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Quatre idées de road trip cathos

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Vous souhaitez partir marcher en août pour vos vacances mais vous n’avez pas l'ombre d'une idée de destination ? Aleteia vous propose une sélection de randonnées alliant marche et spiritualité. Prêt à enfiler vos chaussures et à mettre votre sac sur le dos ?

Marcher, sortir de son quotidien, être dépaysé, partir à la rencontre de l’inconnu et redécouvrir toute la beauté et l’utilité de ce que les hommes appellent les pieds, c’est le challenge que relèvent chaque été des milliers de personnes. Si les road trip et randonnées font partie de ces aventures qui forment l’âme et le cœur, le pèlerinage a une valeur ajoutée. Marcher pour le Christ, c’est partir à sa rencontre. Écrit par Guy Barrey, le livre Pèlerinages de France propose au lecteur de partir à la découverte des régions françaises à travers les lieux saints qu’elles abritent. Il n’est parfois pas nécessaire de partir loin pour être touché par la grâce ! Aleteia a sélectionné trois road trip français qui permettent de goûter à la beauté des régions de l’Hexagone, ainsi qu’un bonus à l’international pour les plus courageux. À chaque étape, un sanctuaire, un lieu d’apparition marial ou une église marquante. En avant !

En Bretagne, un pèlerinage de 157 kilomètres

– Notre-Dame de Rocamadour à Camaret-Sur-Mer (Finistère)

Cette chapelle fut construite entre 1610 et 1683 sur les bases d’une ancienne chapelle datant de 1183. Souhaitant établir une escale pour tous les pèlerins qui revenaient du grand sanctuaire marial Notre-Dame de Rocamadour, dans le Lot, un abbé y construisit cette chapelle. Une halte bienvenue pour le cœur et l’esprit. La tradition raconte que les marins y confient leurs voyages à la Vierge Marie car de nombreux miracles auraient été accomplis.

– Notre-Dame de Rumengol

Avant la construction de cette jolie église finistérienne (située dans la commune du Faou), des festivités se déroulaient dans ce lieu, mais uniquement autour de rites païens. Au Ve siècle, le Roi Gradlon se rend à l’abbaye de Landévennec en compagnie de saint Guénolé. Sur le trajet, la tristesse l’envahit quand il aperçoit qu’une fumée se dégage du vallon du Faou, provoquée par un sacrifice païen. Il se promet alors de faire ériger là-bas une église catholique dédiée à la Trinité. Aujourd’hui, ce lieu rassemble de nombreux pèlerins.

– Notre-Dame-du-Très-Saint-Rosaire à Kerizinen

Entre 1938 et 1968, la Sainte Vierge Marie et Jésus seraient apparus 71 fois à Jeanne-Louis Romonet, une jeune paysanne âgée de 28 ans. Grâce aux notes qu’elle prenait sur un petit cahier, nous connaissons les messages qu’ils lui ont adressé : redoubler de prières et méditer le rosaire. L’Église catholique ne reconnaît pas le caractère surnaturel des « évènements » de Kérizinen, ni l’authenticité des « messages ». Kérizinen n’est donc pas un lieu de pèlerinage reconnu par l’évêque de Quimper et Léon. La célébration du culte public et en particulier de l’eucharistie n’y est pas autorisée. Ceci étant rappelé, « Mgr Dognin se réjouit que la Vierge Marie soit priée dans l’ensemble du diocèse. Et il encourage les fidèles à le faire dans les nombreux sanctuaires mariaux reconnus par l’Église, comme par exemple à la basilique Notre-Dame du Folgoët », rappelle le diocèse. Voyez donc cette étape surtout comme une occasion de reposer vos pieds fatigués et de profiter des charmants paysages bretons.

– Notre-Dame-de-la-Clarté à Perros Guirec

Nous sommes au XVe siècle. Alors qu’ils se déplacent en bateau, le seigneur de Barac’h et ses compagnons paniquent. En effet, un brouillard très épais rend la visibilité impossible. Sans un changement des conditions climatiques, leur mort est assurée. À genoux, les yeux levés vers le ciel, tous prient la Vierge Marie, lui promettant de construire une chapelle en son honneur si la brume se dissipe. Le miracle accompli, le seigneur de Barac’h tient sa promesse et élève une chapelle en l’honneur de Notre-Dame de la Clarté. Quelques siècles plus tard, en 1944, le brouillard devient un allié. Quand les Allemands prévoient de bombarder la ville, une brume dense couvre la ville durant trois jours. Les Allemands se trouvent alors dans l’impossibilité de détruire la ville et la chapelle. Ils se rendent le quatrième jour.

