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La Croix glorieuse, le plus beau cadeau de Dieu

© Clément SACCOMANI / CIRIC
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Ce 14 septembre, l’Église fête l’exaltation de la Sainte Croix, cette croix qui est « scandale » pour ceux qui ne croient pas et pourtant cause unique et universelle du salut de l'homme.

« Ô Croix mon refuge, ô Croix mon chemin et ma force, ô Croix étendard imprenable, ô Croix arme invincible. La Croix repousse tout mal, la Croix met les ténèbres en fuite ; par cette Croix je parcourrai le chemin qui mène à Dieu », invoque saint Odilon en la fête de la croix glorieuse du Christ, signe de la mort vaincue par la vie.

Saint Odilon de Mercœur (961-1049), cinquième abbé de l’abbaye bénédictine de Cluny, ne cessait de couvrir de baisers le crucifix et l’interpeler par les invocations les plus touchantes. C’est dire toute la ferveur et l’exaltation qu’inspirait à ce saint — et comme lui tant d’autres — la vue de la croix de Jésus. En cette croix, qui semble décréter l’échec de Jésus, mais en réalité marque sa victoire, un croyant comme un incroyant peut trouver un « sens enrichissant à sa vie », disait Antoine de Padoue (1195-1231).

Pourquoi « exalter » la Croix du Christ ?

Pour comprendre la fête de l’« Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix », comme on l’appelait jadis, il faut remonter à sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, convaincue d’avoir retrouvé sur le Mont Calvaire la Vraie Croix du Christ en 326. À sa découverte, dans le sol du Golgotha, Hélène fait construire une église — l’église de la Résurrection, aujourd’hui basilique du Saint-Sépulcre — consacrée un 14 septembre. La croix y est précieusement conservée jusqu’en 614, visitée par une multitude de chrétiens, avant de disparaître aux mains des Perses au cours de pillages. Retrouvée en 630, la joie des chrétiens est à son comble. La sainte croix sera désormais exaltée et honorée dans toute l’Église comme « Croix Glorieuse », Croix de lumière, porte d’entrée du paradis.

Le 14 septembre, l’Église n’exalte pas une croix quelconque, ou toutes les croix. Elle exalte la Croix de Jésus, parce qu’en elle s’est révélé au plus haut point l’amour de Dieu pour l’humanité. C’est ce que rappelle l’Évangile de Jean en disant : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16). Contrairement au Vendredi Saint, le croyant est invité à contempler la Croix et la mort de Jésus, non comme un lieu de souffrance, mais comme une source de vie, une source de guérison pour chacun.

La Croix Glorieuse, unique voie du Salut

La Croix Glorieuse indique l’unique voie du salut. Elle est « témoignage d’espérance » pour tous, écrit Padre Pio (1887-1968) à son père spirituel. Par expérience personnelle, le saint frère capucin, sait que pour un chrétien « le véritable remède pour ne pas chuter, c’est de prendre appui sur la croix de Jésus, en mettant toute sa confiance en lui seul, car c’est pour notre salut qu’il a voulu y être suspendu ».

Le pape François le rappelle si souvent à ceux qui veulent connaître Jésus. « Vous devez ”regarder à l’intérieur de la croix”, car c’est là que ”se révèle sa gloire”, là que l’homme, dans les plaies du Christ, trouve “la guérison”, a-t-il exhorté lors d’un angélus dominical. « De cette Croix jaillit la miséricorde du Père qui embrasse le monde entier. Par la Croix du Christ le malin est vaincu, la mort est défaite, la vie nous est donnée, l’espérance rendue », rappelait-il, le 14 septembre 2017.

Cette fête de la Sainte-Croix, le 14 septembre, est l’occasion pour les chrétiens d’avoir une pensée pour tous ces frères et sœurs persécutés et tués à cause de leur fidélité au Christ, à travers le monde. Ces frères et sœurs qui ont porté et portent leur croix comme Jésus a porté la sienne, vivant d’Amour au sein de la souffrance, dans les pays « où la liberté religieuse n’est pas encore garantie ou pleinement réalisée » mais ceux aussi « où, en principe, on protège la liberté et les droits humains, mais où concrètement les croyants, et en particulier les chrétiens, connaissent des restrictions et des discriminations », comme rappelle ponctuellement le Saint-Père.

Invocation à la « Sainte Croix de Jésus-Christ »

Selon une vieille tradition de l’Église, quiconque récite la prière d’invocation à la « Sainte Croix de Jésus-Christ », la lit, l’entend ou la porte sur lui, sera protégée de tout ennemi visible ou invisible :

« Sainte Croix de Jésus-Christ, ayez pitié de moi ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, soyez mon espoir ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute arme tranchante ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, versez en moi tout bien ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, détournez de moi tout mal ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, faites que je parvienne au chemin du salut ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute atteinte de mort ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, préservez moi des accidents corporels et temporels, que j’adore la Sainte Croix de Jésus-Christ à jamais.
Jésus de Nazareth crucifié, ayez pitié de moi, faites que l’esprit malin et nuisible fuie de moi, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il ! « 

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