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À Damas, le café « Sucette » recrute des trisomiques

Nadine Zelhof
À Damas, le café “Sucette” emploie trente jeunes trisomiques.
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Le 26 juin dernier, l’association Jouzour a lancé à Damas, en Syrie, le premier café du Moyen Orient à employer des jeunes porteurs de trisomie.

C’est une initiative qui va mettre du baume au cœur de nombreuses personnes et donnera peut-être des idées à certains. Créé par l’association Jouzour, le café « Sucette » a ouvert ses portes dans le plus grand parc de Damas, le parc Tichrine. Sa particularité : il emploie des jeunes atteints de trisomie.

« Jouzour est née en 2016 avec des volontaires à but purement humanitaire, pour traiter le cas des gens défavorisés, en marge de la société », détaille Khouloud, avocate et présidente du Conseil d’Administration de l’association. « Quand on a entendu parler du festival du parc Tichrine, cet immense espace vert de 33 hectares, on s’est dit qu’il y avait sûrement une place pour nous, pour pouvoir intégrer notre idée et la voir finalement réaliser ».

Des mois de préparation

Pour surmonter les nombreux obstacles à la naissance de ce projet, l’association a pu s’appuyer sur Saleh Alismail, directeur des programmes. « Ce résultat, qui peut sembler simple et évident aujourd’hui, nous a demandé des mois de préparation. Il fallait étudier le moindre détail. Et la moindre erreur aurait signé l’échec du projet », explique-t-il.

L’emplacement du café a été le premier point à résoudre. Il fallait qu’il soit facile d’accès, surtout pour les animateurs du soir. Car ici, comme dans la plupart des cafés damascènes, les soirées sont animées. L’animation est assurée par deux filles aveugles qui chantent et quatre handicapés qui jouent de la musique. S’il peut en amuser certains, le nom du café a été, quant à lui, relativement facile à choisir : « La sucette est une friandise colorée très appréciée des grands et des petits », souligne Saleh Alismail.

Nadine Zelhof
Le soir, l’animation est assurée par deux filles aveugles qui chantent et quatre handicapés qui jouent de la musique.

Une formation de six mois pour les jeunes employés

« Une formation préalable de six mois à la fois psychologique et éducative, avec un suivi assuré par des spécialistes, a été nécessaire pour nos 30 jeunes trisomiques », rappelle Saleh Alismail avec une pointe de fierté. « Au bout du compte, ils ont appris à prendre la commande, à la passer et à la servir de façon autonome, et par roulement, selon un créneau horaire souple pour ne pas les fatiguer ». Concrètement les jeunes, âgés de 18 à 30 ans, viennent travailler deux fois par semaine de 17h à 23h avec une pause toutes les deux heures. Ils sont accompagnés de leurs parents qui restent en retrait pendant la durée de leur service. Pour Rana, la mère d’Élias, jeune trisomique employé au café « Sucette », « son rêve est enfin réalisé ». « Je me sens soulagée de le voir intégrer la société comme une personne à part entière », sourit-elle avec douceur.

Des clients enthousiastes

« Nous avons commencé par sensibiliser le public via les réseaux sociaux pour qu’il s’approprie le concept et qu’il réalise combien ces jeunes handicapés sont tout autant capables qu’eux. Ils ont tellement à nous donner ! », affirme l’avocate de l’association. De la surprise à l’étonnement en passant par la curiosité, les sentiments sont partagés. Mais au moment de régler l’addition, c’est l’enthousiasme qui l’emporte. « Ce projet souligne à quel point la société syrienne forme une entité unique, avec ses similitudes et ses différences, sociales, intellectuelles et mentales », résume Khouloud. « Il a fait naître une certaine compassion, une amitié et une transparence dans les relations des uns avec les autres. Une nouvelle image est née envers ces gens au cœur d’or ».

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