Du côté de l’Alsace, dans le Grand Est, un pèlerinage de 144 kilomètres

– Notre-Dame-des-Sept-Douleurs du Bishenberg

Même si les dates ne sont pas précises, l’on sait que ce couvent existe au moins depuis le XVIe siècle. Il est classé monument historique depuis 1965  et de nombreux pèlerinages sont organisés dans ce lieu. Dans la chapelle, les pèlerins aiment vénérer une statue de la piéta. Cette image poignante d’une mère portant le corps sans vie de son fils est un appel à la dévotion à Notre-Dame des Sept Douleurs.

– Sainte Odile au mont Sainte-Odile

Un manteau de verdure embrasse ce magnifique lieu situé à 753 mètres d’altitude. Mais l’histoire vaut l’effort. À sa naissance, sainte Odile est aveugle et chétive. Son père, qui souhaitait avoir un garçon, éprouve honte et dégoût en face de ce petit bébé insignifiant qu’il préférerait voir disparaître. Heureusement, la maman de l’enfant réussit à la confier à une nourrice. À 12 ans, Odile reçoit le baptême et recouvre la vue. De nombreuses péripéties jalonnent sa vie, comme le décès brutal de son frère, tué par son père dans un excès de rage. Plus tard, son père veut la marier, mais Dieu semble être le seul époux qu’elle accepte. Elle finit par fonder deux monastères dans lesquels elle accueille des infirmes. De nombreuses femmes la rejoignent pour partager une vie de prière et de charité.

– Notre-Dame de Dusenbach

Ce lieu, au milieu de la nature sauvage, est parfait pour venir se ressourcer et prier. Depuis des temps ancestraux, de nombreux ermites se réfugient dans ce havre de paix. On y vient en pèlerinage depuis 1204. Cette année-là, un seigneur des lieux rapporte une statue de la Vierge de croisade et la confie à un ermite. Une première chapelle est construite, suivie de deux autres. Au cours de l’histoire, elle subissent de multiples dégâts, mais sont toujours restaurées, comme si elles étaient sous la protection de la Vierge Marie !

– Notre-Dame des Trois-Épis

Notre-Dame des Trois-Épis est le seul lieu d’apparition mariale d’Alsace. Il est même l’un des plus anciens au monde reconnus par l’Église catholique. En effet, le 3 mai 1491, la Sainte Vierge apparaît à un forgeron. Dans sa main délicate, elle tient trois épis et un glaçon. Au jeune forgeron, ébahi par tant de beauté, elle demande la conversion des pécheurs du village. En récompense, les récoltes seront abondantes. Pour honorer cette apparition, une chapelle est construite en 1493.

– Notre-Dame de Thierenbach

Au pied du Vieil Armand et du Grand Ballon, ce haut lieu a été fondé par des moines bénédictins d’Irlande. Les premiers pèlerinages mariaux qui y conduisent datent du VIIIe siècle. En 1125, un jeune noble est guéri. Depuis, de nombreux ex-voto sont offerts à la Sainte Vierge pour la remercier des miracles qu’on lui attribue. L’église actuelle de style baroque a été construite en 1723 et érigée en basilique mineure par Pie XI en 1936.

Du côté de l’Occitanie, un pèlerinage de 296 kilomètres

– Sainte-Baume de Lirac

Haut lieu de pèlerinage dans le Gard, Sainte-Baume de Lirac est connu pour avoir abrité de nombreux ermites entre 1647 et 1905. À la suite d’un violent orage, Joseph Queyranne se réfugie dans cette grotte, un 14 juillet 1647. La lumière des éclairs illumine une statue de la Vierge Marie portant l’Enfant-Jésus. Guéri de ses crises d’épilepsie, il fait le vœu de devenir ermite à la Sainte-Baume.

– Saint-Gilles-du-Gard

Fondé au VIIe siècle par saint Gilles, le monastère dédié dans un premier temps à saint Pierre et saint Paul est l’un des plus importants lieux de pèlerinages de l’époque médiévale. Au carrefour des chemins de Compostelle, Rome et Jérusalem, Saint-Gilles devient le quatrième sanctuaire de la chrétienté au XIe siècle, attirant pèlerins et croisés vers le tombeau du saint ermite. Si le tombeau de saint Gilles est désormais abrité dans la crypte de la basilique, au centre du chœur trône le buste du pape Clément IV, évêque de Rome de 1265 à 1268 et natif de… Saint-Gilles du Gard.

