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Si si, les soldes peuvent devenir un temps de conversion

HARRODS LONDON
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Aussi surprenant que cela puisse paraître, la période des soldes peut devenir un puissant stimulant pour la vie spirituelle. Voici comment.

Elles sont terminées les fêtes de Noël et de fin d’année. Et comme après tous les événements importants, un « blues » s’installe. C’est psycho-physiologique ! Blues de fin d’année scolaire, blues post-natal de la maman, blues d’après week-end  : « comment ça va ? Comme un lundi ! », blues d’après Noël et Nouvel An : au point qu’il y a sur les radios des conseils dignes des cellules d’assistance psychologique pour gérer le blues des lendemain de fêtes…

Pour nous remonter le moral et occuper nos esprits afin qu’ils oublient l’état inhérent de blues dans lequel nous sommes censés entrer, démarre après la période de Noël… la période des soldes ! Et c’est là qu’entre en jeu « saint Harrods » — n’a-t-on jamais canonisé un magasin pour nous avoir excité à nous tourner vers Dieu avec ardeur ? Pourquoi saint Harrods ? Parce que dernièrement j’ai été interpellé par le reportage d’un journaliste, réalisé à Londres dans les magasins Harrods — le temple du shopping —, au moment des soldes.

Lire aussi : Quatre conseils pour lutter contre le blues post-Noël

Endurer l’attente et le froid, n’est-ce pas la foi qui est à l’œuvre ?

Nous pouvions voir un trottoir plein de monde où campait durant la nuit un nombre impressionnant de personnes pour être les premiers à se ruer sur les bonnes affaires. La plupart étaient venues quelques jours avant en repérage pour voir et essayer les articles de leur choix. Ils affrontaient là, des heures durant, la pluie, la neige, le froid pour une paire de pompes (funèbres ?), un costard dernier cri (de désespoir ?) et le tout dans l’angoisse de se faire ravir l’objet convoité au dernier moment. Nuit d’angoisse et de détresse dans un curieux mélange d’excitation et de prise de possession de l’objet désiré qui transformait le lieu londonien de cette attente en un trottoir de Gethsémani. Certes ils n’allaient pas offrir leur vie, mais au moins s’offrir les pompes de leur vie…

N’est-ce pas la foi à l’œuvre que nous voyons là ? Dans l’épître aux Hébreux il est dit que : « La foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. » (He 11, 1). Pour rester dans le registre : n’est-ce pas avoir la foi que de penser que l’on va posséder la paire de Church, une marque de chaussures de luxe, dont il n’existera en solde qu’une paire à ma taille ? Ainsi dans l’épître aux hébreux, est énoncée la liste de ceux qui ont marché dans la foi : Noé, Abraham, Moïse… auxquels nous pourrions maintenant rajouter les clients d’Harrods, le premier jour des soldes !

Lire aussi : « Bonnes fêtes » versus « Joyeux Noël », le débat continue

Imaginer Dieu rêvant de voir les fidèles camper devant leurs églises

Eh bien ! Figurez-vous que, loin de porter un regard critique et condescendant, ces personnes passant la nuit dans le froid de l’hiver, ont fait naître en moi un étrange sentiment.

En les regardant, c’est comme si Dieu me parlait  ! Oui, dans le monde spirituel, on peut entendre avec les yeux  ! — « Regarde ce qu’ils font pour une paire de Church ! » Et toi quand tu vas à l’église (church), tu arrives tout juste à l’heure sous prétexte que l’église n’est pas chauffée… Quand tu n’arrives pas, un peu ou très en retard parce que tu as mal évalué le temps qu’il te fallait pour mettre le poulet au four et en programmer la cuisson… J’ai alors imaginé Dieu rêvant de voir les fidèles camper la veille au soir devant leurs églises paroissiales dans l’attente fébrile de la messe afin d’être les premiers à entrer afin d’écouter la parole de Dieu et recevoir le corps du Christ…

Alors ces afficionados des soldes Harroldesques sont devenus pour moi des modèles à imiter. J’ai prié Dieu de me donner le même zèle que le leur pour les réalités du Royaume, la même ardeur pour m’approcher de la communion à la messe. N’était-ce pas une forme de jeûne qu’ils s’imposaient ceux qui attendaient l’ouverture du magasin, jeûne auquel nous étions invités il y a bien longtemps avant de communier  ? Jeûne qui attise le désir… Lorsque je sens se refroidir mon ardeur pour le Royaume de Dieu et les biens du ciel, ma prière est désormais celle-ci : « Seigneur donne-moi pour toi et pour les réalités du royaume des cieux, le même zèle que celui de ces personnes qui attendent devant chez Harrods ».

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