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Fathi Baladi : sur le chemin des saints

Courtesy of Baladi's family
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Fathi Baladi est un jeune gréco-catholique libanais tué pendant la guerre du Liban, en voie d’être béatifié. Jean Paul II le portait dans son cœur. Un jeune si proche de notre temps.

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Les saints d’autrefois ont vécu à des époques et dans des cultures qui nous semblent parfois bien lointaines. S’ils nous sont proches spirituellement, nous avons souvent du mal à les prendre pour modèles tant le monde dans lequel ils vivaient est différent du nôtre.

Tel n’est pas le cas de Fathi Baladi, qui est né à Beyrouth le 22 septembre 1961 dans une famille melkite, autrement dit des catholiques de rite byzantin et de langue arabe. Son enfance se déroule dans la paix et la foi parmi des proches très croyants. Il n’a que 13 ans quand débute la guerre civile au Liban en 1975.

Abattu à bout portant

Son école située dans Beyrouth-Est est bombardée, et il trouve refuge dans le Collège des Apôtres, dans une zone moins exposée. Il passe un an aux États-Unis, et à son retour en 1980, il s’inscrit à l’académie d’architecture de la plus grande école des beaux-arts de Beyrouth, l’ALBA.

Le 30 décembre de la même année, il part visiter un camarade pour lui souhaiter les vœux du nouvel an et réviser ses cours. Il ne reviendra jamais. Arrivé à destination, il est abattu dans sa voiture de plusieurs balles tirées à bout portant. Ce n’était ni un milicien, ni un combattant. Juste un jeune étudiant chrétien. L’enquête policière ouverte à la suite de son assassinat n’a pas donné de suites. Il est enterré dans le caveau de la famille, au couvent grec-catholique du Saint-Sauveur, à côté de Beyrouth.

Une âme simple et secrète

Fathi Baladi tenait un journal spirituel où il notait ses pensées et ses prières, tandis que la guerre civile faisait rage au Liban. Il y révèle une âme simple et toute abandonnée dans les mains du Seigneur. Il considérait la vie sur terre comme un don donné par Dieu pour se mettre au service des autres. Sa sœur Gina confesse « qu’il était si discret que c’est après coup que nous nous sommes rendu compte de l’élévation de son âme ».

Diverses manifestations extraordinaires vont rapidement entourer son tombeau, notamment des suintements et des parfums suaves. De nombreuses guérisons lui sont également attribuées. Ainsi le 3 janvier 1982, Joséphine Louis Merhi, une mère de famille, est guérie d’un ulcère duodénal par l’intercession de Fathi Baladi. Sa guérison a été totale et instantanée. La même année, Fadia Saadé, atteinte d’une sclérodermie, une maladie incurable dont elle souffrait depuis 13 ans, est guérie en visitant le caveau de Fathi Baladi. Elle est toujours en excellente santé. Depuis, la liste des bénéficiaires de son intercession s’allonge sans cesse…

Ouverture du procès en béatification

La cause de Fathi Baladi a été ouverte en novembre 1984. Jean-Paul II manifeste alors un vif intérêt pour la figure de jeune chrétien libanais cruellement assassiné. Il confie en privé au patriarche des melkites Maximos V Hakim que « Fathi Baladi est toujours dans mon esprit ». En juillet 1994, le synode de l’Église melkite décide de poursuivre la procédure. Enfin en novembre 2018, la Congrégation pour la cause des saints a approuvé le procès de béatification comme martyr de Fathi Baladi. Mgr Cyrille Bustros, archevêque melkite de Beyrouth, l’a solennellement annoncé aux fidèles. Le postulateur désigné est le père Boulos Azzi, de l’Ordre libanais maronite.

Suivant l’usage, l’enquête cherchera d’abord à établir les éléments de sainteté de la vie de Fathi Baladi, à partir de ses écrits et de tous les témoignages recueillis depuis son enfance. Ce dossier présenté au Vatican devrait permettre d’établir l’héroïcité des vertus de Fathi Baladi et sa renommée de sainteté. Ne doutons pas que l’on reparlera bientôt de lui.

Prière de Fathi Baladi :

Je crois en un seul Dieu que j’aime. L’unique et le seul Dieu en qui chacun doit croire.
À ceux qui ne sont plus, je pense.
Pour ceux pour qui la vie n’est plus joie, je prie.
Pour ceux qui souffrent, qui sont affamés, qui meurent, je pleure.
Enfants du monde, je vous aime. Ô mon Dieu, je vous aime ! Vous être le plus grand !

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