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Pourquoi fait-on un bénédicité avant de passer à table ?

PRAY
G-stockstudio / Shutterstock
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Issu de la tradition juive et monastique, le bénédicité est un temps privilégié de prière en famille qui se récite au début et à la fin du repas. Il permet de remercier Dieu pour les bienfaits qu’il nous offre.

L’étymologie latine du mot « bénédicité » signifie « bénissez » et « dire du bien », et exprime ainsi le sens de ce rituel. En effet, dans la tradition chrétienne, dire le bénédicité consiste à demander la bénédiction de Dieu par une prière avant de passer à table et à lui rendre grâce pour le remercier.

Bénir Dieu et rendre grâce

Dire le bénédicité est une manière de remercier ceux qui ont préparé le repas et qui ont permis de se réunir autour de la table pour le partager. C’est une marque de gratitude : « Par ce geste, on montre que l’on est conscient du fait que tout ne nous est pas dû  », explique le père Éric Millot, vicaire du diocèse de Dijon.

« On inaugure tout d’abord le repas en demandant la bénédiction de Dieu par une prière ou bien en chantant. Puis, à la fin de ce dernier, on fait ce que l’on appelle une action de grâce, pour remercier le Seigneur ». Cela peut être un chant, une prière utilisée lors des liturgies, ou encore la lecture d’un passage de la parole de Dieu.

La nourriture étant le fruit de la création, il convient de remercier Dieu de permettre à ses enfants de recevoir leur pain quotidien. « On ne peut oublier que c’est dans le cadre de la bénédiction juive du repas que Jésus institue l’Eucharistie et d’une certaine manière la transmet aux chrétiens pour que nous n’oublions pas que toute nourriture est don de Dieu», ajoute le père Éric Millot.

Un temps de prière et de partage en famille

Au fil des époques, le bénédicité fut plus ou moins pratiqué. « Les anciens n’auraient pas mangé sans faire un signe de croix », détaille le vicaire du diocèse de Dijon. « Aujourd’hui au sein des familles chrétiennes, il y a une redécouverte du bénédicité auquel sont particulièrement associés les enfants. Il existe par exemple des dés pour tirer au sort une prière et les enfants sont généralement très fiers de réciter cette prière. Il y a un aspect très ludique à cela et il est important pour la vie de famille de prier ensemble avant de manger ce que le Seigneur a sanctifié ».

En comparaison avec les repas quotidiens pris avec empressement, faute de temps, ou seul, se réunir en famille est un moment de partage essentiel. Prendre le temps de prier ensemble avant le repas apporte une dimension spirituelle à celui-ci. C’est également une manière d’éduquer les enfants en leur montrant que ne pas se jeter sur la nourriture relève du savoir vivre.

« Si le bénédicité est un vrai temps de prière », précise le Père Éric Millot, « il n’est pas pour autant formalisé par des règles strictes et on peut laisser libre court à son imagination pour demander la bénédiction de Dieu. Chacun est libre de remercier Dieu comme il l’entend, parfois même avec beaucoup d’humour, comme en témoignent certains chants Scouts », ajoute-t-il.

Compassion et charité

Le bénédicité chrétien témoigne aussi d’un esprit d’ouverture. Lors de cette prière, il faut garder une pensée pour les plus démunis et on peut en faire mention au cours de la prière. « Dans Corinthiens II, juste après le passage sur l’Eucharistie, Saint-Paul exprime un sentiment de honte à l’idée que certains font un banquet quand d’autres ont faim », rappelle le père Éric Millot. Faire le bénédicité permet donc d’avoir conscience de la chance qui nous est donnée de pouvoir manger.

Comme le décrit Jean-Joseph Gaume dans son ouvrage Le Bénédicité au XIXème siècle, autrefois, lors de fêtes religieuses, certains repas étaient pris juste après la messe, dans le narthex des églises, c’est-à-dire l’entrée. Au cours de ces repas, la coutume voulait que chacun apporte de quoi manger et partage son repas avec les plus pauvres. « Le repas chrétien est différent du ‘’repas tiré du sac’’, c’est un moment de convivialité, où personne n’est laissé de côté et qui se prête bien à la prière ».

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