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Un synode, à quoi ça sert ?

© Sabrina Fusco / ALETEIA
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À quelques heures de l’ouverture de la XVe assemblée générale ordinaire du synode des évêques sur "la jeunesse, la foi, et le discernement vocationnel", Aleteia vous dit tout sur cet évènement pour ne pas vous sentir perdus tout au long des travaux.

Le parcours synodal est un cheminement long et articulé en plusieurs étapes — toutes importantes — qui engagent les diverses composantes de l’Église. Jugez plutôt. Le synode sur « la jeunesse, la foi, et le discernement vocationnel » ne s’ouvre pas aujourd’hui… il l’est en réalité depuis janvier 2017 et a commencé par la diffusion d’un Document préparatoire (DP), comprenant un vaste questionnaire destiné principalement aux conférences épiscopales de chaque pays, aux Synodes des Églises orientales catholiques et à d’autres organismes ecclésiaux. Un autre questionnaire a été diffusé sur Internet pour sonder la jeunesse du monde entier. Le Vatican a aussi adressé une « Lettre aux jeunes » du Saint-Père. Les réponses aux questionnaires ont servi ensuite à l’élaboration d’un document de travail — l’Instrumentum Laboris — présenté en juin dernier et contenant l’ensemble des sujets qui seront discutés au synode du 3 au 28 octobre.

Aleteia a suivi la plupart des initiatives qui ont jalonné ce parcours, destinées à mobiliser l’Église, et faire entendre la voix des jeunes du monde entier sur un certain nombre de questions qui leur tiennent particulièrement à cœur. Mais quelle importance a une telle assemblée, et que feront les évêques des résultats obtenus ? Voici les cinq questions clefs que vous pourriez vous poser :

À quoi sert un synode ?

Le synode des évêques — du grec odos et sun qui veut dire « faire route ensemble » — a été établi par Paul VI en 1965 pour entretenir l’esprit de collégialité engendré par le concile Vatican II, qui rassemblait tous les évêques du monde. Les participants au Synode sont choisis et viennent du monde entier. On y trouve des représentants désignés par les conférences épiscopales ainsi que des cardinaux, des évêques, des religieux, des dirigeants de mouvements et d’associations. Et contrairement au concile, où le vote des évêques sur les différentes questions abordées a autorité sur les décisions du Pape, le pouvoir du Synode est seulement consultatif, ce qui signifie discuter des questions à traiter et émettre des souhaits qui peuvent aider le Pape dans son gouvernement de l’Église mais pas le contraindre à quoi que ce soit.

Les débats y sont nombreux et le Pape — qui est le président de l’assemblée — invite les participants à « parler clairement », et à « écouter avec humilité » chaque discussion. Son objectif, favoriser une plus étroite communion entre le pape et les évêques, dans leur charge pastorale respective de l’Église, en se mettant plus à l’écoute des fidèles. On peut donc dire que les évêques, par cette assemblée synodale, aident le pape et s’aident entre eux de leurs conseils. Pour le Saint-Père, le Synode n’est pas un parlement mais un lieu dans lequel se manifeste l’Esprit. Les pères synodaux sont donc appelés à s’exprimer par parrêsia, une attitude pour l’annonce de la foi qui repose sur le « parlé » juste et vrai. Ils sont libres de communiquer avec la presse avec discrétion et responsabilité.

Où cela se passe ?

Le synode des évêques a lieu dans la grande salle dite « du Synode » attenante à la salle Paul VI où ont généralement lieux les audiences publiques du Pape, à gauche de la basilique Saint-Pierre. Toutes les sessions, appelées aussi congrégations générales, doivent s’y tenir. Cette salle est suffisamment grande pour contenir les quelque 400 participants conviés à ce synode 2018.

Comment ça se passe ?

Le synode est ouvert et refermé par une messe célébrée par le Pape. Pendant trois semaines et demie, l’assemblée synodale travaille tous les jours, à l’exception du dimanche. Ce mardi 3 octobre, les travaux débuteront avec une introduction du rapporteur général du synode, à savoir l’archevêque de Brasilia le Cardinal Sérgio Da Rocha, qui exposera les thèmes discutés pendant l’assemblée.

Ensuite, le synode se déroule en trois phases. Pendant la première phase, chaque membre présente aux autres membres la situation de son Église particulière en rapport avec le thème du synode. Ensuite, à la lumière de ces présentations, le rapporteur général du Synode établit un certain nombre de questions à débattre remises à tous les membres du synode, cette fois-ci divisés en petits groupes — ou organisés en fonction des différentes langues. Chaque groupe rédige alors un rapport qui est ensuite lu en assemblée plénière. À cette occasion, les Pères synodaux peuvent demander des éclaircissements sur les sujets présentés et faire leurs commentaires. À l’issue de ces travaux, différentes propositions sont alors formulées. Les pères synodaux peuvent voter avec le « placet » (j’approuve) ou le « non placet » (je n’approuve pas) sur chaque proposition. Les propositions des groupes sont ensuite rassemblées dans une liste unifiée présentée par le rapporteur général en séance plénière.

Qui sont les participants ?

Participent aux synodes… les pères synodaux. Une majorité d’entre eux, 181 précisément, ont été élus par leurs conférences épiscopales respectives. Les autres, une quarantaine, ont été directement nommés par le Pape. Nouveauté du synode des jeunes, la présence de dix pères synodaux non-évêques, soit prêtres soit religieux. Enfin, il faut compter sur la cinquantaine d’auditeurs, hommes ou femmes, et la vingtaine d’experts qui proviennent du monde entier et qui travaillent dans le domaine lié au thème du synode.

Ce synode 2018 compte également de nombreux jeunes, 36 précisément, le Saint-Père, ayant exprimé dès le début son souhait d’impliquer directement les jeunes parce que le Synode n’est pas seulement pour les jeunes, mais aussi et surtout avec tous les  jeunes. En tant qu’auditeurs, Ils n’ont pas droit de vote, mais ils peuvent intervenir et participer aux groupes linguistiques qui travailleront à la rédaction du document final.

Que deviennent les fruits de ce travail ?

À la fin du synode, normalement le Secrétaire général rédige un rapport final et le soumet au Pape qui le consulte pour en tirer les conclusions et les présenter publiquement aux fidèles sous forme d’exhortation apostolique post synodale. Mais par la nouvelle constitution apostolique sur le synode des évêques, publiée le 18 septembre dernier, le Saint-Père a décidé dorénavant de ne pas publier d’exhortation apostolique mais de donner plus de poids aux décisions du Synode en achevant l’assemblée par un document rédigé par une commission composée de membres élus par l’assemblée et nommés par le Pape.

Ce texte sera soumis à l’approbation du Synode, « recherchant dans la mesure du possible l’unanimité morale », explique le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode. L’idée est de faire du synode un outil plus réactif au service de l’Église, et encourager les structures ecclésiales à être « plus missionnaire », c’est-à-dire « plus sensibles aux besoins des personnes, plus ouvertes aux nouveautés qui se présentent, plus souples dans une époque de transformations rapides », a-t-il ajouté. Pour être adopté, le document devra recueillir l’approbation des deux-tiers des pères synodaux. Une fois voté, il sera remis au souverain pontife qui pourra décider ou non de le publier.

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