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L’absentéisme au travail est-il une fatalité ?

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Agnès Pinard Legry - publié le 06/09/18

Pour la troisième année consécutive, le taux moyen d’absentéisme des salariés du privé a progressé pour atteindre 4,72% en 2017, soit 17,2 jours d’absence par an et par salarié, révèle le dernier baromètre du cabinet Ayming.

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Vieillissement de la population active, désintérêt pour son travail, insatisfaction quant à son environnement professionnel… Pour la troisième année consécutive, l’absentéisme en France dans le privé repart à la hausse avec un taux moyen de 4,72%, soit 17,2 jours d’absence par an et par salarié, révèle le dernier baromètre du cabinet de conseil Ayming.

17,2 jours d’absence par an et par salarié

Premier enseignement, le taux d’absentéisme le plus élevé (7%) s’observe chez les moins de 25 ans et les plus de 55 ans. Pour les moins de 25 ans, les absences sont essentiellement liées à un désengagement au poste. Ils découvrent « les réelles contraintes de leur métier », détaille le cabinet. « Le niveau d’attente et d’exigences dans leur rapport au travail est peut-être plus élevé que celui que proposent leur employeur et leur emploi. » Alors que les jeunes s’arrêtent moins longtemps qu’avant mais beaucoup plus souvent, les seniors s’arrêtent moins souvent… mais plus longtemps. 45% de leurs absences sont de longue durée (plus de 1 mois d’arrêt consécutif). En cause, l’apparition de nouveaux problèmes de santé (problèmes cardiaques, mal de dos…) liés au report de l’âge de la retraite.


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Deuxième enseignement, le taux d’absence varie également significativement d’un secteur à l’autre. Il est particulièrement élevé — et en augmentation — dans ceux de la santé (5,31% contre 5,04% en 2016) et du commerce (4,86% contre 4,30% en 2016), mais diminue dans les services (4,84% contre 5,48%). Les disparités sont également importantes par région : l’absentéisme est en forte hausse en Corse (6,99%), en Normandie (4,9%), dans le Grand-Est (5,06%) et en Occitanie (5,5%).

Comment enrayer la hausse ?

Les employeurs ont déjà compris qu’attirer les jeunes talents est un enjeu prioritaire, rappelle le baromètre. « Mais ils doivent aussi prendre conscience que les aînés sont tout aussi un sujet à intégrer dans une stratégie RH globale », indiquent-ils. « Les employeurs doivent miser sur une diversité générationnelle afin d’encaisser les transformations à venir où chacun a son rôle à jouer : les jeunes dans leur agilité, les ainés dans leur savoir-travailler… », explique ainsi Fabien Piazzon, l’un des auteurs de l’étude.

Concrètement, pour réduire le taux d’absentéisme de leurs salariés, les entreprises doivent d’abord gérer leur agilité professionnelle notamment sur l’évolution des métiers. Informer, expliquer et former ses salariés permet à ces derniers de mieux comprendre les exigences et, surtout, d’aborder sereinement leur avenir professionnel.




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Aux managers également à adapter le travail en fonction des particularités des salariés. « Pour les plus de 50 ans, la tendance sera à adapter les conditions physiques du travail : maîtriser les risques professionnels qui les exposent aux longues maladies ; accompagner le vieillissement physique au travail ; les impliquer dans le travail de demain (préservation des compétences, transfert de savoirs et formation des jeunes) », recommande le cabinet de conseil. « Pour les nouveaux arrivants, penser différemment le travail : leur motivation résidant dans l’autonomie au travail, l’employeur doit expliciter le sens, l’utilité et le contenu du travail ».

La clef : des salariés engagés et épanouis

« La performance sociale réside dans l’intelligence des employeurs à relever les défis que la société moderne nous inflige », résume Hervé Amar, président d’Ayming. « Des salariés engagés et épanouis par l’adaptation de leur travail à leur réalité sociétale seront toujours plus performants ».

Tags:
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