Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

L’émotion du pape François lors de l’ouverture du synode des jeunes

SYNOD
Antoine Mekary | ALETEIA | I.Media
Partager

Le pape François a ouvert le synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel par une messe célébrée sur la place Saint-Pierre au Vatican. Au cours de son homélie, il a été visiblement ému en mentionnant la présence de deux participants bien particuliers.

« Aujourd’hui, pour la première fois, sont aussi ici avec nous deux confrères évêques de Chine continentale. Nous leur exprimons notre chaleureuse bienvenue : la communion de l’épiscopat tout entier avec le Successeur de Pierre est encore plus visible grâce à leur présence ». C’est par ces mots, d’une voix qui trahissait sa vive émotion, que le pape François a accueilli les deux évêques chinois participant au synode organisé à Rome du 3 au 28 octobre. Une remarque longuement applaudie par la foule réunie sur la place Saint-Pierre.

Comme le souverain pontife le note lui-même, il s’agit de la première participation de prélats de Chine continentale à une assemblée du Synode des évêques. S’il y a eu 29 assemblées synodales — ordinaires, extraordinaires ou spéciales — depuis la fondation de cette institution en 1965, jamais le pays le plus peuplé du monde n’y avait été représenté. Pourtant, ce n’est pas faute d’invitations : Jean Paul II en 1998 puis Benoît XVI en 2005 avaient proposé à des évêques chinois de venir à Rome pour un synode. Mais à chaque fois, les autorités chinoises leur avaient refusé le déplacement.

Pour le père Federico Lombardi, ancien directeur du Bureau de presse du Vatican, cette présence est une « première confirmation » de l’intérêt de l’accord signé entre Rome et Pékin le 22 septembre sur la nomination des évêques en Chine continentale. C’est un « signe positif, se réjouit le prêtre jésuite, la « communion et d’une participation vive et active à la vie de l’Église ».

Une jeune pour… 413 millions de personnes

Le choix des deux prélats souligne d’ailleurs cette nouvelle unité de la communauté catholique chinoise, longtemps divisée entre Église « officielle » et Église « souterraine ». Le premier des deux participants est Mgr Jean-Baptiste Yang Xiaoting, évêque de Yan’an, qui était déjà reconnu tant par Rome que par Pékin. Le second pour sa part, Mgr Joseph Guo Jincai, évêque de Chengde, avait été désigné sans aucun mandat du Pape. Il avait alors été excommunié, conformément au droit canon, avant que la sanction ne soit levée par le pape François, en même temps que la signature de l’accord. En quelques jours, Mgr Guo Jincai est donc passé du statut d’excommunié à celui de père synodal !

Ces deux prélats représenteront donc ensemble le 12 millions de fidèles catholiques chinois au cours des 25 jours que durera le synode. Aux côtés de 265 autres pères synodaux, ils pourront intervenir en assemblée plénière et dans les petits groupes de discussion linguistiques, mais aussi — et surtout ! — prendre part aux différents votes. Des débats pendant lesquels les pères synodaux pourront s’appuyer sur les témoignages et les paroles de 49 auditeurs, dont 36 jeunes. Parmi lesquels sœur Teresina Cheng. Cette religieuse de la congrégation de la Mère du Seigneur, actuellement étudiante en théologie à Rome, est la seule femme chinoise participant à ce synode. À elle seule, elle représentera ses 413 millions de compatriotes âgés de moins de 25 ans.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]