degrés différents, il y a une dépossession du couple. L’enfant devient le résultat d’une technique médicale, l’implication de tiers est très présente. Donc, pour nous, ne pas avoir eu recours à la PMA, c’est l’expression d’une liberté finalement. Et c’est aussi consentir à accueillir l’imprévu, à accepter notre situation.

Gaëlle Lionel-Marie : Au-delà de ce que dit l’Église à propos de la PMA, il y a une vraie réalité, celle d’une intrusion, difficile à vivre et pas anodine, de la technique dans l’intimité du couple. Et même au travers d’un parcours de NaproTechnologie, qui s’est révélé intéressant puisque c’est à ce moment-là qu’on m’a détecté, et soigné, une endométriose, le suivi médical, très professionnel, est contraignant, voire pesant par moments.


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Vous faites l’expérience que le bonheur ne dépend pas de l’enfant qu’on espère, mais de soi-même. Quels conseils donnez-vous pour y arriver ?

Gaëlle : Cela demande d’abord un décentrage de soi. Il faut arrêter de se regarder le nombril, arrêter de se comparer, et ouvrir les yeux : s’engager auprès des plus pauvres, des plus démunis. Et là, on apprend à rendre grâce pour les cadeaux que la vie nous faits : une bonne santé, un conjoint aimant, un travail… Et puis nous avons la chance d’être chrétiens. Et quand on a Dieu, on a tout. Saint François d’Assise disait : « Dieu est et cela suffit ». Je me rappelle d’un homme au pèlerinage des couples en espérance d’enfants à Poligny, dans le Jura, qui rendait grâce pour la vie éternelle. Il disait : « Si Dieu nous donne un enfant, c’est super, mais sinon, nous avons la vie éternelle, nous sommes sauvés, et c’est là l’essentiel ». Il avait raison.

Vous témoignez tous les deux d’avoir découvert une autre forme de fécondité. Quelle est-elle exactement ?

Bertrand : À travers ce vide, ce manque, cette souffrance que l’on ne peut nier, il y a, oui, une autre fécondité. Nous sommes de fait disponibles, prêts à accueillir et à écouter, nous essayons d’être attentifs aux personnes qui souffrent à travers d’autres épreuves. Vivre une épreuve permet de rejoindre l’autre dans sa propre épreuve. On s’entraide à porter nos croix, et en s’aidant les uns les autres, on devient les uns pour les autres facteurs de joie et de consolation.


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Gaëlle : Nous nous sommes engagés au sein des AFC dans le secteur de la bioéthique. Notre vécu et nos choix nous rendent plutôt légitimes pour œuvrer et témoigner dans ce domaine. Et après avoir bénéficié de la mission particulière de la paroisse sainte Colette, consistant à accompagner les couples en espérance d’enfant, nous avons été sollicités à notre tour pour accueillir les couples. Et nous nous sommes investis au sein de notre paroisse, dans la préparation des enfants à la première communion, dans la préparation au mariage, et dans quelques autres services.

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