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Sainte Aude ou Sainte Haude ?

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Statue de sainte Haude dans la Vallée des saints
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Le H n’est pas une coquetterie. Sainte Haude a bel et bien existé, en Bretagne, au VIème siècle, et sa courte vie est un beau témoignage de foi et de miséricorde. Si le prénom Haude est peu répandu, il n’en demeure pas moins le témoin privilégié de la tragique histoire de sa sainte-patronne. 

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Attention à ne pas les confondre. Il y a sainte Aude et sainte Haude. La première était une compagne de Sainte Geneviève, au Vème siècle, tandis que sainte Haude de Trémazan était la sœur de Saint Tanguy de Locmazhé, un abbé breton, qui vécut au VIe siècle selon la Tradition. Aude de Paris est fêtée le 18 novembre, l’autre le lendemain, le 19 novembre en même temps que son frère Tanguy.

La légende, écrite au XVe siècle, raconte qu’Haude, jeune fille pieuse et vertueuse, maltraitée par sa jalouse belle-mère, supportait des affronts quotidiens pour l’amour de Dieu. Sa marâtre la chargeait de corvées et Haude obéissait, priant la nuit si elle n’avait pu se rendre à la messe le jour. Elle prenait sur son ordinaire pour donner aux pauvres. Son frère Tanguy était parti depuis de nombreuses années à la cour du roi Childebert, et on le crût mort. Haude devint alors une riche héritière et un bon parti car elle était jolie. Sa belle-mère répandit des calomnies à son égard afin de faire fuir les prétendants et l’exila dans une ferme voisine. Un jour, Tanguy revint à Trémazan incognito et s’étonna de l’absence de sa sœur. Croyant qu’un prétendant n’était pas étranger à cette absence, sa belle-mère lui répondit qu’Haude avait déshonoré sa famille.

Tanguy, croyant à ces calomnies, chercha sa sœur, et, l’ayant trouvée près d’une fontaine, l’appela par son nom. Haude ne reconnut pas son frère, parti depuis longtemps, prit peur et s’enfuit. Tanguy prit cette fuite pour un aveu de honte en raison de sa mauvaise conduite, et, en colère, lui trancha la tête. Mais des voisins lui dirent à quel point Haude était sage et vertueuse. Tanguy, se rendant compte de sa terrible méprise, se rendit chez son père et avoua son crime. Haude se présenta alors, tenant sa tête dans ses mains. Elle la posa sur son cou où elle se ressouda. Elle se tourna vers son frère et lui dit que la Sainte Vierge avait obtenu son pardon, tandis que la marâtre tombait foudroyée. Haude pardonna à son frère et mourut le 18 novembre 545. Horrifié, Tanguy se repentit sévèrement et se forma à la vie monastique sous la direction de l’évêque saint Pol de Léon, avant de fonder sa propre abbaye. Une chapelle est édifiée à Kersaint en l’honneur de sainte Haude et saint Tanguy.

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