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Pape François : « La bonne politique est au service de la paix »

PAPIEŻ FRANCISZEK

ALBERTO PIZZOLI/AFP/East News

La rédaction d'Aleteia - published on 31/12/18

Dénonçant la « fermeture » et les « nationalismes », le pape François a affirmé, à l’occasion de la Journée mondiale de la paix ce 1er janvier 2019, que la bonne politique est d’abord et avant tout un « dialogue loyal ».

La finalité de la politique est le « bien de la famille humaine », a affirmé le pape François dans son message pour la Journée mondiale de la paix qui a lieu ce 1er janvier 2019. Il y dénonce vivement les « nationalismes » et « les discours politiques qui tendent à accuser les migrants de tous les maux ».

Une « conversion du cœur et de l’âme »

La paix, explique le souverain pontife, est au « cœur de la mission » des chrétiens. Mais celle-ci, définit-il en paraphrasant l’écrivain français Charles Péguy, est une « fleur fragile qui cherche à s’épanouir au milieu des pierres de la violence ». C’est donc un « défi » qui demande une « conversion du cœur et de l’âme ». La paix est ainsi le résultat d’un « grand projet politique ». Le message est d’ailleurs intitulé : « la bonne politique est au service de la paix ».




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Pour être une « forme éminente de charité », enseigne le successeur de Pierre, la politique doit œuvrer pour le « bien de la famille humaine » dans le respect d’un certain nombre de valeurs que le pape énumère : justice, équité, respect, sincérité, honnêteté et fidélité. Ainsi, la bonne politique a confiance dans les « charismes et capacités » de chacun. C’est donc un « dialogue loyal » qui libère des « énergies nouvelles ». En particulier, la bonne politique doit être un « encouragement des jeunes talents et des vocations ».

À l’inverse, le chef de l’Église catholique n’omet pas les « vices » de la politique. Ceux-ci, estime-t-il, peuvent être liés à une « inaptitude personnelle » ou à des « déformations » dans les institutions ou dans l’entourage de la personne de pouvoir. « Honte de la vie publique », ces vices ruinent la crédibilité des institutions et affaiblissent l’idéal démocratique. Parmi les vices cités, se trouvent notamment la corruption, le racisme et la xénophobie, l’arbitraire, la surexploitation des ressources ou encore le maintien exagéré au pouvoir.

« La terrible leçon des guerres fratricides »

L’époque actuelle, constate le pape, semble se caractériser par un « climat de méfiance », né d’une peur de l’autre et de « l’angoisse » de perdre des avantages. Malheureusement, plutôt qu’être des « artisans de paix », les responsables politiques offrent parfois des réponses « de fermeture ou des nationalismes ». Ceux-ci, assène le pontife, s’opposent à la « fraternité » nécessaire dans un monde mondialisé. En particulier, affirme-t-il avec force, « les discours politiques qui tendent à accuser les migrants de tous les maux et à priver les pauvres de l’espérance ne sont pas justifiables ».

Dans son message, le pape argentin s’attache également à dénoncer les conflits et « la stratégie de la peur ». La paix, souligne-t-il, n’est jamais un « équilibre des forces et de la peur ». Adopter cette stratégie revient selon lui à refuser la « dignité » de l’autre. « L’intimidation » tout comme la prolifération des armes sont ainsi « contraires à la moral ». Alors que le monde vient de commémorer le centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le pape François a rappelé avec justesse : « Nous connaissons la terrible leçon des guerres fratricides ».

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