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Ces comptines qui font la part belle à la tradition chrétienne

MALBOUROUGH SONG
US National Library of Medicine
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Le 1er décembre, nous fêtons saint Eloi, évêque de Noyon et conseiller du roi Dagobert, connu, dans la chanson, pour avoir dit au roi que Sa Majesté était mal culottée. L’occasion de retrouver les comptines de notre jeunesse, qui, sans que nous l’ayons nécessairement réalisé à l’époque, sont inspirées de la tradition chrétienne.

« Le Bon Roi Dagobert », « Frère Jacques », « Malbrough s’en va-t-en guerre »… Les références à la foi chrétienne sont parfois très explicites, parfois moins, mais il est amusant de constater combien certaines comptines populaires sont bercées de culture religieuse.

« Le Bon Roi Dagobert »

Sa Majesté ne peut rien faire sans la présence de son conseiller, le bon Saint Eloi, appelé « bon » déjà à l’époque en raison de sa générosité envers les plus pauvres. Il est souvent représenté sur les marches de son palais, distribuant du pain, mais aussi ses meubles et ses chaussures lorsque la foule était nombreuse. Dans la chanson, Dagobert a tellement l’habitude d’être secondé par saint Eloi qu’il lui demande, dans le dernier couplet, au moment de sa mort, de mourir pour lui.

« Frère Jacques »

Cette célèbre berceuse datant du XVIIIe met en scène un moine, Frère Jacques, invité à « sonner les matines ». Les matines, ou vigiles, sont le premier office de la liturgie des heures, destiné à sanctifier le temps de la nuit.

« Malbrough s’en va-t-en guerre »

Les paroles dateraient de la bataille de Malplaquet, qui a eu lieu le 11 septembre 1709 dans les Pays-Bas espagnols, au cours de la guerre de Succession d’Espagne qui opposa la France aux coalisés autrichiens, hollandais et anglais. Le général John Churchill, premier duc de Marlborough, y fut grièvement blessé. L’essentiel de sa carrière militaire ayant été de lutter contre la France, les Français s’amusèrent à raconter sur un ton parodique sa mort et son enterrement. Cette chanson ne connut du succès qu’à partir de 1781. Geneviève Poitrine, nourrice du premier dauphin de Louis XVI, la chantait à l’enfant royal. Marie-Antoinette la reprit au clavecin et en lança la mode. Deux grandes fêtes chrétiennes y sont mentionnées : Pâques et la Sainte Trinité, célébrée le dimanche qui suit la Pentecôte.

« Il reviendra-z-à Pâques
Mironton, mironton, mirontaine
Il reviendra-z-à Pâques
Ou à la Trinité (bis) »

« Ô grand Saint Nicolas »

Saint Nicolas, évêque de Myre, était réputé pour sa bonté envers les pauvres et les enfants. C’est pourquoi le bon saint Nicolas est le saint patron des enfants, des écoliers, mais aussi des épiciers, des marins et des tonneliers. Il est particulièrement fêté le 6 décembre dans de nombreux pays européens et dans le nord et l’est de la France. Selon la tradition, Saint Nicolas, vêtu de son costume d’évêque, passe dans les maisons pour apporter aux enfants sages des friandises (fruits secs, pommes, gâteaux, bonbons, chocolats et surtout du pain d’épices représentant le saint évêque). D’où les paroles de la chanson :

« Ô grand Saint Nicolas
Patron des écoliers
Apporte-moi du sucre
Dans mes petits souliers
Je serai toujours sage
Comme un petit mouton
Je dirai mes prières
Pour avoir des bonbons »

« Entre le bœuf et l’âne gris »

À l’approche de Noël, nul ne peut s’empêcher de fredonner cette comptine de la Nativité. Selon la tradition populaire, les animaux ont réchauffé l’Enfant Jésus de leur souffle puissant. La présence de l’âne et du bœuf dans la crèche doit vraisemblablement son origine à Isaïe (chap 1, 3): « Le bœuf connaît son propriétaire, et l’âne, la crèche de son maître. Israël ne le connaît pas, mon peuple ne comprend pas ». Le bœuf est l’occupant habituel de l’étable où Marie et Joseph ont trouvé refuge. Quant à l’âne, mené par Joseph, il a porté Marie enceinte de Nazareth à Bethléem.

« Entre le bœuf et l’âne gris
Dort, dort, dort le petit fils

Refrain :
Mille anges divins
Mille séraphins
Volent à l’entour
De ce grand Dieu d’amour »

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