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Saint André, le premier à avoir cru en Jésus

Public Domain
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Si Pierre est considéré comme le premier apôtre, son frère André est le "Protoclet", premier à être appelé par Jésus.

Ce juif de Galilée, pêcheur du lac de Tibériade, est un disciple de Jean le Baptiste, jusqu’à ce que Jésus vienne recevoir le baptême des mains de ce dernier. André le suit aussitôt pour devenir l’un de ses disciples, et se révèle être un précieux intermédiaire.

Premier chrétien avant la lettre ?

Il est délicat d’évaluer la foi des disciples de Jésus : elle connaît une trajectoire sinueuse, vacille parfois, s’affermit au cours des évènements relatés dans les Évangiles. Celle d’André frappe par son immédiateté et sa spontanéité : « Voici l’Agneau de Dieu », dit Jean le Baptiste en voyant Jésus (Jn 1, 41), et André quitte aussitôt le premier pour suivre le second jusque chez lui. Accompagné d’un autre homme dont le nom est inconnu, il croise alors son frère Simon — qui ne s’appelle pas encore Pierre — et lui déclare avec assurance : « Nous avons trouvé le Messie ».

Dans l’Évangile de Matthieu, Jésus voit les deux frères en train de jeter leurs filets dans la mer, et leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes » (Mt 4, 19). André et Simon laissent là leur attirail de pêcheur pour endosser leur rôle de disciple.

Un précieux intermédiaire

À plusieurs reprises, l’entremise d’André s’avère fructueuse. Il présente à Jésus son frère, qui ne sera pas le moindre des apôtres : « “Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas“ — ce qui veut dire : Pierre » (Jn 1, 42). Simon-Pierre deviendra lui aussi un exemple de foi, déclarant explicitement à Jésus sa conviction qu’il est le Christ, Fils de Dieu. La réponse éclaire alors le mystère du surnom qui lui a été donné :

« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » (Mt 16, 18-19)

L’intermédiaire d’André a également favorisé l’un des miracles les plus célèbre de Jésus. Alors qu’une foule nombreuse entoure le Christ et les disciples, ces derniers sont préoccupés : comment vont-ils nourrir ces 5.000 hommes qui sont déjà là depuis longtemps ? Tandis que Philippe, peu optimiste, voit bien qu’ils n’ont pas assez d’argent pour sustenter autant de monde, André désigne à Jésus un jeune homme qui a cinq pains, et deux poissons. « Mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » (Jn 6, 9). Pourtant, le maître ordonne à ses disciples de les distribuer parmi la foule, et chacun mange à faim. C’est donc sur l’indication d’André que se produit le miracle de la multiplication des pains.

André et Pierre, une fraternité fondamentale

Tandis que Pierre, premier évêque de l’Église catholique, partit évangéliser Rome, André proclama l’Évangile sur les côtes de la mer Noire, raison pour laquelle il est le saint patron de la Russie et de la Grèce. Les deux apôtres connurent un martyre similaire : Pierre fut crucifié à Rome sur une croix inversée, et André fut aussi condamné à la crucifixion dans la ville grecque de Patras, sur une croix en X.

Pierre et André sont devenus un symbole œcuménique de fraternité entre les Églises d’Orient et d’Occident. Le crâne d’André, l’une des plus précieuses reliques conservées à la basilique Saint-Pierre de Rome, fut offerte au patriarche Athénagoras par le pape Paul VI en 1964. Lors de leur rencontre en Terre sainte la même année, Athénagoras offrit au successeur de Pierre une icône représentant les deux frères apôtres dans les bras l’un de l’autre, geste emblématique des liens qui unissent Rome et Constantinople, sœurs malgré le schisme.

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