– Notre-Dame-Du-Dimanche à Saint Bauzille de la Sylve

Dans le département voisin de l’Hérault, à Saint-Bauzille de la Sylve, on fête chaque 8 juin l’apparition de la Vierge Marie à Auguste Arnaud, jeune vigneron de 30 ans. En 1873, alors qu’il cultivait sa vigne un dimanche de la fête de la Sainte-Trinité, une douce lumière l’enveloppe. La Vierge lui apparaît à nouveau un mois plus tard, lui rappelant qu’il « ne faut pas travailler le dimanche » et l’invitant Auguste Arnaud à se rendre en pèlerinage à Notre-Dame de Gignac. Le 8 février 1936, âgé de 92 ans, l’ancien vigneron rend l’âme après avoir reçu l’extrême-onction et fredonné « J’irai la voir un jour ». Une chapelle a vu le jour sur le lieu des apparitions, devenu un centre de pèlerinage.

– Notre-Dame-de-Marceille à Limoux

Dans l’Aude, selon la tradition, Notre-Dame-de-Marceille est vénérée depuis qu’un laboureur a découvert enfouie dans la terre une statue de la Vierge Marie portant l’Enfant-Jésus. Par trois fois, le laboureur rapporte la statue chez lui. Par trois fois, on la découvre à nouveau au même endroit. Pour honorer ces événements, une chapelle romane est construite en 1380. La Vierge de Limoux est couronnée en 1862 et l’église est élevée par le pape Pie X au rang de basilique mineure en 1912.

– Saint Dominique à Fanjeaux

Dans ce village audois, on honore particulièrement saint Dominique, fondateur de l’ordre des Frères Prêcheurs en 1215. Notre-Dame du Rosaire lui apparaît en 1208 à Prouilhe, près de Carcassonne. Son ordre se consacre alors à faire connaître le Saint Rosaire pour la conversion des pécheurs.

Dans le Centre-Val de Loire, un pèlerinage de 206 kilomètres

– Notre-Dame-de-Bethléem à Ferrières en gâtinais

Près de Montargis, ce sanctuaire du Ve siècle a pour origine l’apparition de l’Enfant-Jésus, de la Vierge Marie et de saint Joseph à trois moines la veille de Noël. L’un des trois s’est écrié devant ce miracle : « C’est ici un nouveau Bethléem ! ». Haut lieu de pèlerinage, la chapelle est détruite par les Huns d’Attila puis reconstruite sous l’impulsion de Clovis. En 1163, le pape Alexandre III consacre une basilique dédiée aux apôtres Pierre et Paul. Au XIXe siècle, après avoir été vendue comme bien national, l’abbaye est entièrement détruite. Il ne reste aujourd’hui que les deux sanctuaires.

– Notre-Dame-Des-Miracles à Orléans

Ce sanctuaire est apparu au Ve siècle lorsque des Syriens viennent s’installer à l’ouest d’Orléans pour vénérer Notre-Dame des Miracles. Le 29 avril 1429, alors que la ville est assiégée par les Anglais, Jeanne d’Arc elle-même parvient à entrer dans la ville et à atteindre le lieu de culte pour prier Notre-Dame des Miracles. Le 8 mai 1429, lors de la libération d’Orléans, elle retourne rendre grâce auprès de la Vierge. La statue en pierre de Notre-Dame des Miracles survit aux bombardements du 17 et 18 juin 1940.

– Notre-Dame-Des-Enfants à Châteauneuf-sur-Cher

Notre-Dame-des-Enfants est réputée pour avoir protégé les habitants de Châteauneuf-sur-Cher par deux fois. Alors que des bandits sèment la terreur dans la région, les habitants, très croyants, demandent la protection de la Vierge Marie. En 1183 les brigands sont chassés. Des siècles plus tard, en 1654, les habitants échappent à l’épidémie de peste.

Angleterre – Italie, un pèlerinage international

Le pèlerinage bonus pour ceux qui ont du temps… et du courage ! Ici, il ne s’agit pas d’une région à traverser, mais de trois pays. Une courte distance de…1 692 kilomètres.

En 990 l’archevêque de Canterbury, Sigéric, se rend à Rome à pied pour recevoir le pallium. Comme pour faciliter d’ores et déjà le pèlerinage, l’archevêque note scrupuleusement les 79 villes et villages qu’il traverse avant d’arriver à Rome. 24 sont en France, 7 en Suisse et 48 en Italie. Un beau périple, de beaux paysages et un pèlerinage qui change de Saint-Jacques de Compostelle. De plus, le chemin est balisé par un pèlerin jaune portant un sac à dos.

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