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Les ruines de la forteresse où Jean-Baptiste fut exécuté

MACHAERUS,JOHN THE BAPTIST,HEROD
Jeffrey Bruno | JTB | Aleteia
Les ruines du palais d'Hérode.
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De cette grande bâtisse en ruines, autrefois forteresse d'Hérode Antipas, il ne reste que quelques colonnes de marbre et des murs en pierres...

Dans la partie orientale de la mer Morte, à environ 24 km au sud-est de l’embouchure du Jourdain, se trouve une colline où s’élevait, autrefois, le palais fortifié de Macheronte ou Machaerus, en Jordanie.

Communément appelée al-mishnaqa, qui signifie « la potence », cette colline est connue pour avoir été le lieu d’exécution de Jean le Baptiste. Elle y accueillait la forteresse du roi Hérode le Grand, dont il ne reste plus aujourd’hui que des vestiges. Ce dernier avait fait construire, sur les ruines d’une forteresse plus ancienne, une résidence d’été luxueuse mais également défensive qui servait à se protéger de ses ennemis voisins, les Nabatéens. D’après l’historien Flavius Josèphe, Hérode « construisit un mur tout autour du sommet et fit ériger des tours à chaque coin, chacune mesurant 90 pieds de haut. Au centre de cette enceinte, il a fait construire un palais d’une beauté et d’une grandeur à couper le souffle. »

À sa mort, la forteresse revient à l’un de ses trois fils, Hérode Antipas. Après avoir épousé la Nabatéenne Phasaélis, il la répudie pour épouser Hériodiade, sa propre nièce et femme de son demi-frère, déjà mère d’une fille prénommée Salomé. Jean le Baptiste, qui prêche dans le Jourdain, dénonce ouvertement la vie conjugale d’Hérode Antipas. Craignant pour sa popularité, le roi arrête et emprisonne Jean le Baptiste dans sa forteresse. Mais Hérode, qui éprouve une certaine sympathie pour le prophète en raison de la profondeur de ses discours, se refuse à le condamner à mort. Mais Hérodiade, qui n’aime pas Jean le Baptiste, complote pour exécuter le prophète.

Quand vient l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade entre, danse en public et plait à Hérode. Aussi s’engage-t-il par serment à lui donner tout ce qu’elle désire. Elle répond, à l’instigation de sa mère : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste ». Le roi en est attristé ; mais à cause de son serment et des convives, il commande de la lui donner et envoie décapiter Jean dans sa prison. Sa tête est apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporte à sa mère. (Mt, 16, 17-28)

À la mort du d’Hérode, la forteresse devient propriété des Romains mais en 66, au commencement de la révolte juive, des rebelles en prennent possession. Après la chute de Jérusalem, en 70, le gouverneur de Judée, Lucilius Bassus attaque le château qui est détruit. Aujourd’hui, seuls quelques colonnes de marbre et des murs de pierres rappellent le glorieux passé de cette forteresse. Le long de la colline, de nombreuses petites grottes, que des ermites et des moines ont creusé dans le grès pour vivre une vie de prière, sont utilisées par les bergers qui y trouvent refuge. Gardienne d’un lointain passé, la colline silencieuse vit désormais au rythme du tintement des petites cloches qui résonnent au cou des chèvres.

Pour découvrir cette colline, cliquez sur le diaporama :

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