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Saint Dominique, ou comment prier avec son corps

Fabrice CATERINI-INEDIZ I CIRIC
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Fondateur des Frères prêcheurs, Dominique de Guzman a marqué ses contemporains par son inlassable quête de Dieu. Même s’il priait le plus souvent « dans le secret », conformément aux conseils de Jésus, il fut observé par ses frères dans de diverses attitudes de prière. Redécouvrons-le avec la communauté de prière sur Hozana.

Aujourd’hui, « Les neuf manières de prier de saint Dominique » restent un incontournable de la spiritualité dominicaine. Une communauté de prière Hozana permet actuellement en neuf jours de redécouvrir chacune de ces attitudes et leurs significations.

Pour le père Henri Favelin, Frère prêcheur dans la tradition de saint Dominique, cette attitude de dévotion fait partie du quotidien : « ces manières de prier sont affichées dans notre dormitorium (le lieu où se trouvent les cellules des frères, ndlr.). Bien sûr, on s’en inspire. Cela dit, certaines sont mêmes prescrites : le prêtre par exemple prie toujours les bras en croix après l’offertoire ».

Une prière incarnée

Même si elles sont parfois adoptées de façon mécanique, ces « positions » sont avant tout le reflet corporel d’une attitude intérieure, une incarnation de la prière : « en priant avec son corps, Dominique incarne sa prière et réalise concrètement ce qui se passe dans son âme » souligne le père Favelin. Ainsi, cette forme de prière permet de redéfinir sa relation à son corps, être son corps plutôt qu’avoir son corps, mais aussi, et surtout,de chercher à unifier sa personne dans la recherche de l’union à Dieu.

Sur la relation entre Dieu, l’âme, et le corps, le Dominicain est formel : « toute âme est marquée du désir d’union à Dieu. La prière permet d’entrer en relation avec lui. C’est une relation initiée par l’âme mais qui implique toute notre personne. C’est pourquoi la prière incarnée par les positions est avant tout spontanée, elle résulte d’une recherche, mais pas d’un calcul. Ce que les Dominicains qui observaient leur père fondateur en secret avaient bien réalisé. »

Ardents philosophes, les dominicains étayent cette conception de la prière par  de solides arguments théologiques et philosophiques, le dualisme âme-corps étant un principe aristotélicien avant d’être chrétien. Connaître les mouvements de l’âme ne relève donc pas de l’expérience sensible. Cependant, le corps peut se faire le support de ces mouvements et exprimer la relation amoureuse à Dieu.

Se « laisser aller » dans la prière

En somme, chacun est invité à redécouvrir la prière par le corps. Pour le père Favelin, cela ne peut qu’enrichir la vie de prière : « l’exemple de Marie-Madeleine, qui se jette aux pieds de Jésus, les couvre de larme, les baigne de parfum et les essuie avec ses cheveux est l’exemple le plus marquant de prière corporelle. Certains croyant sont plus démonstratifs dans la prière que d’autres – ils suffit de penser aux groupes charismatiques pour s’en convaincre. Mais prier avec son corps est une façon de se « laisser aller » dans la prière, et on a tout à y gagner ! »

Découvrez la neuvaine proposée au sujet de Saint Dominique par une communauté de prière sur Hozana.

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