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Pourquoi le pape bénit des agneaux le 21 janvier ?

LAMB,SHEEP
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Depuis plus de 500 ans, le 21 janvier, le souverain pontife attend deux hôtes particuliers au Palais apostolique selon une coutume bien établie.

Épicentre du catholicisme, le Vatican a l’habitude de recevoir des personnages influents de la scène politique internationale, culturelle ou religieuse. Mais ce 21 janvier, le petit État, s’apprête à mettre à l’honneur deux humbles invités. Selon une ancienne tradition de l’Église catholique, deux agneaux juste nés, couronnés de roses blanches et portés dans des corbeilles, devraient être présentés au pape pour qu’il les bénisse.

L’agneau, emblème de sainte Agnès

Cette étonnante cérémonie doit se dérouler dans la chapelle Urbain VIII, une chapelle vaticane attenante à la bibliothèque du Palais apostolique où le pape reçoit ses invités de marque. Elle a lieu le jour de la fête de sainte Agnès, vierge et martyre romaine du début du 4e siècle, dont l’agneau est l’emblème. Âgée de treize ans à peine, sainte Agnès a été assassinée au 4e siècle d’un coup d’épée à la façon dont on tuait les agneaux à cette époque. D’autant que ces bestiaux innocents revêtent une symbolique particulière pour les chrétiens, pour qui le Seigneur lui-même s’est fait agneau pour être immolé.

De la laine pour le futur pallium des archevêques

Élevés dans un couvent romain, les deux petits agneaux sont choisis pour leur laine pure, blanche et traitée selon des règles anciennes et précises. Celle-ci sera utilisée pour la confection d’un pallium destiné aux futurs archevêques métropolitains, nommés au cours de l’année. Le pallium est un ornement liturgique d’honneur institué depuis les premières heures du christianisme et dont dispose des évêques métropolitains et celui de Rome en particulier. Il symbolise leur union avec le successeur de Pierre et la communion de tous les évêques. Il suffit d’y prêter attention lors des cérémonies présidées par un prélat ou le pape en personne pour apercevoir autour de leur cou cette écharpe de laine blanche habituellement décorée de six croix en soie noire – ou rouges pour celle du souverain pontife – symboles des plaies du Christ.

Chaque année lors de la fête des saints apôtres Pierre et Paul, le 29 juin, les deux saints patrons de la ville de Rome, le pallium, réalisé avec la laine des bêtes bénies quelques mois plus tôt, est remis aux élus par le pape lui-même. Avant cette imposition solennelle, chaque pallium a au préalable reposé au plus près de la tombe du premier pape, au cœur de la basilique Saint-Pierre. Déposée dans une urne placée dans une niche sous l’autel de la confession de Pierre le 24 juin, fête de saint Jean-Baptiste, autre saint patron de Rome, cette petite écharpe y reste jusqu’à la messe du 29, comme pour être comme “imprégnée” du pouvoir conféré par le Christ aux premiers apôtres.

Les martyres de la pureté

 

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