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Des mesures pour “enrayer le fléau” des violences conjugales

WOMAN FEAR

Fabrizio Misson I Shutterstock

Domitille Farret d'Astiès - publié le 01/10/18

La secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes a annoncé ce lundi une série de mesures pour « enrayer le fléau » des violences conjugales.

Marlène Schiappa a détaillé sur RTL un programme “inédit” pour « enrayer le fléau » des violences conjugales. En 2016, en France, 123 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit environ une femme tous les trois jours. “Le chiffre ne baisse pas et c’est ça qui est terrible pour les pouvoirs publics. Quelle que soit la politique publique menée, […] cela reste d’une régularité glaçante”, a expliqué Marlène Schiappa.

Son plan est constitué de cinq mesures principales qu’elle décrit comme « concrètes » et « adaptées à la réalité du terrain ». Parmi ces cinq mesures, une campagne de télévision destinée à la sensibilisation des témoins, une subvention supplémentaire de 120.000 euros pour la fédération qui gère le 3919 (le numéro d’urgence pour les femmes victimes de violences), une plateforme de signalement en ligne des violences sexistes et sexuelles afin de « faciliter les plaintes », un outil de géolocalisation des places d’hébergement d’urgence, et davantage de partage d’informations entre professionnels et associations.




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Avertir et former

Sur le terrain il existe déjà de nombreuses structures, comme Interm’Aide, à Tours, portée par le Secours Catholique. Au quotidien, cette association vient en aide aux femmes en difficulté. Parmi elles, certaines sont victimes de violences conjugales. “Notre mission première est de leur offrir un lieu de repos et de mise à l’abri”, explique à Aleteia Bénédicte Delavault, animatrice salariée de l’association qui compte une trentaine de bénévoles. Tous ont à cœur d’offrir un accueil inconditionnel à ces femmes en détresse, mais aussi de les orienter vers des structures adéquates. “La difficulté la plus importante concerne les familles avec enfants. C’est compliqué pour elles de partir car il y a beaucoup de choses en jeu” souligne Bénédicte Delavault.

L’information et la formation — des victimes, mais également du corps médical ou des services de police — apparaissent également comme des enjeux de taille. En effet, pour bien orienter, il faut être bien averti. Un autre enjeu concerne l’accueil et l’information des personnes qui viennent de zones rurales et qui sont donc plus à l’écart. « Nous avons sans doute à faire prendre conscience que ce sujet concerne tous les milieux et qu’il ne s’agit pas de cas isolés », poursuit-elle. « Quand les langues se délient sur certains sujets, on ose davantage parler. Cela concerne une part plus importante de la population que ce que l’on pense. C’est loin d’être réservé aux milieux qui rencontrent la précarité ».




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Tags:
Femmesviolence
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