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Sœur Emmanuelle, des chiffonniers de Mokatam aux enfants du monde entier

SŒUR EMMANUELLE
© Danielle Docquois
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Sœur Emmanuelle, décédée en octobre 2008, a marqué son époque. Des chiffonniers du Caire aux enfants du monde entier, elle s’est engagée auprès des plus humbles. Aujourd’hui, son œuvre perdure encore, à travers les actions poursuivies par son association Asmae.

Elle a vécu jusqu’à l’âge de 99 ans et a laissé un héritage qui n’a pas de prix. Cette année 2018 est marquée par le dixième anniversaire de sa mort. Née au début du XXe siècle, celle qu’on nommait affectueusement « la sœur préférée des Français » a la réputation d’avoir un caractère bien trempé. Elle passe les premières années de sa vie consacrée dans l’enseignement. En 1971, profondément interpellée par les conditions de vie des zabbalines, plus connus sous le nom de chiffonniers du Caire, elle choisit d’aller vivre auprès d’eux. Une décision qui va orienter ses prochaines années et inspirer son combat. Son leitmotiv, « Yalla ! » (expression arabe signifiant “en avant”), perdure dans les mémoires.

« L’essentiel, c’est l’enfant »

En 1980, la religieuse décide d’étendre son action et crée l’association « Les amis de sœur Emmanuelle », qui prend plus tard le nom d’Asmae-Association sœur Emmanuelle. Cette organisation de solidarité internationale est spécialisée dans le l’éducation et la protection des enfants, de la naissance à l’âge de 18 ans. Car pour la religieuse engagée, « l’essentiel c’est l’enfant, et l’essentiel de l’enfant, c’est l’éduquer et donc l’instruire. Dès que l’école commence, il y a quelque chose qui bouge. C’est un germe de vie nouvelle ». Si bien qu’aujourd’hui, Asmae intervient auprès de 51.000 enfants dans huit pays : Égypte, Mali, Liban, Philippines, Madagascar, Inde, Burkina Faso et France. L’association compte également 983 parrains et conduit 68 projets. Asmae a à cœur de travailler en  partenariat avec les acteurs locaux. Elle s’occupe aussi bien d’accompagner les enfants des rues que les orphelins.

© Association Asmae

« L’école m’a permis d’ouvrir les yeux »

En Égypte, par exemple, l’association vient en aide aux enfants en situation de handicap. Le pays en compte plus de quatre millions, cachés ou rejetés par leurs familles, souvent privés de soins et d’éducation et victimes de violence ou d’abus de toute sorte. Isolés et marginalisés, ils manquent des structures de soins adaptées à leurs besoins. Asmae s’efforce ainsi de sensibiliser la société égyptienne à ces problématiques et de répondre aux besoins de ces enfants.

Au Mali, l’un des pays les plus vastes d’Afrique de l’ouest, mais aussi un des États les plus pauvres au monde, Asmae se bat contre la déscolarisation et favorise l’éducation. Korotoumou, 13 ans, est en classe de CM2. Auparavant, elle ne savait pas écrire son nom, mais aujourd’hui, elle souhaite devenir enseignante. « Grâce à l’école, je connais beaucoup de choses, témoigne l’adolescente. L’école m’a permis d’ouvrir les yeux. J’ai aussi pu éviter beaucoup de dangers en apprenant de règles d’hygiène de base ». Sa mère, Wassa, travaille aux champs. Pour elle, c’est une grande fierté que sa fille puisse être scolarisée car plus tard, « elle pourra gérer ses problèmes sans dépendre de son mari ».

Aujourd’hui, 10 ans après le décès de sœur Emmanuelle, Asmae poursuit de nouveaux projets pour répondre à des besoins qui ne cessent d’augmenter. L’accompagnement des plus fragiles reste sa priorité. De nouveaux projets voient le jour, auprès des enfants vulnérables de Bamako (Mali) ou des adolescents du camp de réfugiés de Chatila (Liban). Alors, à la suite de sœur Emmanuelle, Yalla !

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