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Vers des cours de récréation plus vertes ?

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Dans le cadre du Plan Climat, les cours de récréations de Paris commencent à se mettre au vert, afin d’anticiper le réchauffement climatique, confirmé par une étude Météo France publiée le 8 juin dernier. Une occasion de reconnecter les petits parisiens avec un bout de nature.

À l’instar des « îlots de fraîcheur » aménagés dans certaines villes canadiennes et anglaises, la mairie de Paris a démarré mi-juillet des travaux pour verdir trois cours d’école dans les XIIe, XVIIIe et XXe arrondissements de la capitale. L’objectif premier, qui s’inscrit dans le Plan Climat, est de s’adapter aux futures fortes chaleurs liées au dérèglement climatique. Il fait écho à une étude récente de Météo France, selon laquelle la température estivale pourrait grimper de 4 °C d’ici la fin du siècle, sans politique climatique.

Anticiper le dérèglement climatique

Les aménagements consistent à retirer une partie du bitume présent dans les cours de récréation parisiennes, pour y laisser pousser de la pelouse. Les autres nouveautés résident dans des murs végétalisés, des brumisateurs et des fontaines à eau, des potagers… La pose de nouveaux enrobés poreux et évapo-transpirants sera aussi expérimentée.

« Notre motivation, c’est de faire émerger des îlots de fraîcheur urbains, confie Célia Blauel, adjointe en charge de l’environnement à la mairie de Paris. Car on constate que l’été, le bitume absorbe la chaleur en journée et la restitue pendant la nuit ce qui empêche la ville de se rafraîchir. » La Ville prévoit même qu’en cas de canicule, les écoles soient ouvertes en dehors du temps scolaire pour se transformer en « oasis de fraîcheur », quand la ville sera en surchauffe. Ces initiatives, encore en phase de test, présentent un coût élevé. Ainsi, pour l’école Daumesnil, le budget atteint les 250 000 euros.

Donner un cadre naturel aux enfants

Outre un souci d’ordre climatique, mettre au vert les cours de récréation est aussi le moyen d’accueillir les écoliers dans un cadre plus naturel et verdoyant que le triste bitume. Une occasion pour les reconnecter avec un bout de nature. Céline Alvarez, dans son livre Les lois naturelles de l’enfant, déplorait le fait que les enfants d’aujourd’hui sont particulièrement déconnectés de la nature. Or, selon l’institutrice, il est indispensable qu’ils intègrent, dès leur plus jeune âge, les règles fondamentales du vivant, de la nature, pour pouvoir devenir ensuite des adultes respectueux de l’environnement.

Une salle de classe est un environnement bien pauvre par rapport à la richesse du monde réel. Les enfants veulent jouer dans la nature, faire des plantations, s’occuper d’animaux… « De l’herbe, des arbres fruitiers, des fleurs, des animaux devraient remplacer le béton des cours d’école », exhortait-elle. Les enfants pourraient ainsi apprendre une quantité de chose sur la nature, en plantant des graines, en observant les pousses et en soignant les plantes. Serait-ce le début d’une révolution verte ?

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