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Pour la Chandeleur, confier nos enfants à Dieu

BABY; BÉBÉ
© AndreyUG - Shutterstock
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En présentant Jésus au Temple, Joseph et Marie reconnaissent le droit de propriété de Dieu sur leur fils. Pourquoi les parents ne rappelleraient-ils au Créateur ce droit lorsque leur enfant part à la dérive ?

Le mystère de la Chandeleur ne représente pas seulement une scène évangélique à contempler, ou une révélation théologique sur la consécration du Fils au Père. La présentation de Jésus au Temple nous dispense également une leçon de dévotion dont les parents, confrontés aux épreuves traversées par leurs enfants, peuvent tirer profit.

Les enfants appartiennent d’abord à Dieu

Pour mieux saisir les implications pratiques de la Chandeleur, il est nécessaire de dire auparavant deux mots sur l’événement évangélique que nous fêtons le 2 février. En venant au Temple de Jérusalem présenter au Père son fils Jésus, Marie le Lui offre, ou plutôt le Lui restitue. C’est-à-dire que la Vierge reconnaît que Jésus est d’abord l’enfant de Dieu, avant d’être le sien.

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Toutefois, ce qui est éminemment valable pour le fils de la Vierge (Jésus est bien le Fils éternel du Père, né avant tous les siècles), l’est également pour nos enfants. Ils ont d’abord été créés par Dieu. Nous n’en sommes que les géniteurs, non les créateurs. Ce qui signifie qu’ils appartiennent d’abord à Dieu. Cette appartenance ne remet pas en cause la charge des parents qui est d’éduquer et de subvenir à leurs besoins. Bien plus : Dieu, dans sa générosité, consent à ce que nous ayons une part active, à la fois corporelle et spirituelle, dans l’acte de la génération. Celle-ci est l’une de plus grande activité dont l’homme soit capable.

Cependant, en toute justice, lorsque Dieu demande le rachat des premiers-nés par les parents, Il est dans son droit. La fête de la Présentation de Jésus au Temple rappelle ce rachat de Jésus par Marie et Joseph, selon les prescriptions de la Loi.

Remettre nos enfants en difficulté entre les mains de leur Père céleste

Nous pouvons en venir maintenant aux conséquences pratiques d’un tel état de fait. On sait que l’aspect le plus éprouvant du « métier » de parent est l’impuissance dans laquelle les géniteurs de l’enfant se trouvent quand celui-ci, arrivé à un certain âge, commence à dériver sérieusement vers des comportements dangereux et funestes, à être pris au piège des leurres de bonheur : drogue, sexe, jeux, argent facile, etc. À la douleur de voir leur enfant se détruire s’ajoute, pour les parents, le supplice de constater qu’ils n’ont plus la moindre influence sur lui. Quelle torture est la leur à ce moment ! Que faire ?

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C’est ici que le mystère de la Présentation nous propose une piste. Dans le Temple de Jérusalem, la Vierge reconnaît le droit de propriété de Dieu sur Jésus. Pourquoi les parents ne rappelleraient-ils au Créateur ce droit lorsque leur enfant part à la dérive ? Certes, il ne s’agit pas de rafraîchir la mémoire du Très-Haut ! Dieu n’a pas de problèmes de ce côté-là. Il s’agit plutôt de prière. Dieu connaît nos moindres besoins. Pourtant, Il nous demande de lui adresser nos requêtes. Il en va de même dans le cas d’un enfant qui se perd. La prière a une incidence sur l’agir de Dieu.

Interpeller Dieu avec audace

Il ne faut pas avoir peur de presser le Très-Haut, de Le poursuivre de nos demandes pressantes, surtout dans le cas d’un enfant, ou d’un ado fragile, qui succombe aux sirènes démoniaques d’un bonheur trompeur. Jésus n’a pas donné tort à l’hémorroïsse et à sa hardiesse, lorsque celle-ci a tout fait pour toucher son manteau (Mc 5, 25-34). Au contraire, il a loué sa foi. Pareils à elle, les parents d’un enfant en grand danger ne doivent pas avoir peur de presser le Très-Haut, de Lui demander pitié pour leur enfant : « Mon Dieu, notre fils est en train de se perdre ! Rappelle-Toi que c’est Toi qui nous l’as donné ! Et surtout qu’il T’appartient en priorité ! »

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Telle est l’une des leçons les plus fructueuses du mystère de la Chandeleur. Marie peut servir d’exemple à toutes ces mères qui désespèrent de voir leur fils sombrer dans l’abîme du mal : qu’elles les offrent au Très-Haut comme elle !

Le sacrifice selon saint Augustin

Cette offrande s’accorde d’autant mieux à la fête de la Chandeleur que la présentation au Temple constitue également un sacrifice. Jésus est la chair de la chair de Marie : il lui est plus cher qu’elle-même. En le présentant au Père, c’est un peu elle-même qu’elle offre à Dieu. Cependant, ce sacrifice n’a rien de sanglant. Pour bien comprendre la signification de l’acte de la Vierge, il faut en revenir à la définition du sacrifice selon saint Augustin : « Toute œuvre bonne faite pour entrer dans une sainte société avec Dieu ». Dans le sacrifice chrétien, le prêtre et la victime sont une seule et même personne : le sacrifice consiste dans l’offrande de soi-même à nos frères et à Dieu, de façon à aboutir à entrer en communion avec eux.

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Miser sur la paternité de Dieu

Ainsi, en offrant leurs enfants à Dieu, les parents entreront dans une « sainte société avec Dieu », ce qui leur permettra de traverser les orages de l’existence avec davantage d’assurance, et de cultiver le bon réflexe de Le prier en temps opportun.

Attention, toutefois ! Cette offrande n’est pas une sécurité sociale ou une garantie tous risques. Les enfants sont libres. Dieu n’a jamais promis à quiconque de lui épargner l’épreuve. Mais en Lui offrant leurs enfants, les parents Lui procurent la joie de reconnaître Sa paternité essentielle. Dieu est Père. N’hésitons pas à Le prier en tant que tel, en faveur de ceux qui nous sont chers.

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