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Enfants uniques, dans quelle mesure faut-il les occuper ?

FAMILY
By George Rudy | Shutterstock
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La plupart des parents d’enfant unique ont ce souci légitime et nécessaire de chercher à occuper leur progéniture, afin de leur faire côtoyer d’autres enfants et de les tourner vers les autres. Cependant, le respect de leur personnalité, de leur rythme et l’expérience de l’ennui représentent les limites d’un enchaînement d’activités parfois poussé à l’extrême.

La tentation est grande, lorsqu’on est parent d’un seul enfant, de multiplier les activités afin de le soustraire à la solitude et à l’ennui. En effet, les psychologues s’accordent sur la nécessité d’ouvrir un enfant unique sur l’extérieur, de lui faire côtoyer d’autres enfants, pour compenser l’absence de frères et sœurs, qui sont autant d’acteurs favorisant la construction de soi et l’apprentissage des règles de la vie en société. En revanche, il s’agit aussi de respecter la personnalité de l’enfant, son rythme, et de ne pas culpabiliser si vous n’avez rien de prévu un samedi après-midi.

Une vraie préoccupation

Proposer des jeux ou des activités, anticiper les moments où l’enfant sera seul, organiser minutieusement chaque journée de vacances, est un véritable casse-tête pour une grande majorité de parents d’enfant unique, « peut-être plus du côté des mères », souligne Christelle, professeur d’anglais et maman de Jeanne, 8 ans. « Le souci d’occuper Jeanne est omniprésent chez moi ! », confie-t-elle. « Surtout pendant les vacances ! Le soir, je cherche des idées pour organiser la journée du lendemain, quand on se déplace, je me préoccupe de savoir s’il y aura une aire de jeux ou d’autres activités pour la distraire. On invite souvent des petites amies. La pensée qu’elle reste seule m’embête. Et pourtant, elle investit très bien les moments où elle est seule, mais c’est moi qui la coupe pour lui proposer une balade ou une sortie. » Difficile, donc, de vivre en permanence cette tension entre le désir de les occuper, accentué par une pointe de culpabilité, et l’agitation que provoque une surenchère d’activités.

Ouvrir l’enfant vers l’extérieur

La raison de cette préoccupation quotidienne ? Éviter l’ennui, le repli sur soi, faire interagir l’enfant avec d’autres enfants de son âge, pour apprendre le partage, la réciprocité, la confrontation, la patience… Concrètement, cela passe par des invitations d’amis à la maison, des retrouvailles régulières avec ses cousins, des activités extra-scolaires, le scoutisme…

L’ouvrir vers l’extérieur ne demande pas nécessairement un énorme investissement, cela peut être d’entreprendre un jeu avec lui, de l’inviter à faire une course ou de la cuisine, de lui faire découvrir la nature et les animaux à travers le jardinage, les balades en forêt ou un animal de compagnie.

Les limites de la suractivité

Il est important que l’enfant se décentre de lui-même, mais attention, prévient Sylvie Angel, psychiatre et thérapeute familiale, pas question d’aller à l’encontre de sa personnalité : « Il faut respecter les caractères, les passions et les intérêts de chacun. Certains sont plus introvertis et sélectifs, appréciant la lecture, le piano ou Internet, alors que d’autres préfèrent les soirées entre copains, les sports collectifs et les colonies de vacances. L’essentiel, c’est que l’enfant se sente bien. »

Nul besoin de surcharger son agenda. Les moments qu’il passe seul à jouer librement participent au développement de son autonomie, accentuent sa débrouillardise, sa capacité à prendre des initiatives, à découvrir ses propres centres d’intérêt et à apprendre par lui-même. Laissez-le décider de ce à quoi il veut jouer, comment, avec quoi et pendant combien de temps. Parfois, à force d’activités dans tous les sens, un enfant n’a plus le temps de lire, ni de s’ennuyer, activités ô combien bénéfiques pour le développement de son imagination.

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