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Synode : ces minutes de silence qui font la différence

© Sabrina Fusco / ALETEIA
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Le synode des évêques sur les jeunes se poursuit dans un climat de bonne écoute mutuelle, selon les participants qui soulignent un bon équilibre entre les temps de parole et de silence grâce aux trois minutes de silence demandées par le Saint-Père entre chaque intervention.

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Le Synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel entre dans sa troisième semaine après les exposés et les discussions, en assemblée, puis en petits groupes. Des interventions entrecoupées de prières silencieuses comme l’a expressément demandé le pape François au début des travaux. Le Saint-Père a même été plus précis, demandant aux participants d’observer quelques minutes de silence et d’intériorisation toutes les cinq interventions, rappelant que la prière aide à un juste discernement qui est « la méthode et en même temps l’objectif de ce Synode ». Tout cela « malgré un rythme très règlementé des sessions et des retards », sachant que chaque père — il y en a plus de 260, plus les experts, les auditeurs et les invités — « avait droit à au moins un discours de quatre minutes, rapportait au deuxième jour des travaux », Mgr Grzegorz Ryś, archevêque de Łódź, en Pologne.

Au terme du travail sur la première partie de l’Instrumentum laboris du synode, intitulée « Reconnaître : l’Église à l’écoute de la réalité », le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, a souligné le bon impact de ces temps de silence sur les travaux. Ils favorisent une « bonne écoute mutuelle » de chaque intervention mais surtout une bonne écoute de « ce que Dieu nous dit à travers les échanges », a-t-il ajouté lors d’un point de presse. Et c’est apparemment l’impression générale, comme relève dans son édito du 12 octobre le père Vincent Breynaert , le nouveau directeur  du Service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations au sein de la conférence épiscopale de France : « après 8 jours de travail, on constate : un climat de bonne écoute mutuelle, une absence remarquée de tensions, des pauses silencieuses régulières très appréciés, et une présence constructive des jeunes ».

Bien doser les temps de parole et de silence

Le Synode des évêques doit être le signe d’une Église « à l’écoute et en chemin » afin de se rendre crédible aux yeux des jeunes, avait déclaré le pape François à l’ouverture du synode. Pour cela il a demandé de respecter cinq vertus : la franchise, l’écoute, l’humilité, le dialogue et…. le silence ! Un silence qui , selon lui, « ne se réduit pas à l’absence de parole, mais consiste à se disposer à écouter d’autres voix : celle de notre cœur et, surtout, la voix de l’Esprit saint », comme il expliquait lors d’une audience générale en janvier dernier.

Pour le pape François, une bonne communication est une question de bon dosage entre les temps de parole et de silence. Ces deux moments doivent se succéder et se compléter.  Et en cela Benoît XVI était un maître. Sans ces temps de silence « aucune parole riche de sens ne peut exister », écrit-il dans son message pour la Journée mondiale des communications sociales en 2012. Il est donc important que de ce rapport entre silence et parole « soit particulièrement souligné aujourd’hui ». Il en va de « l’annonce du Christ dans le monde contemporain ».

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