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Élisabeth de Hongrie, une princesse au service des pauvres

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Les Journées Mondiales des pauvres auront lieu du 16 au 18 novembre à Paris. Elles commenceront fort à propos le jour de la sainte Élisabeth de Thuringe, princesse de Hongrie et contemporaine de saint François d'Assise qui offre un royal exemple de miséricorde et de charité.

En la cour hongroise du XIIIe siècle naquit Élisabeth, pieuse princesse qui dès sa plus tendre enfance récitait ses prières et manifestait sa tendresse envers les pauvres. Mais âgée seulement de quatre ans, elle part vivre à Thuringe, en Allemagne, où elle doit devenir duchesse. C’est là qu’elle fait la rencontre des franciscains et se met entièrement au service des pauvres.

Un mariage dans la charité

Alors que le parti régnant veut la chasser de la cour de Thuringe suite aux erreurs politiques de son père, son promis ne s’en laisse pas conter : Louis de Thuringe épouse Élisabeth, à laquelle il était lié aussi bien par une alliance diplomatique qu’un amour sincère. Ceux qui devinrent respectivement bienheureux et sainte s’élevèrent l’un l’autre dans la foi : la femme offrait à son mari un exemple de dévotion et de charité, le mari protégeait et soutenait sa femme dans ses œuvres de générosité.

Car l’abnégation de la princesse avait de quoi surpendre et faisait jaser autour d’elle, comme le montrent les anecdotes rappelées par Benoît XVI dans son audience générale du 20 octobre 2010. Comme elle donnait à boire et à manger aux pauvres, vendant ses parures et le blé du château pour subvenir à leurs besoins, les conseillers du roi l’alertèrent sur ces excessives prodigualités : «Tant qu’elle ne vend pas le château, j’en suis content !», répondit-il, en réalité admiratif de la générosité de sa femme. Il aurait même été témoin d’un miracle en présence d’Élisabeth : alors que celle-ci marchait sur la route avec son tablier rempli de pain pour les pauvres, le roi croisa sa route et lui demanda ce qu’elle portait. En ouvrant son tablier, les pains ne s’étaient non pas multipliés mais changés en de magnifiques roses, symbole de charité.

Un jour encore, en entrant dans une église le jour de l’Assomption, elle retira sa couronne et la déposa devant la croix, se prostrant sur le sol. Aux reproches que lui fit sa belle-mère, elle répondit: « Comment moi, misérable créature, puis-je continuer de porter une couronne de dignité terrestre, lorsque je vois mon Roi Jésus Christ couronné d’épines ? »

Un veuvage dans la pauvreté et la sainteté

Les époux qui avaient trouvé un soutien spirituel chez les frères mineurs furent séparé par la mort de Louis, parti en croisade. La jeune veuve de 20 ans est alors chassée du château par son beau-frère qui, voyant en sa piété le signe de son incompétence, s’arroge le trône de Thuringe. Les perles furent jetées aux pourceaux : forcée de dormir dans une porcherie, la princesse déchue mena une vie précaire avec ses trois enfants jusqu’à ce que certains parents les réhabilitent à la cour. Refusant de se remarier, elle se pare de la robe grise des franciscains et offre la totalité de ses biens aux pauvres et leur resta dévouée jusqu’à sa mort, à l’âge de 24 ans.

Les témoignages de sa charité abondèrent tant qu’elle fut canonisée seulement quatre ans après sa mort par le pape Grégoire IX. La même année se dressa en son honneur l’église Sainte-Élisabeth à Marburg. Depuis, Élisabeth est la sainte patronne du Tiers Ordre franciscain, incarnant avec majesté l’idéal de pauvreté prônée par saint François dont elle était l’illustre contemporaine.

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