Aleteia logoAleteia logoAleteia
Vendredi 09 décembre |
Sainte Léocadie
Aleteia logo
Au quotidien
separateurCreated with Sketch.

L’enseignement libre recrute, une occasion de reconversion pro ?

TEACHER AND STUDENTS

By sebra | Shutterstock

Mathilde de Robien - publié le 02/02/19

A Paris comme en province, en raison des départs en retraite, des besoins de remplacement et de l’augmentation du nombre d’élèves dans l’enseignement catholique, les directions diocésaines recrutent leurs futurs professeurs. Et chose étonnante : elles se tournent pour cela vers les parents d’élèves, et suscitent ainsi de nombreuses reconversions professionnelles.

« 60% de notre recrutement sont des reconversions professionnelles », confie à Aleteia Étienne Tercinier, responsable des Ressources humaines de l’Enseignement catholique de Paris. Et l’actuelle campagne d’appel à candidatures reçoit un écho important. En une semaine, près de 200 parents se sont inscrits aux réunions d’information organisées par la direction diocésaine parisienne. Parmi eux, certains seront devant les élèves dès la rentrée des vacances de février. A Lyon, pour pallier notamment la pénurie de remplaçants, des réunions se tiennent tous les deux mois sur le thème : « comment devenir enseignant ? » Hélène Alliod, coordinatrice de l’emploi des enseignants du second degré de l’enseignement catholique de Lyon, souligne qu’il existe une forte demande de la part des parents, « pas nécessairement dans l’immédiat mais comme projet de vie à long terme ».

Moins de jeunes profs, plus de vocations tardives

A Paris, 300 nouveaux professeurs titulaires ou suppléants sont recrutés chaque année, majoritairement des cadres d’entreprise. Ces derniers, surdiplômés, sont « à la recherche d’un métier ayant du sens, où la relation humaine est au cœur de l’engagement et qui leur permet de transmettre leur expérience aux jeunes », selon Etienne Tercinier. C’est le cas de Pauline, 35 ans, mariée et mère de trois enfants, ingénieur en agro-alimentaire. Ancienne responsable qualité dans la grande distribution, elle est aujourd’hui professeur de physique-chimie dans un établissement du Val d’Oise. « L’idée d’être professeur me trottait dans la tête depuis longtemps, mais je n’avais jamais franchi le pas », confie-t-elle. « Ce qui m’a convaincu, c’est de pouvoir organiser mon temps de travail différemment et être plus présente auprès des enfants. Et après dix ans dans la grande distribution, je voulais aussi remettre de l’humanité dans mon travail, accompagner des êtres humains, me sentir utile. »


BOY,STRUGGLING,SCHOOL

Lire aussi :
De nouvelles pistes pour encadrer les enfants précoces à l’école

Ces reconversions professionnelles sont bienvenues car les jeunes optant pour le métier d’enseignant à la sortie de leurs études ne sont pas suffisamment nombreux. « Les jeunes ne repoussent pas le métier, ils ne le jugent pas non plus dévalorisant, certains l’admirent même, mais aujourd’hui l’adolescence se prolonge, et à 22 ans, ils ne se sentent pas mûrs pour prendre en charge des classes de lycée », explique Etienne Tercinier.

Il met également en cause la pression parentale par rapport à l’orientation de leurs enfants, et ce dès le lycée. « Le métier n’est plus du tout perçu comme une promotion sociale, comme c’était encore le cas il y a 40 ans. Et on voit parfois des vocations, étouffées au lycée, qui finissent par renaître lorsque la personne s’affranchit de l’autorité parentale ou opte pour un nouveau mode de vie. » Raisons pour lesquelles de nombreux trentenaires et quarantenaires quittent un siège d’entreprise pour rejoindre les bancs de l’école.




Lire aussi :
Comment donner envie à son enfant d’aller à l’école ?

Tags:
ÉcoleÉducationvie professionnelle
Soutenez l’aventure missionnaire qu’est Aleteia !

Vous n’avez jamais fait un don à Aleteia ?  De grâce, faites-le, maintenant.

Aleteia se doit d’être gratuit : les missionnaires ne font pas payer l’évangélisation qu’ils apportent. Grâce à cette gratuité, chaque mois 10 à 20 millions d’hommes et de femmes - majoritairement des jeunes -, visitent la cathédrale virtuelle qu’est Aleteia. Mais vous le savez, si l’entrée de nos églises n’est pas payante, c’est parce que les fidèles y donnent à la quête.

L’évangélisation de l’univers Internet est le défi crucial de l’annonce de l’Évangile en notre temps. Et voici que Aleteia - de loin le premier site Internet catholique au monde -, voici que, Dieu aidant, Aleteia excelle à remplir cette mission. Mais, problème, seuls 2% de ses lecteurs fidèles donnent au moment de la quête…

Vous aimez Aleteia ? Vous voulez être de l’aventure missionnaire qu’est Aleteia ?

Alors, sans attendre, aujourd’hui même, donnez !

*avec déduction fiscale
FR_Donation_banner.gif
Le coin prière
La fête du jour








Confiez vos intentions de prière à notre communauté de plus de 550 monastères


Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement