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L’affaire Benalla est terminée

ALEXANDRE BENALLA
Thomas SAMSON I AFP
Alexandre Benalla.
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Le grand mérite de l’affaire de l’été, c’est qu’elle n’en est pas une. La leçon à en tirer ? Un peu d’humilité pour tous…

Nous avions tous envie de savourer en paix cette coupe du monde, d’éprouver sans honte un moment de bonheur national. Il aura suffi d’un psychodrame parfaitement imprévu pour, en quelques jours, nous faire vieillir de six mois. M’bappé, Griezmann, Deschamps, c’était l’ancien monde. C’était avant.

Emballement médiatique

Avant quoi ? Avant que nous apprenions qu’un obscur chargé de mission un peu mégalomane (quel cabinet, quel ministre, peut jurer qu’il n’en héberge aucun ?) ait cru intelligent de se déguiser en flic pour aller, avec un zèle touchant par sa naïveté même, donner un coup de main aux forces de l’ordre qui n’en demandaient pas.

Les médias ne parlent que que de ça. Le Parlement est aux alarmes. L’Élysée est sonné. Le ministre de l’Intérieur déraille. Le Président lui même, blessé dans sa fonction et — plus douloureux encore — dans son amour propre, se laisse aller à des phrases malencontreuses. On nous explique, parfois brillamment (quand c’est Philippe Bas) et parfois confusément (quand c’est à l’Assemblée), que la République est ébranlée.

Histoire de « cornecul »

Mais ce n’est pas vrai. L’affaire Benalla est déjà finie, faute de consistance. La sur-réaction qu’elle a provoqué est en train de lui rendre son vrai statut, celle d’une simple histoire de « cornecul », quelque chose d’un peu en dessous du fait divers. Le microcosme en parle encore, mais les gens ordinaires sont passés à autre chose. La scène finale est déjà programmée par l’opposition qui a déposé une motion de censure. Rejetée la motion, il faudra bien passer à autre chose.

Cette péripétie malencontreuse, transformée en affaire d’État parce que le Président de la République avait trop fait la leçon à tout le monde, sera, dans peu de jours, redevenue une péripétie. Car les Français n’aiment pas le désordre. Ils n’aiment pas les manifestants qui lancent des cendriers sur les CRS.

Quand cette affaire sera du passé, c’est-à-dire la semaine prochaine, il en restera, espérons-le, un peu plus d’humilité au sommet de l’État, un peu plus d’ardeur combative au Parlement, et un peu moins de sottises programmées. Rêvons : peut être, même, renoncera-t-on à tripoter notre Constitution.

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