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Un chef-d’œuvre de Caravage volé il y a 50 ans, bientôt retrouvé ?

NATIVITY CARAVAGGIO
Domaine Public
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De nouveaux indices incitent les autorités italiennes a rouvrir l'une des plus célèbres affaire de vol d'œuvre d'art : la disparition, en 1969, de La Nativité de Caravage.

L’un des tableaux les plus recherchés au monde serait-il en passe d’être bientôt retrouvé ? Classé en deuxième position sur la liste du FBI des « dix principaux crimes d’art« , le tableau de Caravage ne cesse d’obséder les enquêteurs depuis 49 ans. Suite à nouveaux indices, le Vatican a convoqué cette semaine une conférence d’experts pour tenter de localiser la peinture la plus recherchée au monde.

NATIVITY CARAVAGGIO
Domaine Public

Réalisée en 1609 pour l’oratoire San Lorenzo, à Palerme, La Nativité de Caravage est l’un des plus beaux chefs-d’œuvre du peintre. Il a pourtant connu une histoire tragique. Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1969, deux malfaiteurs s’introduisent dans l’oratoire. Armés d’un couteau, ils découpent la toile et s’enfuient avec. À l’époque, la piste privilégiée est celle d’un acte commis par la mafia sicilienne, voyant dans l’œuvre une juteuse manne financière. Depuis le vol, les enquêteurs n’ont jamais réussi à remonter la piste du crime et ils ont longtemps pensé que la toile avait été détruite. Mais de récents indices pourraient leur redonner espoir.

Entre les mains d’un des plus grands gangsters siciliens

Dans les années 1960, aucun crime majeur ne pouvait se produire à Palerme sans que la mafia n’en soit informée. Naturellement, les enquêteurs se sont donc tournés vers les leaders de la mafia pour obtenir des indices. Pendant plusieurs années, beaucoup ont été interrogés et de nombreuses histoires, plus rocambolesques les unes que les autres, en sont sorties. L’un d’eux a déclaré que La Nativité avait brûlée dans un incendie ; un autre, que le tableau avait été abandonné et par la suite mangé par des souris ou des cochons ; un autre encore a déclaré qu’il avait été caché puis dévoilé seulement lors de réunions entre chefs de la mafia. Un autre est même allé jusqu’à dire qu’un gangster l’aurait utilisé comme tapis…

Puis, en mai dernier, Gaetano Grado, un ancien membre de la mafia, a raconté à la Commission parlementaire Antimafia, une histoire inédite, et plus crédible, permettant aux enquêteurs de se lancer sur une nouvelle piste. Selon Grado, peu de temps après le vol, le tableau s’est retrouvé entre les mains de Gaetano Badalamenti, l’un des plus grands gangsters siciliens, décédé en 2004. Ce dernier avait fait appel à Grado, alors membre de la mafia en charge du centre-ville de Palerme, pour examiner le tableau. Grado raconte également que Badalamenti avait aussi invité un très vieux revendeur d’art suisse à voir la toile. Lorsque le revendeur a vu le Caravage, il s’est assis et a pleuré énormément, à tel point que le chef de la mafia a pensé qu’il était stupide. Le Suisse a alors annoncé qu’il sera obligé de découper le tableau en plusieurs morceaux parce qu’il ne pourrait le vendre autrement. Cet homme, dont le nom a été gardé secret par la Commission parlementaire, est décédé depuis.

Qui est vraiment le commanditaire du vol ?

C’est la toute première fois que les enquêteurs ont pu obtenir un élément essentiel sur les circonstances du vol, ce qui leur donne espoir que le tableau existe toujours. Mais pour Bernardo Tortorici di Raffadali, président des amis du musée Siciliani, les conditions restent floues. Est-ce réellement la mafia sicilienne qui a commandité le vol ? Le tableau a été découpé avec tellement de soin et « sans y laisser un milligramme de peinture » que l’idée d’un vol à la légère est totalement exclue. Pour les experts, il y a très certainement eu une collaboration étroite entre les commanditaires, qui restent inconnus, et des experts en art. Selon une source restée secrète, le vol pourrait également avoir été commandité par une famille très puissante vivant en dehors de l’Italie. Malgré des circonstances encore vagues, ces nouveaux indices ont incité les autorités italiennes à rouvrir l’enquête et le Vatican a convoqué ses propres experts pour soutenir l’investigation. Aujourd’hui, les amateurs d’art retrouvent l’espoir que l’église de Palerme voit, un jour, revenir son joyau.

 

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