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Pourquoi dit-on « en son for intérieur » ?

DEEP IN THOUGHT
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Notre culture et notre langue française sont fortement influencées par nos racines chrétiennes. Découvrez ces expressions que nous utilisons souvent sans soupçonner qu’elles puisent leur origine dans la tradition religieuse.

For intérieur ou fort intérieur ? C’est un « classique » des fautes d’orthographe ! Il faut dire que le mot fort est largement plus connu que for qui, hormis dans quelques expressions juridiques, n’est plus utilisé dans la langue française que dans la locution en son for intérieur.

Le for en question dérive du latin forum (donc sans t à la fin), la place où se tenaient les assemblées du peuple et où l’on venait débattre des sujets les plus divers. Si le mot est déjà employé au XIIIe siècle en Gascogne pour désigner la loi, les coutumes et privilèges du droit local, c’est surtout à partir du XVIIe siècle qu’il commence à s’appliquer aux tribunaux ecclésiastiques chargés de juger les clercs et les fidèles pour des manquements éventuels au droit canonique.

Au XVIIIe siècle se crée la distinction entre le for extérieur ou for externe pour les affaires qui relèvent de la responsabilité des fidèles devant la société et l’Église, et le for intérieur ou for interne pour ce qui relève de la responsabilité de chacun face à Dieu. Le tribunal ecclésiastique n’est compétent que pour le for externe.

Aujourd’hui, si le for intérieur peut toujours relever de ce qui concerne notre relation à Dieu et dont nous pouvons nous ouvrir par exemple par le biais de la confession, l’expression s’est sécularisée et désigne notre conscience individuelle. C’est en quelque sorte un tribunal intime dirigé par notre conscience et devant lequel comparaissent nos pensées profondes. Et finalement, ce for n’est pas si éloigné du fort, à l’image d’une forteresse imprenable dans laquelle nous conservons et protégeons nos pensées intimes et formons notre jugement.

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