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La Bible, ce livre de management méconnu

BIBLE
By Khaosai Wongnatthakan| Shutterstock
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Entre les compétences techniques et les qualités humaines, la capacité d’analyse et la disponibilité pour ses équipes, le bon manager est une perle rare. Et si pour en devenir un vous vous replongiez dans un livre vieux de 2.000 ans ?

Jésus, premier manager ? L’interrogation est un brin provocant. Pourtant, à la lecture de la Bible, l’image de Jésus a de quoi inspirer nombre de managers de notre époque. Réponse en six points.

Avoir une vision stratégique

Avoir une vision stratégique pour son entreprise est peut-être la qualité essentielle du manager. Parce qu’elle donne un cap, cette vision exige du manager de pouvoir définir une stratégie de long terme… et de s’y tenir. Pour bien diriger une équipe il doit donc réussir à être stable dans ses idées. Attention, il ne s’agit pas non plus d’être figé : le manager doit sentir le moment opportun pour faire évoluer sa stratégie et son positionnement, en douceur, sans envoyer de signal négatif.

Cette vision, Moïse en témoigne dès l’Ancien Testament. Alors qu’il fait paître le bétail de Jéthro, son beau-père, l’ange de Yahvé lui apparaît dans une flamme de feu jaillissant du milieu d’un buisson. Il y fait l’expérience de la rencontre intérieure avec Dieu qui lui confie une mission. Par la suite Moïse ne sera plus le simple berger mais le guide du peuple d’Israël. Parce qu’il a eu cette vision, Moïse libéra les fils d’Israël du joug égyptien et prend la tête d’une foule immense, sans terres et en exode, afin de la guider dans le désert. Il y resta fidèle, malgré les épreuves et les difficultés.

Savoir déléguer et s’appuyer sur son équipe

Les notions de délégation et de décentralisation du pouvoir sont aujourd’hui très prisées par les enseignants en management. Mais il suffit de se plonger dans la Bible pour voir que ces concepts existent depuis bien longtemps ! Toujours dans l’Ancien Testament, Jéthro est allé rendre visite à Moïse qui éprouve des difficultés à juger son peuple (Exode 18 :13). Observant la scène, il a alors ces mots : « Ta façon de faire n’est pas la bonne. Tu vas t’épuiser complètement, ainsi que ce peuple qui est avec toi. La tâche est trop lourde pour toi, tu ne peux l’accomplir seul ». (Exode 18 : 17-18). Dans cette phrase, « Ce que tu fais n’est pas bien », Jéthro signifie à Moïse que s’il est efficace, il n’est pas efficient dans sa mission.

L’exemple de Pierre dans le Nouveau Testament est tout aussi frappant. Simple pêcheur, Simon rebaptisé « Kephas » ou Pierre par Jésus, est appelé avec son frère André à suivre le Seigneur sur le bord du Lac Tibériade. Un événement qui provoque un complet bouleversement en lui. Jésus ira jusqu’à lui dire : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle » (Mt 16, 18). Jésus a choisi de s’appuyer sur cet homme, ce simple pêcheur qui n’hésitera pas à le renier trois fois, pour guider son peuple. Un beau témoignage de décentralisation du pouvoir !

Prendre des risques

Pour réussir dans un monde global, il faut savoir oser, prendre des risques, innover… Bref, être capable de « think out of the box ». Un concept « so 2018 » ? Pas vraiment. L’Évangile a toujours été du côté de ceux qui prennent des risques.

