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En route vers le Panama, Aleteia était à bord de l’avion du pape François

© I-Media
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Le pape François a atterri le 23 janvier 2019 en fin de journée pour participer aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Aleteia était présent à bord de son avion et vous raconte ce long vol pour retrouver les jeunes du monde entier. 

Lorsque le chef de l’Église catholique se déplace hors d’Italie, il est toujours accompagné d’un groupe d’environ 70 journalistes du monde entier. Ceux-ci auront l’occasion de vivre le voyage apostolique au plus près du Pape et de voir les événements avec le même regard que lui.

Pour ce 26e voyage à l’étranger, direction le Panama et les JMJ. Comme il n’est pas question que le pape François attende – ce qui est somme toute tout à fait naturel – les journalistes sont convoqués à l’aéroport de Rome quatre heures avant l’heure prévue de départ, soit aux alentours de 5h du matin. C’est d’ailleurs une constante : pour suivre un voyage apostolique, il faut se lever (très) tôt et attendre longtemps. Une fois son bagage déposé pour être mis en soute, il est temps de passer les contrôles de sécurité – systématiques quel que soit le vol avec le Pape – et de retrouver les autres journalistes. Malgré l’heure matinale, c’est toujours un moment marqué par une certaine euphorie et la joie de se retrouver pour vivre ces événements ensemble.

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Le panneau affiche le vol en direction de Panama.

A 8h20 précises, il est temps d’embarquer. L’hôtesse vérifie la carte d’embarquement et la garde ainsi que le passeport. Est-ce pour être certain qu’il ne sera pas perdu ou pour éviter que le journaliste ne fasse faux-bond au milieu du voyage ? Quoi qu’il en soit, le journaliste ne pourra le récupérer qu’au moment de l’embarquement pour le vol de retour vers Rome, à la fin du voyage. En échange, il récupère tout de même un badge d’accréditation émis par les organisateurs locaux de la visite. Grâce à lui, il est facile de se déplacer dans les lieux qui accueilleront le Souverain pontife.

Une quinzaine de minutes plus tard, les journalistes sont tous installés à bord. Les cameramen en profitent pour monter leurs appareils sur des trépieds et les journalistes radios pour brancher leurs enregistreurs. Pendant ce temps, les hôtesses de l’air distribuent un plan de vol et le menu. Vers 9h30, le pape François monte à bord de l’avion. Son arrivée est très simple et les journalistes ne l’apprennent qu’en sentant l’appareil bouger.

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Même les sièges de l'avion portent les armes du Vatican.

« Votre sainteté, chers membres de la suite pontificale, chers journalistes… ». Le commandant de bord accueille ses passagers et signale qu’il est prêt à partir. Pendant que les écrans diffusent les habituelles consignes de sécurité, l’engin s’élance sur la piste. Bientôt, il est dans les airs. Le Pape est en route pour le Panama.

Mémoire d’un journaliste décédé

Lorsque le Pape est à bord, les compagnies aiment offrir leur meilleur service. Le vol a débuté depuis à peine plus d’une demi-heure qu’un copieux petit-déjeuner est servi. Celui-ci est rapidement englouti, car l’actuel chef de l’Église aime saluer les journalistes rapidement après le décollage. Pendant ce temps, un officiel du Vatican fait des tests de sonorisation. « Essai, un, deux, essai, essai ».

La cabine s’agite, les rideaux séparant les différentes classes s’ouvrent. Il est 11h, le pape François apparaît. Comme à son habitude, il remercie les journalistes de leur travail. Mais si traditionnellement il explique en quelques mots le sens de son voyage, le souverain pontife préfère rappeler la mémoire d’un journaliste récemment décédé, le correspondant historique au Vatican de l’agence de presse russe TASS. Visiblement peiné, le chef de l’Église catholique invite les journalistes à se recueillir en silence avec lui. Après quelques instants, il entame un Notre Père, poursuivi par l’assemblée avec lui.

