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L’expression « vieux briscard » provient en réalité d’un bout de tissu

@ Elodie Prato
Brisques sur uniforme de Poilu - Exposition "Revivre en 1918" organisée par la Ville de Montmorency (95).
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L’expression « vieux briscard » est passée dans le langage courant à l’issue de la Grande Guerre et des nombreux héros anonymes qu’elle a révélés. Aleteia vous raconte la genèse de cette expression.

« Un vieux briscard ! », cette expression, qui évoque une certaine dose d’expérience conjuguée à une intelligence de situation de la part de celui qui est qualifié ainsi vient en réalité du mot « brisque », un galon cousu sur la manche des soldats. Le mot brisque apparaît pour la première fois dans l’argot des soldats de l’époque napoléonienne. Il désigne le chevron, galon en forme de V renversé, cousu sur la manche de l’uniforme des soldats qui se réengageaient, appelés les briscards de la garde impériale.

L’expression est ensuite réutilisée pour désigner les Poilus à qui l’Armée française attribuait des brisques selon le temps passé sur la ligne de front. Sur la manche gauche, le premier chevron correspondait à une année passée au front. Les chevrons suivants correspondaient chacun à six mois de plus. Quant aux chevrons cousus sur la manche droite, ils indiquaient le nombre de blessures de guerre. Les brisques prouvaient donc l’expérience du feu d’un soldat. Plus il y avait de brisques, plus le soldat était expérimenté, il était alors un vieux briscard.

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On retrouve l’expression chez Henri Barbusse dans son récit racontant sa vie dans les tranchées intitulé Le Feu, lauréat du prix Goncourt de l’année 1916 : « Tous ceux qui chez nous ne montent pas aux tranchées, ou ceux qui ne vont jamais en première ligne ou même ceux qui n’y vont que de temps en temps, c’est, si tu veux, des embusqués et tu verrais combien y en a, si on ne donnait des brisques qu’aux vrais combattants. »

Ou encore dans Les Rustiques, nouvelles villageoises de Louis Pergaud en 1921 : « Il vit à l’horizon se dresser la haute silhouette de son ennemi qui revenait sans doute de visiter son collègue, le garde-forestier de la Joux, un vieux briscard comme lui avec qui il aimait à rappeler le passé et à choquer le verre. » (Une revanche). Par extension, un « vieux briscard » est un homme chevronné, qui témoigne d’une longue expérience dans un domaine, qui connait toutes les ficelles.

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