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Journée mondiale de prière et de réflexion sur la traite des êtres humains : de la prière à l′action

Prostituée, traite humaine, esclave
© Shutterstock - Dmitri Ma
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L′Église catholique célèbre ce 8 février la mémoire de sainte Joséphine Bakhita, cette ancienne esclave originaire du Soudan devenue par la suite religieuse chez les Filles de la charité de Véronne en Italie. C′est aussi le jour qu′a choisi le pape François, il y a quatre ans, pour instituer une Journée mondiale de prière dédiée à la traite des êtres humains.

Le Vatican est très fortement impliqué dans la lutte contre le trafic humain. Depuis le début de son pontificat, le pape François n′a jamais caché sa préoccupation face à ce fléau qui touche des millions de personnes. Mais pour le pontife, explique le père Frédéric Fornos, directeur international du Réseau mondial de prière du Pape, au cours d′une conférence de presse au Vatican le 7 février, ce ne sont pas les chiffres qui comptent mais plutôt « les noms, les visages, les histoires concrètes ».

Le 20 janvier dernier, lors de la prière de l′Angélus qu′il avait ainsi prononcée sur la place Saint-Pierre, le successeur de Pierre affichait une fois de plus un air sombre en pensant à des naufragés ayant péri en mer Méditerranée, victimes selon lui de « trafiquants d’êtres humains ». L′évêque de Rome avait alors marqué un temps de silence puis avait invité à prier pour eux mais aussi « pour tous ceux qui ont la responsabilité » de leur mort.

L’esclavage n’est pas d’une autre époque

Ces responsables ne sont pas si loin de nous… Dans la vidéo présentant l′intention de prière du Pape pour le mois de février, le pontife argentin a justement insisté avec force sur ce point-là. « Bien que nous tentions de l’ignorer, l’esclavage n’est pas quelque chose d’une autre époque », explique-t-il. Puis, il va encore plus loin : « Face à cette réalité tragique, personne ne peut se laver les mains sans être, d’une certaine manière, complice de ce crime contre l’humanité ».

Quelques jours avant cette phrase choc, le Saint-Siège avait publié un document présentant des « orientations pastorales » pour lutter contre la traite des êtres humains, par l′intermédiaire du Dicastère pour le service du développement humain intégral. Les victimes travaillent dans des secteurs très différents, de la prostitution au secteur de la pêche, en passant par les trafics de drogues ou d′organe.

« Pourquoi cette dépravation persiste au XXIe siècle ?, s′interroge le père Michael Czerny, l′un des responsable du dicastère investi. Une simple question de profit, répond-il. Mais également le côté « caché et invisible » de ce fléau, alimenté par la corruption omniprésente.

La voix du Vatican ne se cantonne pas à des slogans. Elle produit des effets concrets, estime de son côté le père Bruno Cicrei, expert en matière de traite des êtres humains dans le domaine maritime. On voit des résultats grâce à cet inlassable engagement.

Sur le terrain, les ONG liées à l′Église se sentent encouragées et entraînées. Plus encore, la parole du Pape résonne même dans des organisations internationales, souligne l′expert, comme à la FAO, l′organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Les nouvelles Joséphine Bakhita

Pour la sœur Gabriella Bottanni, du réseau international de la vie consacrée contre la traite des personnes Talitha Kum, l′histoire de celle que le pape Jean Paul II a canonisé en 2000, Joséphine Bakhita, se retrouve dans bien d′autres drames actuels de la violence de l′esclavage. Notamment dans l′histoire de Maria, explique-t-elle par exemple, cette jeune femme sud-américaine, que la religieuse a récemment rencontrée.

Sœur Gabriella a tout d′abord été frappée par les membres complètement « raidis par la violence ». Son corps reflète en effet toute la violence que la jeune fille de 17 ans, vendue pour l′exploitation sexuelle, a subie ces dernières années. Mais les yeux de Maria brillaient d′une lumière particulière, rapporte encore la religieuse. Une « lumière d′espérance » visible dans les regards des personnes accompagnées par les religieuses.

Cette jeune Maria, comme la grande Joséphine Bakhita, sont toutes les deux passées par un « chemin de réconciliation et de libération » de l′esclavage. C′est en côtoyant des religieuses que Joséphine Bakhita a pu rencontrer le Christ et être finalement baptisée à l′âge de 21 ans.

Ce 8 février, date anniversaire de la sainte esclave, est donc un jour très important pour Talitha Kum, souligne la sœur Gabriella Bottanni. Il marque entre autre la célébration du 10e anniversaire de la fondation de ce réseau de formation et d’accompagnement qui travaille dans 77 pays à travers le monde à de la prévention à l′accueil des victimes de la traite.

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