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Ne nous laissons pas voler la joie de Noël !

nativity scene
Guillaume POLI I CIRIC
24 décembre 2015 : crèche vivante avec les enfants du village en costumes traditionnels provençaux, pendant la veillée de Noël. Ramatuelle, Var (83), France.
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La joie de Noël, au folklore attendrissant, est avant tout surnaturelle. Dans l’étable de Bethléem mais aussi dans le cœur de tous les hommes, la naissance du Sauveur est une joie prophétique que Dieu nous donne pour le Salut de tous.

Chaque année, la même appréhension resurgit : et si les événements négatifs que l’actualité déverse sur nos écrans allaient nous gâcher la fête de Noël ? Comment retrouver et goûter la « magie » de la naissance de Jésus tandis que la marche du monde n’est pas tout à fait à l’unisson de son glorieux mais humble avènement, du mystère joyeux de la Nativité ? Pour répondre à cette question, il est nécessaire de replacer la fête dans sa perspective théologale, c’est-à-dire dans sa dimension divine.

Noël n’est ni un mythe, ni du folklore

Car Noël n’est ni du folklore, ni de l’optimisme attendrissant à bon marché. Bien sûr, les crèches, les santons, les guirlandes, les bougies, tous les signes et le décorum d’usage que nous prenons plaisir à ressortir et reconstituer à l’approche du 25 décembre, ont toute leur place dans nos préparatifs. Cependant, ils ne doivent pas nous faire oublier que la naissance du Prince de la Paix n’est pas née de l’imagination de conteurs qui désiraient égayer les hommes confrontés aux premiers assauts des frimas de l’hiver. Noël n’est pas non plus un mythe réconfortant, à l’usage de populations qui se résignaient à vivre calfeutrées pour de longs mois à l’intérieur de leurs habitacles.

Noël est un don de Dieu. Et si le Messie a été engendré par une femme de notre humanité, qu’il a été prophétisé par des hommes qui se faisaient l’écho de l’attente des pauvres, il n’en reste pas moins que la Parole de Dieu qui l’annonçait était inspirée elle-même par Dieu. Et au final, c’est cette même Parole qui vient habiter parmi nous ! Ce qui signifie que l’action de Dieu est première et centrale dans l’événement de la Nativité.

Primauté de Dieu

En rappelant cette primauté de Dieu, l’histoire sainte ne minimise pas l’action et les attentes des hommes. La foi nous apprend simplement que Noël résulte d’abord de la fidélité du Très-Haut à Ses promesses. Promesses adressées à son peuple sans discontinuer, depuis celle qui fut dite à Adam et Eve après leur chute, jusqu’à celles transmises aux derniers prophètes de l’Ancien Testament.

Une fois Noël replacé dans cette perspective divine, alors la question que nous formulions au sujet de l’actualité morose qui en obscurcit le mystère, reçoit sa réponse : la joie de Noël n’est pas d’abord à chercher dans les illuminations de nos grandes villes, dans l’atmosphère festive qui se dégage de la course fébrile aux achats. L’allégresse de l’Avent et de la Nativité sont, comme Jésus, des dons de Dieu. Aussi le meilleur moyen d’accueillir cette joie est-il de prier, d’attendre dans notre intériorité la venue du Sauveur dans notre cœur. Là, dans les replis de notre esprit, le cœur en « mode veille », les yeux intérieurs fixé sur la bonté de Dieu, nous atténuons considérablement les risques de nous décourager devant les mauvaises nouvelles extérieures qui ne font aucune trêve.

Joie naturelle et joie surnaturelle

Pour le dire plus simplement : la joie de Noël est une joie surnaturelle. Certes, il est important que nous décorions nos maisons, que nous confectionnions la crèche (ne serait-ce que pour nos enfants, pour lesquels elle est une catéchèse sans parole). Nous sommes des êtres de chair : les préparatifs ne doivent pas négliger les yeux, ni aucune dimension de notre sensibilité. Seulement, tout le décorum extérieur ne nous sera d’aucune utilité si notre esprit est déprimé ! De même, Jésus pourra naître mille fois à Bethléem, s’il ne naît pas dans notre âme, c’est en vain qu’il est venu parmi nous, comme le disait le théologien allemand Angelus Silésius (1624-1677).

Joie prophétique

La situation des habitants actuels de Bethléem n’est pas paradisiaque. Cela ne les empêchera pas de fêter Noël comme nous dans la basilique de la Nativité, où se rendent les pèlerins de Terre Sainte. Il ne s’agit pas de s’aveugler sur les malheurs du temps. Ni de faire artificiellement une « trêve enchantée », comme on prend une drogue afin de fuir la réalité. Il s’agit de commencer à goûter la joie prophétique qui, un Jour, ne connaîtra jamais de fin. La joie de Noël annonce en effet celle, sans déclin, de la Pâque éternelle.

C’est un Sauveur qui nous est né, ainsi que le proclame les anges aux bergers la nuit de Noël. Et un sauveur surgit rarement dans une situation de pleine béatitude. Notre époque ne fait pas exception.

Bergers missionnaires

Ne nous laissons pas voler la joie de Noël ! Pour cela, frappons à la bonne porte afin de la recevoir des mains de Celui qui ne nous la refusera pas ! Et prions Marie, cause de notre joie, afin que nous devenions les prophètes de Celui qui est le seul à même de pouvoir la dispenser à ceux qui ignorent sa source. Alors l’allégresse après laquelle courent nos frères, en cette période où nos villes se parent de lumières, prendra-t-elle le visage de l’Enfant « qui nous a été donné » comme l’écrivait Isaïe.

Quant à nous, serons-nous plus timorés que les bergers qui furent les premiers à faire connaître ce qu’il leur avait été dit de cet Enfant par les anges (Lc 2, 17) ? Les bergers, catégorie assez méprisée à l’époque, mais dont la Providence fit les premiers missionnaires ! Aussi n’avons-nous besoin, de notre côté, d’aucun diplôme de théologie pour devenir les messagers d’une joie plus forte que les vents contraires des événements du temps présent !

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