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Le pape François presse le monde à la « fraternité »

Massimo Valicchia / NurPhoto
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Sans fraternité, ″nos efforts pour un monde plus juste s’essoufflent″ et risquent de devenir ″des structures sans âme″, a mis en garde le pape François le 25 décembre 2018 lors de son traditionnel message de paix de Noël depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre au Vatican. Il a ensuite donné la bénédiction Urbi et Orbi, à la ville et au monde.

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Le message “universel” de Noël nous révèle que ”Dieu est un Père bon et que nous sommes tous frères”, a affirmé le Souverain pontife. “Cette vérité est à la base de la vision chrétienne de l’humanité”, a-t-il souligné. C′est pourquoi, l′évêque de Rome a lancé des “vœux de fraternité” entre les personnes de nations, de religions, de cultures, d’idées différentes, “mais capables de se respecter” et de s’écouter.

“Sans la fraternité que Jésus Christ nous a offerte, a déclaré le chef de l′Eglise catholique, nos efforts pour un monde plus juste s’essoufflent, et même les meilleurs projets risquent de devenir des structures sans âme”. Le Christ est venu “révéler le visage de Dieu à tous ceux qui le cherchent”, a-t-il expliqué. Par son Incarnation, Il indique que “le salut passe par l’amour, l’accueil, le respect de notre pauvre humanité”.

Le pape a ainsi évoqué dans son message “les peuples qui subissent des colonisations idéologiques, culturelles et économiques en voyant violées leur liberté et leur identité, et qui souffrent de faim et du manque des services éducatifs et sanitaires”. Il a notamment eu une pensée pour ceux qui célèbrent Noël dans des “contextes difficiles, pour ne pas dire hostiles”. Surtout là où la communauté chrétienne est en “minorité, parfois vulnérable et non considérée”. “Que le Seigneur leur donne, ainsi qu’à toutes les minorités, de vivre en paix et de voir reconnaître leurs droits, surtout la liberté religieuse”, a-t-il imploré.

“Reprendre le dialogue” en Terre Sainte

“Que cette fête de Noël nous fasse redécouvrir les liens de fraternité qui nous unissent en tant qu’êtres humains et lient tous les peuples”, a imploré le successeur de Pierre avant de lister certains des principaux conflits dans le monde. Cette énumération a commencé par la Terre Sainte, “terre choisie par le Seigneur pour montrer son visage d’amour”, et le conflit israélo-palestinien. Le pontife a ainsi souhaité que les deux parties puissent “reprendre le dialogue et entreprendre un chemin de paix”.

Le pontife a ensuite souhaité que “la bien-aimée et martyrisée Syrie” retrouve la fraternité “après ces longues années de guerre” par le biais d′une solution politique “qui mette de côté les divisions et les intérêts partisans”. Les Syriens, “surtout ceux qui ont dû quitter leur terre pour chercher refuge ailleurs”, pourront ainsi selon lui “retourner vivre en paix dans leur pays”.

Le pape a également cité le Yémen et “l’espoir” que représente la trêve obtenue grâce à la médiation de la communauté internationale. Que cet espoir puisse “soulager les nombreux enfants et les populations épuisés par la guerre et la famine”, a-t-il exprimé. Après des années de conflit, ce pays de la péninsule arabique connaît depuis le 18 décembre une trêve dans les combats. Fragile, celle-ci est placée sous la supervision des Nations unies.

“Reconquérir une paix durable qui tarde à venir”

Des millions de personnes sont réfugiés ou déplacés en Afrique, a encore pointé le 266e pape, et ont besoin d’assistance humanitaire ainsi que de sécurité alimentaire. “Que le Divin Enfant, Roi de la paix, fasse taire les armes et fasse surgir une aube nouvelle de fraternité dans tout le continent”, notamment par l′intermédiaire de “ceux qui œuvrent pour favoriser des processus de réconciliation au niveau politique et social”.

Pour la péninsule coréenne, le pape François a souhaité des “solutions partagées” qui permettent le “développement et le bien-être” de tous. Au Nicaragua, confronté à de violentes tensions depuis plusieurs mois, que les uns et les autres “se redécouvrent frères”, a imploré le pontife. Au Venezuela, marqué par des affrontements depuis plusieurs années, les différentes composantes sociales doivent travailler ensemble pour “assister les couches les plus faibles”, a-t-il demandé.

Massimo Valicchia / NurPhoto

Le successeur de Pierre a encore imploré le Seigneur pour “la bien-aimée Ukraine, désireuse de reconquérir une paix durable qui tarde à venir”. Grâce à la paix uniquement, a-t-il noté, le pays pourra rétablir des conditions de vie. Le pape s′est dit “proche des communautés chrétiennes de cette région”, et a assuré prier pour qu’elles puissent “tisser des liens de fraternité et d’amitié”. Une allusion à l’autocéphalie accordée à l’Eglise orthodoxe ukrainienne par le Patriarcat œcuménique de Constantinople mais dénoncée par le Patriarcat orthodoxe de Moscou, qui voit ainsi son territoire amputé.

Marque d’attention pour les migrants

Pour cette bénédiction, le pape était entouré du cardinal Kevin Farrell, préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, et du cardinal Renato Martino, président émérite de l’ancien Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement. Le choix de ces deux hauts prélats est une illustration du souci manifesté par le pape François pour les migrants.

La bénédiction Urbi et Orbi est traditionnellement donnée par l’évêque de Rome le jour de Noël et le jour de Pâques, depuis la loggia centrale de la plus grande basilique au monde, seulement utilisée pour ces occasions et l’Habemus papam. Sur le parvis de la basilique, le corps de la Garde suisse et celui de la Gendarmerie vaticane sont à la droite du pontife. Des soldats et gendarmes de la République italienne leur font face.

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