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Mélanie la Jeune, cette Romaine qui a affranchi 8.000 esclaves

MELANIA THE YOUNGER
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Sainte Mélanie la Jeune (Ve siècle), fêtée le 31 décembre, appartenait a une riche famille romaine qui possédait, et c'était alors la norme, de nombreux esclaves. La jeune femme les rendit libre et renonça à la fortune familiale pour mieux embrasser la religion du Christ.

« Dans le monde romain des premiers siècles, l’esclave était partout ; (…) il fallait être bien pauvre pour n’en posséder au moins un », écrit l’historien Marc Bloch. La famille à laquelle appartient Valeria Melania en avait des milliers à ses ordres pour cultiver leurs immenses domaines. La jeune Mélanie leur rendit la liberté, fidèle à l’Église qui encouragea vivement les affranchissements contre les mœurs de l’époque.

Guidée par un idéal chrétien

C’est sa grand-mère du même nom, dite Mélanie l’Ancienne, qui instilla en elle le désir de la vie monastique. Son aïeule avait en effet vendu ses biens avant d’aller fonder un monastère à Jérusalem. Mais contre ses aspirations, les parents de Mélanie la Jeune la donnèrent en mariage à l’âge de 14 ans à un cousin, aristocrate de sa condition. Suite à la perte de leur deux enfants, la jeune femme demande à son époux de la laisser suivre son idéal de vie chrétienne. L’évêque et écrivain Palladios retranscrit ainsi ses termes :

« Si tu acceptes de vivre avec moi dans la chasteté selon la Parole, je te reconnais pour maître et seigneur de ma vie ; mais si cela te paraît trop lourd, parce que tu es jeune, prends mes biens et rends-moi ma liberté : que je puisse accomplir mon désir qui est conforme à la volonté de Dieu, et être la digne héritière de la ferveur de ma grand-mère dont je porte le nom. »

Loin de la répudier, son époux la suit, et accepte de liquider des biens dont il aurait pu se rendre maître au profit de plusieurs églises d’Orient et d’Occident. Parmi ces « biens », 8.000 esclaves qui sont libérés et reçoivent chacun une petite somme d’argent.

Un acte loin d’être anodin

En agissant ainsi, les deux héritiers d’une des plus grande fortune romaine ébranlaient dangereusement des piliers sur lesquels reposait la société : la puissance du sénat, dont les biens de Mélanie et son époux était le signe, et les esclaves, dont l’affranchissement était permis mais limité. Ils ne purent ainsi se délester de leur immense patrimoine sans l’aide de l’impératrice chrétienne Serena, qui intercéda en leur faveur contre les sénateurs.

Cet acte est conforme à la volonté de l’Église, qui encouragea l’affranchissement des esclaves à travers ses pères comme Jean Chrysostome, saint Augustin ou encore Grégoire le Grand. Les conciles qui se sont succédés durant les premiers siècles après J.C. édictèrent des mesures pour humaniser le sort de l’esclave pour que, du statut de chose que le droit romain lui donnait, il acquiert progressivement une dignité jusqu’à ce que l’esclavage antique disparaisse au début du Moyen Âge.

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