Le successeur de Pierre rend le micro et se lance désormais dans son périple de salutations des 70 journalistes. Cadeaux, prières, selfies, échanges : chacun a préparé ce moment. Il faut dire qu’il est rare de pouvoir échanger en toute liberté avec le souverain pontife ! Toute liberté certes, mais les paroles du Pape sont écoutées attentivement. Comme lorsqu’il affirme qu’il se rendra au Japon « en novembre ». Ou encore, lorsqu’il répond en plaisantant n’être « pas sûr d’être en vie en février » 2020. Au total, ce tour dure près d’une heure.

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Le Pape circule dans l'allée et converse avec les uns et les autres.

Ces déclarations sont loin d’être anodines. Entre eux, les journalistes s’accordent sur un délai d’une heure avant de les publier. En effet, plus que de compétition, c’est une cordiale atmosphère de coopération qui existe entre la presse à bord. C’est décidé, ces propos peuvent être publiés à partir de 13h, heures de Rome. Chacun s’active alors pour écrire ses articles et transmettre les informations à ses collègues restés au bureau. Las, la faible connexion wifi proposée à bord de l’avion flanche devant l’afflux de connexions. Il faudra essayer encore et encore pour communiquer les nouvelles.

Une fois chose faite, le travail n’est pas encore terminé. Il faut profiter des longues heures de vol restantes pour préparer les articles à venir, publiés au fur et à mesure du déroulé des JMJ. C’est aussi l’occasion de faire connaissance avec les autres journalistes, en particulier ceux venant du Panama. Bientôt, un déjeuner largement au-dessus des normes habituelles des compagnies aériennes est servi. Pendant ce temps, certains se battent encore avec le wifi pour transmettre des actualités qui ont déjà fait le tour du monde… Entre temps, les propos du pape François sur son déplacement au Japon ont même été tempérés par le Vatican : le voyage est seulement « à l’étude ». Un semi-démenti tout symbolique, s’accorde-t-on à bord.

Reportages depuis l’avion papal

Tout papal qu’il soit, un trajet depuis Rome jusqu’au Panama n’en est pas moins long. Pendant que certains regardent un film sur leur écran personnel, d’autres tentent de dormir quelques minutes. D’autres encore se rendent tout au fond de l’appareil, où les attendent boissons, sandwichs et confiseries. Les journalistes ont d’ailleurs la même plaisanterie à propos des voyages papaux que les hommes politiques sur les campagnes : il faut saisir chaque instant disponible pour dormir, manger et aller aux toilettes. Car si le vol est long, une fois sur place, ce sera une course ininterrompue jusqu’au retour à Rome.

Après ce moment de pause, l’activité reprend. Les journalistes de télévision se lancent dans la réalisation de reportage à bord de l’avion. Face à leur cameraman, le Pape remonte les allées latérales de l’appareil et récite leur texte, tout sourire. Une fois, deux fois, trois fois, réussir une prise de vue à 10.000 mètres d’altitude est une gageure qui demande de s’y reprendre à plusieurs reprises. D’autres n’ont pas la chance d’avoir un cameraman pour les aider et les filmer et se contentent d’utiliser leur smartphone, arrimé au bout d’une perche à selfie.

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Le Pape sort de l'avion.

A moins de deux heures de l’arrivée à l’aéroport de Panama, rebelote : les hôtesses et steward apportent un troisième – et dernier ! – repas. Si la compagnie aérienne le qualifie pudiquement de snack, il s’agit d’un véritable dîner… Le temps de savourer cet ultime repas, il est déjà temps de se préparer à arriver au Panama. Les uns apportent une dernière touche à leur article, les autres préparent leur appareil photo. L’avion survole le fameux canal et après près de 12h30 de vol, pose ses roues sur le sol panaméen. Le 26e voyage apostolique du pape François peut commencer.

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Le Pape est accueilli à la sortie de l'avion par le président panaméen et son épouse.
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