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Et si vous deveniez saint le soir du 31 ?

PEOPLE DRINKING
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Que vous ayez prévu un dîner entre amis, un cocktail de famille ou une soirée en discothèque, le réveillon du Nouvel An est une belle occasion de faire la fête. Loin de vous éloigner de votre foi, ces moments festifs sont une occasion privilégiée de mettre en application le message de l’Évangile… et de devenir saint !

« Le christianisme ne s’est pas répandu dans le monde en partant des chaires d’université mais bien des places publiques, des marchés, […] de personnes de la vie quotidienne qui sortaient acheter leur pain, rencontrer leurs amis … Le christianisme s’est répandu en partant de la vie ! ». C’est une vision décapante et résolument ancrée dans son temps que propose le père José Pedro Manglano dans son livre Saints en soirée : scandaleusement libres.

Le temple des chrétiens ne se résume pas à l’église, loin de là. C’est dans la rue, dans leurs lieux de travail, dans les transports en commun mais aussi, bien évidemment, dans les lieux de fête que les chrétiens se retrouvent et portent Dieu. Alors que chacun se prépare à fêter la Saint Sylvestre, Aleteia vous propose de devenir, pour le réveillon du Nouvel an et pour toutes vos prochaines soirées, de vrais saints en soirée.

« D’une certaine façon, nous pourrions dire que l’effort du chrétien ne se situe pas dans le faire, mais le défaire. Ainsi, il existe deux types de chrétiens : ceux qui « font » et ceux qui disent « qu’il me soit fait ». Laisser faire, c’est en fait se laisser faire », rappelle ainsi le père José Pedro Manglano. À chacun donc d’apprendre à lâcher prise et à créer un espace pour Dieu.

« Ce n’est pas une question de quantité mais de plénitude »

Que ce soit dans la consommation d’alcool, la musique ou la nourriture, il est important de garder à l’esprit que « ce n’est pas une question de quantité mais de plénitude ». Il y a une grande différence entre savourer un bon verre de vin et jouer à des jeux de boissons consistant à boire le plus d’alcool possible sans perdre connaissance ; c’est une erreur d’attendre d’une chose ce qu’elle est incapable de nous donner. « Le chrétien authentique est celui qui profite à fond et qui est capable de voir dans les réalités terrestres celles du ciel qui s’y reflètent », rappelle également le prêtre dans son ouvrage.

« L’homme est le seul animal qui trébuche deux fois sur la même pierre », rappelle un dicton populaire espagnol. Cette pierre, que le père José Pedro Manglano appelle pierre d’achoppement, peut prendre différents aspects : la paresse, l’indifférence, l’égocentrisme…. Il faut identifier celle qui est la nôtre et l’accepter. Elle n’est pas une fatalité mais une invitation à s’améliorer, chaque jour.

Le langage tient également une place centrale dans notre aptitude à la sainteté. « Par la bouche sortent la vérité et le mensonge, l’amour et la haine, la bénédiction et la malédiction », détaille le prêtre. « Le lien étroit qui existe entre la langue et la vie, entre la langue et le cœur est vraiment significatif. La langue révèle et manifeste le trop-plein du cœur ». Que ce soient les sujets de conversations choisis, le ton employé ou le vocabulaire utilisé, chacun doit veiller à ce que son langage témoigne de ce qu’il est.

Voici un petit « décalogue des soirées » proposé par le père José Pedro Manglano pour mettre la sainteté à la portée de tous les chrétiens festifs :

Je bois en profitant de chaque verre. « Tout ce que vous faites : manger, boire ou toute autre action, faites-le pour la gloire de Dieu », nous dit saint Paul. Déguster chaque gorgée. Boire avec élégance. Un verre en plastique n’est pas la même chose qu’une flûte en cristal ; on ne pourra jamais confondre un bon whisky avec un tord-boyaux.

Je ne bois pas au-delà de ce qui m’empêcherait d’aimer et de penser aux autres. Il ne s’agit pas de mesurer, de savoir si la goutte de trop est un péché ou non. Ce qui nous incombe est d’aimer. Le reste n’a pas d’importance.

Je consacre le même temps et le même argent passés en soirée au service des autres, surtout des plus démunis. Un cœur qui consacrerait toutes les semaines plusieurs heures à ses sorties et quasiment rien aux plus nécessiteux serait un cœur malade. Avec le temps il deviendrait égocentrique et superficiel.

Je me rends dans des soirées dans lesquelles Dieu a besoin de moi pour toucher le cœur des autres, que je le veuille ou non. Si Dieu a besoin de moi pour une soirée, alors j’y serai. S’Il m’attend plutôt ailleurs, pour accompagner un parent ou un ami seul, j’y serai aussi. Si nous avons l’impression de souffrir à l’idée de renoncer à une fête, alors c’est sans doute que nous sommes en train de l’idolâtrer […] Personne n’est mort de ne pas être allé en soirée. Ne devenons pas des personnes dépendantes. Nous profiterions bien davantage de nos sorties si nous savions rester libres.

Si je ne me sens pas à l’aide dans une ambiance particulière, alors je me retire.

J’éprouve de la répugnance pour les lieux où l’on offense la liberté des personne en les utilisant.

Je sors avec une mission. C’est la mission de ma vie : transmettre la vie. Il est si bon de s’en remettre à Dieu et de lui demander de se servir de nous pour donner à chacun ce que Lui-même veut lui donner ; que Dieu puisse se servir de notre gentillesse, de notre corps, de nos yeux et de nos oreilles pour transmettre sa joie, pour donner sa tendresse, pour offrir son regard…

Je vais à la fête pour servir. Jésus a commandé à ses disciples de ne pas occuper la première place, mais la dernière. Comme Marie, qui s’est rendu compte qu’il n’y avait plus de vin à Cana, nous devons nous aussi être attentifs à ce qui pourrait manquer à la fête. Nous devons être dans l’attitude de celui qui sert : être attentif à celui qui aurait besoin de mon aide.

Je ne vois pas que des gens, je regarde des personnes. Quand je vois des personnes qui cherchent à étancher leur soif par des comportements inadéquats, je dois voir en elles des assoiffées d’eau vive.

Éditions des Béatitudes

Saints en soirée : scandaleusement libres, par le père José Pedro Manglano,

Éditions des Béatitudes, 19,9 euros

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