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Conserver ses ovocytes pour relancer la natalité, le pari fou d’Agnès Buzyn

EMBRYON BIOETHIC
MARCEL MOCHET I AFP
Photo prise le 30 novembre 2000 au Centre d'étude et de conservation du sperme humain (CECOS) de Rennes montrant la préparation des ovocytes sous hotte stérile, avant la micro-injection des spermatozoides dans les ovocytes.
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Alors que la France enregistre pour la quatrième année consécutive une baisse de la natalité, établissant à 1,87 enfant par femme l’indice de fécondité, la réaction d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, est pour le moins déconcertante.

Au lendemain de la publication du rapport parlementaire du député Jean-Louis Touraine sur la prochaine loi de bioéthique, Agnès Buzyn s’est déclarée favorable à la légalisation de l’autoconservation des ovocytes. Et pourtant, encore au mois d’octobre dernier, elle réclamait dans le Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro des « garde-fous pour que toutes les femmes à l’âge de 30 ans en France ne décident pas de congeler leurs ovocytes pour faire des enfants à 40 ans. »

Ce souci-là est désormais de l’histoire ancienne. Interrogée mercredi par LCP sur les projets de bioéthique du gouvernement, elle a avancé que la conservation des ovocytes pourrait contribuer à lutter contre la baisse de la natalité. « La question de l’autoconservation des ovocytes pour les femmes est très impactante », ne manque-t-elle pas de souligner. « Cette autoconservation peut faciliter l’accès à la maternité, à la fertilité pour les femmes après l’âge de 37-38 ans » et permettrait « aux femmes de faire plus d’enfants ». Et effectivement, « cela risque aussi de changer les comportements des femmes qui pourraient choisir de faire carrière et de se marier beaucoup plus tard ».

Congeler ses ovocytes en vue d’une procréation médicalement assistée ultérieure n’est actuellement autorisée en France que pour les femmes qui subissent des traitements pouvant affecter leur fertilité et pour les donneuses d’ovocytes, qui, depuis 2015, peuvent conserver leurs ovocytes surnuméraires à leur profit. Contrairement à d’autres pays occidentaux (États-Unis, Italie, Espagne…), la France ne permet pas à ce jour l’autoconservation « de confort », qui cherche à accroître la liberté de chaque femme à choisir le moment où elle souhaite procréer. Selon Agnès Buzyn, la loi bioéthique devrait être discutée en Conseil des Ministres avant l’été, « après un large temps d’échange avec les parlementaires de tous bords ».

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