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Ces expressions qui ont une origine biblique : « Prêcher dans le désert »

SAINT JOHN THE BAPTIST
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Découvrez ces expressions que nous utilisons depuis notre plus jeune âge. Certaines ont tellement imprégné notre culture qu’on ne soupçonne pas qu’elles puissent avoir une origine biblique.

Prêcher dans le désert

Quelle frustration que de « prêcher dans le désert », de ne parler pour rien ni personne, de tenter de se faire entendre ou de convaincre sans résultat et dans la plus grande indifférence, que les personnes à qui l’on s’adresse n’écoutent pas ou ne veuillent pas entendre ! Et pourtant, l’expression telle que nous la connaissons aujourd’hui est bien éloignée de son sens originel. Il faut se replonger dans la lecture du Livre d’Isaïe pour en comprendre le contexte, et plus précisément dans la seconde des trois parties qui composent le livre, aussi appelée Livre de la consolation d’Israël ou second Isaïe.

Nous sommes à l’époque de l’exil, Jérusalem a été prise par les armées du roi Nabuchodonosor II et ses habitants ont été déportés à Babylone. C’est une période difficile pour le peuple hébreu retombé sous le joug d’une puissance étrangère et retenu captif hors de son pays. Mais le prophète, porte-parole de Dieu, assure ses compatriotes que le Seigneur continue à veiller sur eux, et les exhorte à se préparer pour l’accueillir : « Une voix proclame : “Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu“ » (Is 40, 3). C’est une erreur de transcription qui aurait détourné l’expression de son sens initial : si l’on enlève les guillemets après « Une voix proclame », la phrase devient :  « Une voix proclame dans le désert, préparez le chemin (…) ».

Jean-Baptiste, la « voix » du désert

Cette modification est confortée par le fait que le prophète Jean-Baptiste, la « voix » annoncée par le second Isaïe, prêche dans le désert, invitant chacun à préparer le chemin pour accueillir le Seigneur, à rendre droits les sentiers tortueux de sa vie en convertissant son cœur (Lc 3, 2) : « Comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers » (Lc 3, 4).

Cependant, si Jean-Baptiste prêche dans le désert, il ne parle pas sans être écouté : ce sont de véritables foules qui viennent à lui pour être baptisées. Saint Marc précise dans son évangile que « toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés » (Mc 1, 5).

Ni indifférence, ni rejet, ni solitude: on est bien loin de l’image du désert telle que nous nous la représentons dans l’expression. Le prophète est même tellement écouté que sa parole dérange, et il est jeté en prison pour avoir dénoncé la conduite d’Hérode qui a épousé sa belle-sœur Hérodiade. Usant d’un stratagème machiavélique, celle-ci le fera décapiter pour se venger.

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