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Limousin : l’émouvante histoire de la chapelle de la Libération

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La Chapelle Notre-Dame-de-Libération, en Haute-Vienne, construite au sortir de la Seconde Guerre mondiale, reste le symbole du dévouement d’un curé pour ses paroissiens. L’abbé Landon l’a bâtie de ses mains en reconnaissance de la libération de sa ville.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Ambazac et ses monts environnants, en Haute-Vienne, cachent de nombreux maquisards et juifs dont le célèbre Guingouin, qui participera activement à la libération de Limoges, et le photographe Isis (Israëlis Bidermanas). La zone est stratégique, en bordure de la route nationale 20 reliant Paris et Limoges, la capitale limousine.

Un otage volontaire

Lorsque, le 3 août 1944, la Wehrmacht envahit la ville, tous les habitants sont regroupés sur la place centrale. Les soldats allemands, comme la veille dans le village voisin de Saint-Sylvestre, sont déterminés à traquer les résistants. Au bout de deux heures d’attente, attendant le pire, l’abbé Jean-Baptiste Landon s’offre en otage en espérant épargner ses paroissiens.

Les Allemands n’ont eu que faire de ce sacrifice, déterminés qu’ils étaient à accomplir leur tâche… Le curé, alors renvoyé à son église, se met à prier et formuler ce souhait : « Si la population d’Ambazac est épargnée par les Allemands, je construirai une chapelle de mes propres mains ».

ambazac

Pendant ce temps, sur la place du village, les soldats allemands procèdent à une inspection des identités et embarquent deux personnes dans le bâtiment de la mairie afin de les interroger. C’est à ce moment-là que le miracle se produit : un courrier urgent est apporté à l’officier allemand, demandant d’aller en renfort sur la route de Paris où la bataille fait rage avec les résistants.

Une libération miraculeuse

Les Allemands quittent alors la ville sur le champ, soulageant les Ambazacois qui avaient vu leur dernière heure arriver. Quelques jours plus tard, c’est à Oradour-sur-Glane que ceux-ci termineront leur mission dans un massacre qui marquera l’histoire et la mémoire locale… Au sortir de la guerre, l’abbé Landon exécute sa promesse, sur un petit plateau surplombant la ville.

À l’aide du tailleur de pierres Léon Barthout, et aidé par des jeunes du pays, il construit la chapelle Notre-Dame-de-Libération, en reconnaissance de la délivrance de sa ville et son pays. Les rochers situés à proximité ont également été sculptés et représentent différentes scènes religieuses. Aussi, douze vasques, symbolisant les douze apôtres, entouraient le sanctuaire. La chapelle Notre-Dame-de-Libération, mesurant une vingtaine de mètres carré, sera inaugurée et bénie le 13 juin 1954 par l’évêque de Limoges, Monseigneur Rastouil.

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