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Ces cinq saints qui nous guérissent des blessures de l'enfance

GNOCCHI BAKHITA JOHN PAUL

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Paul de Dinechin - Publié le 25/09/18

Découvrez les cinq saints cités par le pape François lors de l′audience générale du 19 septembre 2018. Chacun d'entre eux a su se réconcilier avec la vie, malgré une enfance douloureuse...

Lors de l’audience générale, le Pape a cité cinq grandes figures de l′Église qu’il faut tout particulièrement prier pour guérir les blessures de notre enfance. Tous ont un point commun, malgré une enfance pour le moins difficile, ils ont su vivre une « vie lumineuse parce que, grâce à Jésus-Christ, ils se sont réconciliés avec la vie ». Voici ces « cinq saints patrons de l’enfance ».


VENERABLE ANNE DE GUIGNE

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Saint Camille de Lellis, le fils prodige

La vie de celui qui deviendra plus tard le saint patron des hôpitaux et du personnel de santé a bien mal commencé. Sa mère meurt en effet lorsqu’il est très jeune. Son éducation est tout à fait négligée. Saint Camille de Lellis (1550-1614) finit par s′engager dans l′armée en tant que simple soldat. Une vie de soudard qui le mène à des loisirs peu porteurs, en particulier le jeu. Plus il joue et plus il perd. Contre mauvaise fortune, bon cœur : il trouve à Rome un emploi dans un hôpital de la ville. Après plusieurs échecs, il gagne la confiance et l′estime de ses confrères qui voient en lui contrairement à ce qu’il avait été jusque là, un homme pieux et sage ! En définitive, il rentre au séminaire pour devenir prêtre à l′âge de 32 ans, et fondera l′ordre des Pères de la Bonne Mort, entièrement consacrés aux malades.

Bienheureux Nunzio Sulprizio, l’enfant battu

Les parents de Nunzio Sulprizio (1817-1836) avaient tout pour croire en un avenir heureux. De leur union naît le petit Nunzio. Mais le bambin n′a pas trois ans lorsque son père meurt à 26 ans. Trois ans plus tard, il perd également sa mère. Sa grand-mère maternelle recueille le petit orphelin, avant de s′éteindre à son tour. Un de ses oncles l′héberge mais le maltraite copieusement. Malgré sa faible constitution et sa santé qui se dégrade, le petit malheureux travaille dans des conditions difficiles. À tel point qu′un jour, il se blesse à la jambe. Sa plaie s′infecte grièvement et il n′en guérira jamais. Par miracle, Nunzio est recueilli par un homme, pieux et charitable, qui devient pour lui un véritable père et l′aide à se réconcilier avec la vie. Las, alors qu′il est âgé de seulement 19 ans, le jeune malheureux rend son dernier souffle, emporté par la maladie.

NUNZIO SULPRIZIO
PD

Sainte Joséphine Bakhita, libérée de son enfance

Enlevée au Soudan à l′âge de 9 ans seulement par des négriers, Joséphine Bakhita (1869-1947) est vendue comme esclave. Elle passe de mains en mains, achetée plusieurs fois par différents propriétaires. Aucun ne prend soin d′elle à tel point qu′elle finit par oublier son propre nom. Finalement, c′est le consul d′Italie à Khartoum qui la rachète à 14 ans. Son maître, bien meilleur que tous les précédents, la prend d′affection. Touchée par sa bonté, puis rendue à la liberté, Joséphine se convertit et demande la permission de devenir religieuse.

Sainte Josephine Bakhita
© Public Domain
Sainte Josephine Bakhita

Bienheureux Carlo Gnocchi, le protecteur des orphelins

Très tôt, sa vie est marquée par la perte de membres de sa famille, à commencer par son père alors qu′il est encore en bas âge. Devenu prêtre, Carlo Gnocchi (1902-1956) trouve sa vocation auprès des orphelins, qu’il comprend mieux que quiconque. Ainsi, en 1948, il lance sa Fondation Pro mutilata enfance. Il ouvre également des hôpitaux pour les enfants atteints de poliomyélite.

Carlo Gnocchi
PD

<font size="5">"...Blessed Carlo Gnocchi, an orphan and poor man..."</font>

Saint Jean Paul II, le fils de Marie

Même le grand Jean Paul II (1920-2005) a connu ces malheurs. Il n′a pas neuf ans lorsque sa mère est emportée par une infection rénale. Trois ans plus tard, c′est son frère ainé qui est vaincu par la scarlatine, tandis que son père meurt quelques années après. « À vingt ans, confiera-t-il plus tard, j’avais déjà perdu tous ceux que j’aimais, et même ceux que j’aurais pu aimer, comme ma sœur ainée qui, paraît-il, mourut six ans avant ma naissance ». Autant de blessures qui lui feront naître une véritable et profonde dévotion pour la Vierge Marie à tel point qu’il choisira comme devise : « Je suis tout à toi Marie ».

Rogelio A. Galaviz C. | Flickr CC by NC 2.0

Saint Jean Paul II
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