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Le plus vieil enfant de chœur du monde est décédé, il avait 103 ans

PETER REILLY
Peter Reilly reçoit la médaille Benemerenti en 2009 de la part de Benoît XVI
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Servant d’autel dans une petite paroisse écossaise depuis 1924, Peter Reilly s’est éteint paisiblement à l’âge de 103 ans.

Le plus vieux servant d’autel a été enterré lundi 23 juillet auprès de ses parents au cimetière d’Ardrossan (Royaume-Uni). Pendant 91 ans, il avait servi la messe quotidienne à la paroisse St Mary de Saltcoats, assistant les 30 prêtres qui s’y sont succédés. C’est vrai que les années l’avaient « un peu ralenti », comme il le confessait en 2015 au Scottish Daily Mail. À tel point qu’à 100 ans, il avait été contraint de lever le pied.

Ce qui ne l’a pas empêché d’être décoré pour son centième anniversaire, en 2015, dans l’Ordre de l’Empire britannique, médaille décernée pour un service civil ou militaire méritoire digne d’être reconnu par la Couronne. Peter Reilly avait également reçu un message de bénédiction de la part du pape François. Lors de la messe anniversaire de ses bons et loyaux services, un huissier du livre Guinness des records était présent pour certifier le record de Peter.

Cette vocation d’enfant de chœur remonte à 1924. Cette année-là, le père Rooney rend visite à la famille Reilly. Il demande au petit Peter s’il souhaite devenir enfant de chœur. « Depuis, je ne crois pas avoir manqué la messe un seul jour de ma vie » avait-il confié. Par la suite, il mène une vie très simple. Il ne se marie pas, préférant aider sa sœur qui aura huit enfants. Pour eux comme pour beaucoup de paroissiens, il sera « l’oncle Peter ». Selon lui, sa longévité tenait à trois choses : « Mangez sainement, dites vos prières, et soyez modéré en toute chose ! »

Un infatigable philanthrope

Une vie simple, mais bien remplie tout de même. À 11 ans, il apprend à conduire le camion de son père, qui travaille dans l’importation de beurre et d’œufs. Il continuera sa carrière dans l’entreprise de son père jusqu’à la retraite.

Outre ses œuvres philanthropiques, il partait régulièrement en pèlerinage à Rome et à Turin pour se recueillir devant le Saint-Suaire. Il suivait encore récemment des cours de français afin de préparer à un futur pèlerinage à Lourdes. Étant né un 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes, il avait pour elle une grande dévotion. Célibataire, au service de l’Église depuis tant d’années, n’aurait-il pas voulu être prêtre ? « J’y ai pensé, avouait-il, mais je ne crois pas que j’en aurais été capable. De toute façon, je suis content de la vie que j’ai menée. »