Qu’est-ce que le risque ? La possibilité de tomber, de se casser la figure. La prise de risque peut ainsi se définir comme la capacité à se lancer volontairement dans une action, en sachant que l’on a une chance non négligeable de tomber. À la lecture des Évangiles, on découvre la tendresse toute particulière qu’a le Christ pour tous ceux qui ont pris des risques dans leurs vies et pour lesquels les choses n’ont pas bien tourné. Il fait preuve d’un pardon infini pour ceux qui ont aimé, se sont trompés ou ont été trompés bref, pour ceux qui ont pris un risque. À l’inverse, ceux qui ont suivi « à la lettre » la Loi et se servent de leur bonne conscience pour accabler ceux qui ont chuté trouvent difficilement grâce à ses yeux. La parabole des talents est certainement le passage le plus frappant. À celui qui a fait doubler les cinq talents qu’on lui a confiés, le Seigneur répond: « C’est bien, bon et fidèle serviteur, je te mettrai à la tête d’affaires plus considérables ». Mais celui qui avait « planqué » son talent s’entend dire: « Otez-lui son talent, et donnez-le à celui qui en a dix ».

Respecter le principe d’équité

« Tout travail mérite salaire », rappelle l’adage populaire. Dans une entreprise ou une organisation, il est conseillé que les salaires reflètent une certaine justice, c’est-à-dire qu’il n’y ait pas d’inégalités injustifiées dans les salaires et que ces derniers reflètent les efforts – physiques, mentaux, la disponibilité… – fournis par le salarié. En d’autres termes, l’équité doit être l’un des piliers soutenant la gestion d’une entreprise… et dont le manager doit avoir pleinement conscience !

Dans la première lettre aux Corinthiens, saint Paul écrit ainsi : « Ne le savez-vous pas ? Ceux qui assurent le culte du temple sont nourris par le temple ; ceux qui servent à l’autel ont leur part de ce qui est offert sur l’autel. De même aussi, le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de la proclamation de l’Évangile. » Dans sa première lettre à Timothée, saint Paul écrit encore : « Car l’Écriture dit : Le bœuf qui foule le grain, tu ne lui mettras pas de muselière, et encore : L’ouvrier mérite son salaire. »

L’art d’une communication adaptée

Que ce soit dans sa vie personnelle ou en entreprise, la communication s’impose comme une compétence essentielle à maîtriser. Que l’on soit dirigeant ou manager, l’annonce et l’accompagnement de changements tiennent une place importante dans son travail. Mais si certaines évolutions semblent pertinentes et logiques pour un manager, elles ne le sont pas forcément pour son équipe. C’est dans ces circonstances que l’énoncé d’une parabole a toute sa place. Expliquer le bien-fondé d’un changement ou la philosophie qui le sous-tend avec une parabole permet très souvent de faire passer un message sans que cela soit perçu comme une menace, une critique ou une remise en cause.

Coïncidence ? L’art de la parabole a aussi une place de choix dans… l’enseignement de Jésus ! Parler en paraboles permet à Jésus de susciter l’interrogation de ses auditeurs : qu’a-t-il voulu dire à travers cette histoire brebis égarée ? De bon grain et d’ivraie ? De la paille et de la Poutre ? Raconter une histoire permet à chacun de faire son propre chemin d’interprétation, sans subir le discours imposé. Une parabole est toujours polysémique : elle intrigue, elle suscite des infinités d’interprétations possibles. A chacun de fournir son propre travail d’interprétation : l’herméneutique.

Défendre l’équilibre de ses salariés

Le repos hebdomadaire est une disposition obligatoire pour tout salarié. Il doit être d’au moins 24 heures consécutives durant chaque période de 7 jours de travail. Mais aujourd’hui le développement de nouveaux outils de communication et la mise en place de nouvelles formes de travail impactent de facto la vie personnelle des salariés. Un bon manager doit pouvoir exiger de la réactivité de la part de son équipe. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de sa vie personnelle.

Cette question du repos est abordée dès la toute première page de la Bible. Après la Création, dit la Genèse, Dieu s’est reposé. « Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour : il le sanctifia puisque, ce jour-là, il se reposa de toute l’œuvre de création qu’il avait faite », est-il écrit. Le temps du repos est un temps nécessaire à l’homme pour s’asseoir, se reposer, prendre le temps de contempler, de voir autrement et de reconnaître la bonté et la beauté de l’œuvre de Dieu, que, par son travail, il ne cesse de prolonger.

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