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En camping-car ou sur la plage, prendre soin de nos aînés durant l’été

© Les petits frères des Pauvres
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Pour nombre de personnes âgées, été rime avec solitude. Les petits frères des Pauvres ont mis en place un certain nombre d'activités pour lutter contre cette cruelle réalité.

Pour bien des Français, l’été est synonyme de douce oisiveté, lectures à loisir, sorbets fruités et excursions en tous genres. Mais pour de nombreux seniors, la période estivale est synonyme de solitude renforcée. En France, les personnes de 60 ans ou plus représentent plus d’un quart de la population. Parmi elles, environ 10% ont plus de 75 ans.

Des séjours aux quatre coins de l’Hexagone

Philippe Wypych, coordinateur national vacances chez les petits frères des Pauvres, explique que pendant l’été, commerçants et voisins s’en vont. C’est donc précisément à ce moment-là que l’isolement se renforce. La phase estivale et le temps de Noël sont en effet les deux moments où la solitude se ressent avec le plus d’acuité. « La norme sociale, c’est de partir en vacances », continue-t-il. « Quand on n’est pas dans la norme, on se sent anormal ». C’est pour cela que l’association intensifie ses propositions à cette période : visites hebdomadaires renforcées, écoute téléphonique, séjours vacances… Passer un petit coup de fil, envoyer une carte postale, se rendre disponible pour un séjour… Autant de gestes qui peuvent avoir un fort impact sur les personnes esseulées. « Recevoir une carte permet de se dire “j’existe aux yeux des autres” », insiste Philippe Wypych.

© Les petits frères des Pauvres

L’association possède ses propres maisons de vacances aux quatre coins de l’Hexagone : Cabourg, La Seyne-sur-Mer, Cassel… Les destinations sont nombreuses. Du 1er juin au 30 septembre, tous les lieux de villégiature de l’organisation sont occupés. « Pendant l’été, nous avons beaucoup plus de bénévoles jeunes », ajoute-t-il. Partager son temps, n’est-ce pas une façon de donner du sens à ses vacances et de vivre des moments forts ?

Le principe des séjours vacances est simple. Des groupes de 15 à 30 personnes sont constitués et partent dans un lieu donné. Sur place, une vie de famille s’installe et chacun contribue comme il peut aux tâches de la maison. En 2017, ce sont quelque 2.350 personnes qui ont participé à des séjours collectifs dans toute la France pendant l’été. Philippe Wypych se souvient de Marthe, 98 ans, originaire de Bretagne et habitant la région parisienne. Lors d’un séjour à Gruissan (Aude), elle a trempé ses pieds dans l’eau pour la première fois depuis des années. Ou encore d’André, en fin de vie, dégustant une glace sur la plage, avant de s’éteindre deux jours après son retour.

En Auvergne, un camping-car aménagé

© Les petits frères des Pauvres

En Auvergne, les équipes des petits frères des pauvres ont choisi de venir en aide aux personnes isolées… en camping-car aménagé. La « Baraque à Frat’ » se déplace de village en village dans la région et va à la rencontre de ceux qui ne peuvent se déplacer, à l’instar des commerçants ambulants. Les personnes isolées n’ont pas forcément de lieu où se retrouver et vivent souvent recluses chez elles. Avec son auvent extérieur et son parasol, la « Baraque à Frat’ » a justement pour vocation de les rassembler pour un temps convivial et de les aider à recréer des liens sociaux. Une table et quelques chaises et le tour est joué. Ici, point d’autre négoce que celui de la relation. Bingo, elle est gratuite. « Librement inspirée de la baraque à frites de nos amis belges, notre “baraque à Frat’” va, elle aussi, apporter animation, accueil chaleureux et moments conviviaux », explique Alexandra, une bénévole.

Toutes ces initiatives ont vocation à se déployer pour combattre isolement et précarité. Pourquoi ne pas s’inspirer de ces propositions et profiter de ce temps de relâche pour envoyer une carte postale à la voisine âgée ou appeler cette vieille tante absente aux réunions de famille ? Car dans toute personne, nul doute, il y a un trésor un découvrir.

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