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Sarthe : menace sur l’objection de conscience des médecins

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Régulièrement, la clause des consciences des médecins refusant de pratiquer des avortements est remise en cause. L’urgence médicale est-elle l’avortement partout ou le développement des alternatives ?

Vendredi 7 septembre, Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, s’est rendu au Mans, au siège du Planning familial, pour parler du « droit » à l’avortement. Motif de cette visite ? Le Centre hospitalier Sarthe-et-Loir ne pratique plus d’avortements depuis janvier 2018. Énorme scandale ! Trois médecins refusent en effet de réaliser les avortements en faisant valoir leur clause de conscience.

La conscience interdite

Mme Nadine Grelet-Certenais, sénateur socialiste de la Sarthe, s’en est émue. Elle réclame la remise en cause du droit des soignants à l’objection de conscience.

Le Syndicat national des gynécologues et obstétricien a dû se fendre d’une déclaration indignée, qu’il faut citer : « Qu’une sénatrice de la France, élue de la nation, ne reconnaisse pas la liberté de conscience des soignants est intolérable… Comme Mme la sénatrice a une éthique et une conscience, qu’elle souffre que les médecins en aient une et que l’État la respecte. »

L’avortement est-il une priorité absolue ?

Que font donc les femmes sarthoises qui veulent avorter ? Elles vont au Mans, 40 minutes par l’autoroute, ou à Angers, 35 minutes. Est-il vraiment inadmissible de faire 35 minutes de route pour avorter ?

Combien de Françaises sont à plus de 35 minutes d’une maternité pour accoucher ? Au Centre hospitalier Sarthe-et-Loir, on ne peut pas avorter, mais on ne peut pas non plus soigner un cancer, bénéficier de néonatologie, d’une prise en charge neurochirurgicale, d’une réanimation cardiologique ou autres… L’accès à l’avortement serait-il la priorité absolue ?

Gesticulation médiatique

Tout cela relève d’une gesticulation médiatique très banale organisée par le Planning familial, soutenue par le ministre, visant à remettre en cause le droit à l’objection de conscience et à entretenir une posture victimaire.

L’occasion de rappeler que dans notre pays, bon an mal an, ce sont environ 220.000 avortements chaque année pour 780.000 naissances, soit un avortement pour quatre naissances !

Devant de tels chiffres, l’urgence n’est certes pas de faciliter l’accès à l’avortement mais plutôt de développer des alternatives, des aides aux femmes enceintes, et de restaurer une politique familiale terriblement affaiblie depuis une dizaine d’années.

Chronique diffusée en partenariat avec RCF nord de France.

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