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Ce centurion romain qui a laissé une trace indélébile dans la liturgie

KOMUNIA ŚWIĘTA
Shutterstock
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"Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole, et je serai guéri". Des millions de fidèles prononcent cette phrase avant de communier. Aleteia vous explique d'où elle provient.

« Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole, et je serai guéri ». En prononçant cette phrase les chrétiens seraient tentés de croire que par la communion, ils reçoivent en eux le Seigneur. Même s’ils ne s’en estiment pas dignes, ils sont pécheurs, Dieu a le pouvoir de les guérir par la rédemption. Pourtant la version latine de cette prière a de quoi intriguer puisque « non sum dignum ut intres sub tectum meum » veut littéralement dire « je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ». Mais de quel « toit » parle-t-on ? De quelle « parole » s’agit-il ? Saint Matthieu en parle dans son Évangile, au chapitre 8 (Mt 8, 5-13) :

« Comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : ‘Va’, et il va ; à un autre : ‘Viens’, et il vient, et à mon esclave : ‘Fais ceci’, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux,
mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri. »

Comment le Seigneur nous guérit

C’est donc un centurion romain qui est à l’origine de cette courte prière. Un païen dont la foi suscite l’admiration du Christ. C’est cette foi sans pareil qui est proposée aux fidèles comme modèle à travers sa parole. La phrase a subi quelques modifications pour être adaptée au sacrement de l’Eucharistie absent du contexte. C’est précisément le passage du concret à l’abstrait, du sens littéral à la métaphore qui justifie le lien avec la communion. Le « toit », la demeure du centurion, devient le corps, l’âme, et les fidèles sont à la fois l’officier et son serviteur, le malade et celui qui demande la guérison.

Alors que Jésus effectue toujours ses guérisons miraculeuses en présence du malade par l’imposition des mains ou par des paroles, le centurion croit qu’Il à le pouvoir de guérir son serviteur sans même le voir. Connaître l’origine de cette phrase nous permet ainsi de méditer sur la capacité qu’à Jésus de guérir « à distance », spatiale pour l’officier romain et son serviteur, à travers la parole du Seigneur pour les fidèles à travers l’Eucharistie. C’est bien cette guérison malgré la distance qui sépare les chrétiens de Jésus et malgré leurs imperfections qui doit faire l’objet de leur foi.

Tags:
Communion
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