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La justesse du regard dans les moments difficiles

BUSINESSMAN
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Les difficultés sont aussi des opportunités pour rebondir. Encore faut-il savoir traverser l’épreuve avec patience et discernement.

Les vacances sont déjà loin désormais, la reprise est bien engagée, mais il n’est pas trop tard pour faire un premier point : pas si facile, quand on sait ce que deviennent les bonnes résolutions. Et pourtant, même s’ils peuvent nous paraître artificiels, les changements de temps obéissent à des dynamiques qu’il faut savoir repérer.

Savoir faire le dos rond

Il y a des temps de confirmation, des temps de transformation et des temps de rupture. Les sages chinois ont à ce sujet un regard que nous avons tout intérêt à découvrir. Quand ça va mal disent-ils, ce n’est pas la peine de ruiner son énergie à vouloir que tout aille bien. Mieux vaut faire le dos rond, attendre l’occasion favorable, à l’image du navigateur qui préfère sauvegarder ses forces et attendre le vent propice.

« Si la situation lui est complètement défavorable, ne laisse apercevoir aucun potentiel en sa faveur, le sage attend, écrit le sinologue et philosophe François Jullien. Il se met sur la touche, l’important est pour lui de se conserver… Il sait qu’un renouvellement est à l’œuvre, dont découlera plus tard une autre cohérence… qui ne peut procéder que par alternance » (Traité de l’efficacité, 93).

Toute mauvaise passe porte secrètement en elle une nouvelle donne ; elle agit discrètement mais inéluctablement ; il faut savoir l’attendre pour à nouveau se relancer. S’il arrive que nous ayons du pouvoir sur les choses, nous découvrons que nous en avons peu sur le temps, que c’est plutôt nous qui dépendons de lui, qu’il faut savoir composer avec lui. Les agriculteurs le savent mieux que les industriels, les habitants des campagnes mieux que les urbains.

Des temps différents

Les Grecs anciens distinguaient pour leur part le temps quantitatif — chronos, la durée — et le temps qualitatif — kairos, la bonne occasion, le moment opportun. C’est une idée forte que l’on a presque totalement perdue au profit d’un temps linéaire et homogène. Mais ce sont eux qui ont raison : il y a des temps de qualité différente, des temps intenses et des temps perdus.

Le sage grec cherche à agir en s’intégrant aux circonstances et en décelant les opportunités. Le sage chinois insiste sur l’amorçage d’une nouvelle dynamique, ce commencement à peine perceptible qu’il s’agit de guetter, pour au moment opportun, faire basculer la situation en sa faveur. Ce qui suppose du discernement, une présence au monde qui ne soit pas distraite mais synchrone avec les événements.

L’attention au monde n’est pas le volontarisme, comme l’a très bien montré la philosophe Simone Weil avec ses mots de feu : « L’attention est liée au désir. Non pas à la volonté, mais au désir. Ou plus exactement, au consentement. » Le désir se manifeste par une sorte de curiosité naturelle, d’attirance pour découvrir le monde, ses flux, ses événements et leurs métamorphoses. Il y a dans la curiosité un aiguillon d’espoir, une certitude inexplicable que le monde a un potentiel positif à découvrir, et qu’un moment viendra, forcément, où l’on pourra tenter sa chance.

La justesse du regard

Sollertia. Ce mot remarquable des scolastiques désigne la justesse du regard à la fois prompt et sûr, qui donne à l’homme prudent la sûreté de sa décision, la capacité de saisir l’occasion fugace. Reste alors à agir avec confiance, pour faire advenir ce qui a été discerné.

Le temps s’écoule sans se laisser saisir, il accompagne et mesure nos existences personnelles et professionnelles. L’homme patient sait attendre. L’homme d’initiative sait discerner et provoquer les occasions. Le succès est un mélange subtil de ces attitudes ; ni attentisme ni activisme, même si notre monde nous pousse à agir plus qu’à observer.

Patience, perspicacité et confiance. Une devise qui peut aider à aborder une nouvelle année pour qu’elle s’annonce prometteuse même dans les situations difficiles !

Tags:
bonheur
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