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Quelle est la meilleure position pour prier ?

WOMAN PRAYING
By wavebreakmedia| Shutterstock
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Lorsque nous prions chez nous, devons-nous plutôt rester debout, nous asseoir ou nous agenouiller ? Notre position a-t-elle une incidence sur notre prière ?

Il peut paraître étrange de s’interroger sur la bonne posture physique à adopter pendant sa prière personnelle. C’est pourtant une question importante. En fait, la manière dont nous prions est un aspect fondamental de toute prière. Les catholiques croient fermement que ce que nous faisons avec notre corps a un impact direct sur notre âme. Cette unité de l’âme et du corps permet une mobilisation de nos cinq sens dans la prière (la vue, l’ouïe, le goût, le toucher, l’odorat), contribuant à ce que notre âme s’élève vers Dieu.

Unité du corps et de l’âme

Le Catéchisme de l’Église catholique réaffirme cette vérité fondamentale, en nous enseignant que la prière implique tout notre être : « Que la prière soit exprimée par des paroles ou par des gestes, c’est tout l’homme qui prie. » (CEC 2562)

En raison de cette unité du corps et de l’âme, le culte de l’Église contient de nombreux signes visibles qui engagent nos sens corporels. Le Catéchisme de l’Église catholique explique en outre : « Dans la vie humaine, signes et symboles occupent une place importante. L’homme étant un être à la fois corporel et spirituel, exprime et perçoit les réalités spirituelles à travers des signes et des symboles matériels. Comme être social, l’homme a besoin de signes et de symboles pour communiquer avec autrui, par le langage, par des gestes, par des actions. Il en est de même pour sa relation à Dieu. » (CEC 1146)

« Notre prière demande des gestes de notre corps »

L’Église catholique n’a pas de « rituels vides », privés de sens. Chaque geste a un sens et un but spécifique, conçus pour nous conduire à l’adoration de notre Créateur.  Le Cardinal Joseph Ratzinger (Benoît XVI) renforce cet enseignement dans son livre Dieu nous est proche, l’eucharistie au coeur de l’Église (Éd. Parole et Silence, 2005) en écrivant : « Notre religion, notre prière, demande des gestes de notre corps. Puisque le Seigneur, le Ressuscité, se donne lui-même dans son Corps, nous nous devons de répondre aussi avec notre âme et notre corps… toutes les possibilités spirituelles de notre corps sont inclues dans la célébration de l’Eucharistie : chanter, parler, garder le silence, s’asseoir, se lever, s’agenouiller. »

Alors comment devons-nous prier : debout, assis ou à genoux ?

S’agenouiller est souvent considéré dans l’Évangile comme un moyen pour supplier et adorer Dieu. Il est courant dans le Nouveau Testament qu’on s’agenouille après avoir fait un acte de foi « Je crois Seigneur », puis qu’on adore le Seigneur (Jn 9, 35-38). Dans d’autres passages, comme lors des récits de guérisons, la personne s’agenouillait en signe de supplication pour sa guérison. Dans l’Ancien Testament, Salomon s’agenouille lors de la dédicace du Temple (2 Ch 6, 13). Dans le livre L’Esprit de la Liturgie (Éd. Ad Solem, 2001), le Cardinal Joseph Ratzinger explique que « lorsqu’un homme s’agenouille, il s’abaisse, mais ses yeux regardent toujours vers le haut, comme lorsqu’il se tient debout, vers Celui qui se tient devant lui ».

Se tenir debout est aussi une position courante pour prier, que l’on retrouve à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Cette posture est perçue comme celle du « vainqueur » qui se tient debout, face à ses ennemis. Elle signifie aussi que l’on se tient prêt. De nombreuses mosaïques représentent ainsi les premiers chrétiens debout en prière, attendant le second avènement du Christ. À Pâques, ils prenaient leurs repas debout, prêts pour la venue du Seigneur.

Être assis pour prier est une pratique plus récente, que l’on retrouve évidemment à la Messe lors des lectures et pendant l’homélie. Dans ce contexte, être assis est une posture de recueillement et de méditation. C’est une position propice à l’écoute de la Parole de Dieu.

Pour résumer ces différentes manières de prier : on s’agenouille principalement lorsqu’on veut supplier ou adorer le Seigneur. On se tient debout comme signe de victoire. On s’assoit essentiellement pour favoriser le recueillement, la méditation et l’écoute.

La prochaine fois que vous prierez, dans le secret de votre chambre, souvenez-vous de ces diverses façons de vous recueillir, et faites-en bon usage pour refléter le type de prière que vous souhaitez exprimer à Dieu. Nous ne devons pas seulement prier avec notre âme, mais prier aussi avec notre corps, dans une merveilleuse symphonie de louanges.

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