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Harcèlement scolaire, le cheval de bataille de Brigitte Macron

BRIGITTE MACRON
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Son expérience passée en tant que professeur de lettres n’y est pas étrangère : depuis quelques mois, la première dame s’engage ouvertement en faveur de la lutte contre le harcèlement scolaire.

Les premières dames de France se sont toujours mobilisées pour des causes qui leur étaient chères. Qui ne se souvient pas de Bernadette Chirac et des Pièces Jaunes, opération visant à collecter des dons pour le financement de projets hospitaliers pédiatriques. Plus récemment, Carla Bruni-Sarkozy avait fait siens les combats contre le sida et l’illettrisme. En son temps, Valérie Trierweiler était devenue ambassadrice de la Fondation France Libertés et ne ménageait pas sa peine au service du Secours populaire. Discrètement, Julie Gayet s’était pour sa part engagée auprès de plusieurs causes sociales ou humanitaires. Depuis son arrivée à l’Élysée en mai 2017, c’est la lutte contre le harcèlement scolaire qui semble animer Brigitte Macron, ancienne professeur de lettres dans différents établissements picards et parisiens. La première dame a multiplié cette année les déplacements dans les écoles et les lycées, aux côtés du ministre de l’Éducation Nationale, Jean-Michel Blanquer, pour y évoquer ce fléau qui toucherait un enfant sur dix, selon les chiffres du ministère de l’Éducation Nationale.

Une réelle expérience

Brigitte Macron n’a pas attendu la journée nationale de lutte contre le harcèlement, en novembre, pour se mobiliser. Déjà en mars dernier, elle s’était rendue au lycée Carnot, à Dijon, et a assisté à un forum théâtralisé, animé par des élèves « ambassadeurs contre le harcèlement » des académies de Dijon et d’Aix-en-Provence. Elle avait, à cette occasion, confié recevoir des courriers d’adolescents, en tant que première dame et ancienne enseignante, racontant l’enfer qu’ils vivent dans les cours de récréation ou les salles de classe. « Certains ados m’écrivent parce qu’ils savent que j’ai été prof. Et je peux vous dire que leurs lettres sont déchirantes. C’est très destructeur. Comment voulez-vous vous construire quand les autres pensent ça de vous. Vous avez une vision totalement dévalorisée de vous-même ».

Lors de sa visite au collège des Petits Ponts à Clamart (92) mi-novembre, en compagnie de Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, et Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation, Brigitte Macron a fait part de la façon dont elle a été amenée à gérer le harcèlement scolaire lorsqu’elle était professeur. « Le harcèlement scolaire, j’en avais connaissance lors de l’heure de vie de classe. En général, je ne prenais pas toujours les filles et les garçons ensemble, et la parole se libérait. Et quand elle ne se libérait pas, c’est à ce moment-là que je voyais quand un élève était gêné, empêché de parler. Après, j’essayais de le prendre entre quatre yeux, et j’essayais aussi de gérer directement avec le harceleur. Et à partir du moment où il est identifié, souvent, il se calme. Je dis il ou elle, mais il n’y a pas de sexisme en matière de harcèlement. »

« Un apprentissage de la bienveillance »

Selon Brigitte Macron, la prévention en matière de harcèlement doit débuter dès les premières années de scolarisation. « Je voudrais qu’à l’école, il y ait déjà un apprentissage de la bienveillance, parce que chez les petits, ce n’est pas sur Internet que ça se passe. Parfois, les harceleurs ne se rendent pas toujours compte qu’ils le sont. On peut l’être à son insu, pour rire… Donc il faut véritablement qu’il y ait une information », affirme-t-elle sur RTL en marge de la journée nationale consacrée à la lutte contre le harcèlement scolaire, le 8 novembre. Et de citer le modèle danois, où dès le plus jeune âge, les enfants sont sensibilisés à la bienveillance, à l’empathie et au maniement d’Internet. « Nous, on ne nous apprend pas et il ne faut pas croire que c’est inné. Ça fait partie de l’acquis et je pense qu’on doit l’acquérir très rapidement », souligne la première dame.

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